Le Ventus 2cx de 6m comme baptême GPR

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…à Patrice et aux Alains du club…

Salut les amoureux du vol silencieux,

Un rapport de vol particulier cette fois-ci puisqu’il s’agit du flytest de mon premier GPR. « GPR » pour Grand Planeur Radiocommandé.
Et le GPR, c’est une catégorie à part dans le modélisme planeur puisqu’il consacre ses pratiquants comme un adoubement religieux. Une sorte d’intronisation tacite à la confrérie restreinte qui parcoure le continent entre réunions et meetings dédiés. (photo Alain Dubau)

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Pour moi qui suis parti de débuts plutôt chaotiques, l’accès à ces modèles géants, pures maquettes aux vols hyperréalistes, n’était envisageable que par procuration alors que je rêvais en parcourant les rassemblements de passionnés qui exposaient leurs machines. (photo Alain Dubau)

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Bien sur, mon Alpina de 4m est déjà d’une taille conséquente et me ravi par son vol mais à l’échelle des plus petits GPR, il ferait office de presque nain. Mon DG600, pourtant d’aspect semi-maquette en 3,60 mètres, serait sans doute moqué pour se fondre dans la file d’attente du remorquage au milieu des monstres du double de son envergure.
C’est surement au nom de la sélection naturelle qu’il aura participé au financement de son remplaçant XXL en partant vers les falaises de Normandie, aux commandes de son nouvel acquéreur.

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Une des pointure de la bande itinérante des méga planeurs, avait répondu à mes investigations en m’orientant vers Cédric qui vendait un ventus 2cx de HF Models. La machine était réputée et son vendeur tout autant. Renforcé par ma confiance en Pascal, je n’ai pas tardé à prendre contact pour clore l’affaire.

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Lors d’une brève rencontre à mi chemin entre Montpellier et Gap, j’ai pu prendre livraison de mon planeur hors norme. « Hors norme », je l’ai bien senti en ouvrant le haillon de la 207 pour trouver le moyen de charger confortablement les 6 mètres d’envergure, même en quatre parties.
Avant de valider la possibilité d’un tel achat, j’avais demandé à Cédric les mensurations de l’engin pour tester ma capacité de chargement avec des planches aux même cotes. Pas de chausse pied disponible mais une expérience éprouvée des Lego de mon enfance qui auront permis de caser l’ensemble dans un relatif confort.
Ce qui ne m’a pas empêché de réinstaller au mieux le bébé en plusieurs arrêts sur le chemin.
Plusieurs arrêts dont l’un d’eux s’est fait dans la famille de Robin qui m’a forcé à un détour sur le trajet pour lui montrer l’objet. C’est là que pour la première fois j’ai eu l’occasion de monter entièrement le planeur pour l’inspecter et prendre une série de photos. Merci d’ailleurs au grand-père de mon copain, journaliste de métier et qui a su saisir les premiers clichés mis en scène, d’un œil avisé.

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De retour à l’atelier, le Ventus a tout de suite trouvé sa place sur un chevalet entre mousse et protections plastiques. Paré pour sa préparation au flytest. Programmation, mesures de débattements, centrage. Tout y est passé avec une minutie encore plus poussée qu’à l’accoutumée, en suivant les valeurs communiquées par les experts.

LesExperts

D’ailleurs, la programmation complexe de l’oiseau aux multiples commandes m’aura permit d’apprendre les subtilités qu’offre cette nouvelle radio que je ne maîtrisais pas dans ses retranchements. Et c’est ce qui m’a rendu d’autant plus fier lorsque j’ai annoncé aux copains que le planeur dont j’avais tant parlé était prêt pour son premier vol avec le remorqueur de Patrice, seul avion du club suffisamment puissant pour tracter les 13 kg du GPR.

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Rendez-vous pris avec Patrice et Alain pour un premier vol en petit comité le samedi matin à 10h00 puisqu’une fenêtre météo s’annonçait propice.
Comme à mon habitude, tout était prêt à partir la veille au soir pour être certain de ne rien oublier. La nuit n’a d’ailleurs pas vraiment été reposante, entre check list, visualisation de vol, pseudo calculs des distances d’approche, de taux de montée, de ligne de vol ou de précision des trajectoires.
Résultat, j’étais debout à 6 heures du matin pour revisionner les vidéos de vol trouvées sur internet. J’alternais entre inquiétude légitime d’un pilotage inconnu de planeur incomparable à ceux que j’avais eu et détente programmée en me persuadant qu’il ne s’agissait de rien d’autre qu’un « grand Alpina ». Au point même de m’imaginer le faire voltiger dans le meilleur des cas.

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Je fixais l’horloge qui annoncerait l’heure du départ mais n’y tenant plus, j’ai pris la route en avance, justifiant ce départ précipité par des arguments que j’étais le seul à trouver valables : « je préfère rouler doucement pour ne pas risquer d’abîmer le Ventus, j’aurais plus de temps pour bien le monter en attendant l’arrivée de Patrice et Alain, ça me détendra avant le vol,… ». Vous voyez le genre, quoi.

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Sur la route, je vois ce ciel bleu sans nuages qui facilitera la visibilité du vol. Le vent semble juste léger, suffisant pour porter l’ascension du remorquage et faciliter un atterrissage à moindre allonge.

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Vent_léger

Bien que matinal, il y a déjà quelqu’un sur le terrain qui teste un moteur thermique. Cela fait tellement longtemps qu’il n’y a pas eu de telle fenêtre de vol que nous risquons de voir notre « petit comité » s’étendre très vite.

La chose se confirme quand arrivent les voitures sur le parking alors que je termine de monter le planeur. Sur le large espace herbeux, les grands 6 mètres du planeur semblent communs et même petits. Plus petits en tout cas que l’image exagérée qui hantait mon imagination trop fertile en projections catastrophistes.

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Quelques échanges sur ma nouvelle acquisition avec les copains qui arrivent pour m’encourager et voilà qu’arrivent le remorqueur et son pilote. Pendant qu’il finalise le montage et fignole les réglages moteur, j’installe la balancine que je viens d’acheter chez Silence model. Un objet tout nouveau pour moi et qui évitera quelques maux de dos pour déplacer l’engin, l’accessoire typique du GPRiste, qui trouvera sa place à la ceinture quand il n’est pas en fonction sur l’aile d’un planeur.

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On se retrouve alors à tirer son modèle en laisse comme pour déjà faire sentir au modèle la hiérarchie à instaurer entre le pilote et le piloté.

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Pendant que Alain S. installe le Bidule de 3 mètres sur la piste, je positionne le Ventus aligné pour arrimer le câble de liaison, véritable cordon ombilical entre tracteur et tracté qui les rend interdépendants et solidaires. C’est là aussi une des particularités du remorquage qui le rend si convivial. Les deux pilotes de l’attelage naviguent de concert pour mener à bien une manœuvre commune. Un travail d’équipe dont chacun ressort satisfait d’une mission menée à bien. Un vrai échange de complicité indispensable à l’efficacité.

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Je teste toutes mes gouvernes sans arrêt jusqu’à l’arrivée de Patrice qui soutient le saumon gauche pour partir à plat. Alain me rejoint derrière le planeur et le signal de départ est donné. Le gros cube de l’avion gronde et mon GPR avance sur deux petits mètres avant que le train ne rentre sans raison et que Alain ne lance plus les gaz alors qu’il est déjà trop tard pour renoncer, au risque de cracher la paire en mouvement.

Le bruit strident du fuselage à nu qui racle le bitume est presque moins une déchirure pour le Ventus que pour son pilote mais à peine 5 mètres suffisent à soulever le planeur qui monte régulièrement.

Ma concentration que j’imaginais sereine à subit l’injection d’adrénaline quand ma radio s’est exclamée : « tension du récepteur ! » pour annoncer que le système radio rencontrait une défaillance de liaison. J’ai tout de suite amplifié l’alerte à voix haute pour avertir Alain.

Ancien militaire qu’il est, rompu aux situations d’urgence en plus d’être pilote émérite, mon copain a tout de suite viré à 90 degrés sur la droite pour se libérer du cordon qui tirait le stab avant de larguer et de s’effacer à la verticale pour dégager le champ d’évolution.

En perte de Vitesse et entraîné par cette même aile gauche que soutenait Patrice au décollage, mon planeur a amorcé le début de vrille que je redoutais, sans que ne répondent les ailerons, trop peu soufflés par la faible allure.

Une fois la chute engagée, le roulis est redevenu contrôlable et j’ai pu redresser l’axe de vol, toujours emporté par mon aile gauche.

Pénalisé par ma faible allure et un roulis asymétrique j’ai choisi d’adoucir ma descente en spiralant jusqu’à trouver le meilleur endroit pour poser au mieux sans casser.

Au fur et à mesure que ma spirale touchait sa fin de course et perdait de sa vitesse, mes ailerons perdaient de leur efficacité. Je n’ai alors pas eu d’autre choix que d’aplatir tant bien que mal mon assiette de vol pour toucher le sol avec une moindre incidence.

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Au final, je n’ai pu rétablir complètement l’axe et mon GPR a perdu de sa superbe en s’affalant après le bout de piste, dans des broussailles qui  cachaient le rendu de mon ultime manœuvre.

A priori, la trajectoire qu’avait décrit le planeur en final laissait supposer très peu de dégâts mais je ne pouvais me convaincre d’optimisme tant que je ne serais pas sur place.

Comme beaucoup d’entre vous l’ont sans doute fait dans pareil situation, j’ai engagé une foulée lourde d’angoisse en chassant de mon esprit toute image catastrophique supposée.

« Pas ça, pas aujourd’hui, pas lui,…. » et je refusais toute fatalité pessimiste pendant que Alain F., reporter de ce flytest, emboîtait solidairement mon élan.

Au fur et à mesure de mon approche, la perspective dégageait le spectacle d’un colosse résigné en détresse. Alain m’indique une énorme souche à un petit mètre du saumon droit en relevant cette « chance dans mon malheur » mais il me faut un moment pour tempérer le flux sanguin qui palpite et réellement apprécier la relativité en scène.

Je finis cette méditation en dédramatisant l’épisode malgré la déception d’un premier vol avorté. Cela aurait pu être pire et le planeur intact suffit à rapidement me décider pour un second essais histoire de conjurer le sort. Il s’agit « d’inverser la spirale » négative pour le coup et de positiver la suite des préparations.

Le planeur sur l’épaule et le pas incisif en guise de marche sacrée, j’avance vers le point de décollage entamer un second flytest qui effacerait ce premier accident.

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Je dépose le planeur sur la piste à la grande surprise des copains qui se montrent inquiets et solidaires pour me réconforter. Alain S., pilote remorqueur, inspecte l’oiseaux et me confirme qu’aucun organe n’a été fragilisé. Confiant en ses paroles d’expert, je peux me concentrer en vue du vol pendant que je lance un regard sur ma douce qui, à coup sur, doit se mordre les lèvres à l’idée d’une catastrophe annoncée. Je la rassure et elle ne veut pas croire que je retente l’expérience. Et avec la discrétion que je lui affectionne, elle ne manifeste pas plus son inquiétude.

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Redémarrage du Bidule remorqueur, tension du câble de remorquage, contrôle des commandes et Patrice vient soutenir le saumon gauche pour aligner le roulis. Démarrage de la caravane et après quelques secondes de tension du pilote comme du filin, rupture de l’accroche qui laisse partir le remorqueur seul…

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Le fusible a fait son office et c’est une deuxième déception que je ne peux m’empêcher d’interpréter comme un nouveau signe annonciateur. L’incident est sans conséquence et je repars pour un troisième essai. Même protocole, même assistance de Patrice et voilà mon Ventus qui s’élève régulièrement avec l’inertie caractéristique des grandes plumes. C’est un plaisir nouveau et une technique de pilotage plus anticipée qu’il faut adopter. Un peu comme un bateau qui ne répond pas automatiquement à l’ordre du gouvernail, freiné dans ses mouvements par l’élément fluide et dense qui le contraint.

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Alors, je navigue en harmonisant au mieux ma trajectoire avec celle du tracteur. Pas si facile d’anticiper le cap de l’avion devant quand il faut soi-même anticiper le pilotage du lourd GPR. En intellectualisant le vol je finis même par me détendre et quand arrive le moment de rompre le cordon de mise en altitude, je n’entends presque pas les commentaires de l’assemblée sur les qualités volières de la machine.

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Je suis quand même sorti de ma torpeur par cette même aile gauche que je dois contrer en permanence et même le trim tiré au maximum de sa course ne parvient pas à guérir le mal. Encore une fois, je peste contre ce défaut qui gâche ma découverte du vol de grande envergure. Ajouté à cela ma radio lance des alertes de tension du récepteur qui renforcent mon inquiétude peut-être plus encore. Toutes les trajectoires en lisse ne sont pas saines et le planeur passe à notre verticale en grondant de puissance et de finesse. Quelques évolutions me décident à préparer une approche de la piste.

Cédric, que j’ai délesté de l’oiseau m’avait prévenu de l’allonge critique à prévoir mais le vent de trois quart à la piste me permettait de freiner l’allure.

J’ai abordé ma venue au loin pour me laisser le temps de peaufiner la ligne de vol, toujours handicapée par un roulis à gauche que je devais contrer dangereusement en combinant ailerons et dérive ajouté aux flots du vent qui semblait jouer avec le planeur comme avec un voilier en grosse mer.

Mon circuit est accidenté et je veux absolument éviter que le planeur me passe sous le nez pour effacer la piste. Sans doute m’aura-t-il entendu puisque les éléments ont fait en sorte de le freiner bien avant une sécurisante entrée en piste et mon bel oiseau s’est posé sur l’herbe de la piste récemment prolongée pour palier aux manœuvres de cet ordre.

Bien sur, la ligne d’atterrissage au contact sol n’a pas été parfaite et le planeur a engagé un tiers de tour sur le saumon mais le modèle est maintenant immobilisé, en sécurité.

Alors forcément, je ne peux m’empêcher d’être déçu par ce vol chaotique qui clôture une séance de flytest dont j’attendais peut-être trop. Et je vais devoir reprendre tous les réglages que j’espérais idéaux. Plus encore, trouver l’origine de mon problème de tension récepteur et là, ça va être plus ardu.

Les copains, devant les soupirs qui ponctuent ma prestation, dédramatisent en essayant de me convaincre que le planeur est sain, qu’un planeur est toujours long à régler, que c’est une machine différente de celles pilotées jusqu’alors. Leur empathie force mon respect mais je ne démords pas de mon ressenti aux manches.

Le dernier contact sol marquera la fin de cette séance de vol. Patrice, démontera le gros Bidule pendant que je charge mon Ventus pour une révision complète avant sa prochaine sortie.

Voilà pour ce baptême houleux qui ne m’aura pas pour autant découragé. Bien au contraire, j’ai intensifié mon travail à approfondir les réglages et la préparation de ce superbe Ventus 2cx qui promet de m’emmener aux premières rencontres GPR.

Mais si je pourrais y participer en tant que pilote, je n’en resterai pas moins rêveur devant le spectacle des machines d’exception qui évoluent dans leur élément.

A bientôt pour un prochain article modéliste qui, je l’espère, saura vous divertir…

Bien à tous les copains modélistes,

Mika.

 

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Strike 2 : le retour des Avengers

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…à l’Archer vert…

Salut les super-modélistes,

Si vous avez suivi mes récentes aventures, il ne vous aura pas échappé que l’exercice du lancé-main domine mon activité modéliste en ce moment.

Si j’ai historiquement découvert la discipline avec une Libelle et deux Elf, ce n’était que pour me réaliser un jour dans le « vrai » F3K, qu’aura été, trop accidentellement, le Blaster.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2014/11/20/seance-de-vol-17082014-flashback/

Plus récemment, j’ai tenté une timide récidive avec l’innovation Strike qui m’a transporté dans son lancé au point de changer mon enthousiasme en véritable passion pour le vol thermique de basse altitude. Et encore une fois, j’ai cru pouvoir développer mes performances en acquérant le Stream, sensé pulvériser des records qui se sont révélés plus accessibles dans le monde parallèle de ma tête que celui du terrain de vol. Fort de la préparation mentale inspirée par le Strike, j’ai alors maîtrisé le peg du grand frère jusqu’au tour de rein qui a terrassé un moral de winer sur le retour.

De « retour » il s’agissait bien quand je suis revenu à la dure réalité de l’âge avançant. Action-réaction. Tel un héros des temps moderne, j’ai tranché dans le vif de la douleur en revendant le Stream tout juste volé, pour renforcer les bases d’un talent que j’aime à penser naissant, quitte à être le seul croyant.

J’ai donc usé des fruits de la revente pour tout de suite doubler ma puissance d’action grâce à la nouvelle gémellité de mon Strike. Ni une, ni deux, j’ai harponné un Strike bis qui attendait une adoption de cœur chez mon distributeur exclusif préféré : Thor.

Comme ce frère de bataille méritait, lui aussi, la force d’un barbare, je l’ai tout de suite envoyé en formation chez THE champion pour un montage « over the top ».

C’est l’archer vert qui a accepté d’assurer l’entraînement de celui qui devait être le deuxième des Barbarians. Au réveil, Pierre est plutôt comme vous et moi. Les cheveux ébouriffés, la marque te l’oreiller baveux sur la joue, des chaussons troués qui laissent apparaître un ongle d’orteil trop long pour ne pas marquer le plancher et surtout une haleine de poney.

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Mais une fois avalé son petit écolier, bu son lait fraise et gargarisé son chocolat poulain…rapport à l’haleine, il reprend du poil de canasson pour se parer de sa tenue couleur Cetelem, arborant un carquois d’empennages et surtout son arc Ulon lui permettant de décocher les planeurs à plus de 70 gros mètres.

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Tout s’est logiquement organisé :

D’un côté, Thor a directement envoyé le colis chez l’archer. Et comme Thor a rarement lui-même (tort), il avait eu raison de préférer un envoi manuel pour déjà faire goûter au paquet le vol plané, histoire d’inspirer son contenu dans l’œuf. Puisqu’on dit le fœtus sensible aux événements extérieurs, pourquoi pas…

 

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De l’autre, Batmoi-même a fait suivre simultanément les servos et le récepteur pour compléter le nécessaire à la formation du gladiateur des airs. Ouais, je sais, j’aime bien parler de moi à la troisième personne, c’est une question de détachement, rapport à la méditation transcendantale et tout et tout…

Méditation

Bref, le tout est que en seulement 7 petites heures après réception, voilà que Pierre me contacte pour annoncer la fin de la formation peaufinée. Forcément, comme vous sans doute, je me suis vu époustouflé par cette nouvelle superformance digne d’un super lui-même.

D’autant que le colis n’a pas non plus mit longtemps à débarquer au central de ma petite poste de village, siège de la logistique des trop nombreux colis de modélisme que je reçois. Et à voir votre tête coupable en lisant cette phrase, je ne suis pas le seul dans ce cas !

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Maintenant que le couple de Strikes était réuni pour le meilleur et…le encore mieux, Batmika allait pouvoir rejoindre le clan des supers héros que forment les célèbres Avengers.

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Armé de mes deux Strikes, Bruce Lee et ses shurikens n’avaient qu’à bien se tenir. Je rentrais dans la légende des mecs dont on fait des dessins animés. Et je ne parle pas de Pikachu, petit poney (sans parler de Pierre au réveil !) ou Dora l’exploratrice avec son singe, armée d’un sac à dos et d’une carte.

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Noooon, je parle bien des vrais héros balaises aux muscles saillants, le regard belliqueux et la bouche crispée de douleurs courageusement contenues. En un mot comme en trois : moi au quotidien….euh, p’têt pas pour le coté saillant des muscles mais sinon, c’est l’idée…

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Bref, il me fallait rejoindre la bande des Supers eux pour devenir le clan des Super nous !

Fred, m’avait indiqué qui faisait partie du Team pour me rapprocher et me fondre dans l’esprit collectif de l’aigle.

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D’abord, il m’a parlé de Iron man (Jean-Guy dans la vraie vie), moins rouge timide que jaune crise de foie mais qui dominait le VGM comme personne. A mon instinct naissant de super héros, j’ai d’abord pensé qu’il parlait de Vieux Gros Moche mais je me suis très vite repris en remémorant les séances de karaté du Père Noël, qui n’était pas homme à se laisser mener même au 2.4 ghz.

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Alors en compulsant les classements d’excellence des références de la discipline « VGM », j’ai enfin compris qu’il s’agissait en fait de « Voltige Grand Modèle ».Alors dans le genre grand modèle volant truffé d’électronique, j’ai vite saisi en quoi cela décrivait pareillement Iron Man et ses gadgets.

En tout cas le type était vraiment sympa et dès la première poignée de main, j’ai bien senti….que cet enfoirée de boîte de conserve shootée aux pistons hydrauliques avait sinon des vrais super pouvoirs, au moins une sacrée poigne mécanique qui émiétait mes phallanges.

Bien évidemment, je n’ai rien montré de l’atroce torture infligée, même à genoux devant lui avec les yeux remplis de larmes et le souffle rauque qui bavait du sang .

Je me suis simplement relevé dignement comme le fait toujours Batmika dans les pires moments et la main sur le Top Strike, hochant la tête avec mon double menton qui balotait, j’ai lançé la phrase qui deviendrait l’emblême du courage et de l’abnégation brute qui me caractérise naturellement : « même pas mal » !!!

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J’imagine qu’il n’en menait pas large le férailleur à ce moment là. Il ne devait pas s’attendre à une telle réplique pleine d’assurance…mesurée !

Le choc des titans passé et ma première super-rencontre formalisée, je suis passé au suivant de la super bande, à savoir Ronan (Hulk dans la fausse vie) et sa démesure tant dans le hurlement sauvage de colosse vert moisi que le gabarit de son immense GPR de presque 8 mètres. Pour tout dire, ils m’ont forcément impressionné quant je suis tombé face à face, avec mes deux Strikes à la ceinture et mon air faussement sûr de lui. D’ailleurs, va falloir que je travaille mon regard menaçant parce que ça l’a plus fait marrer qu’autre chose…

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Donc, j’étais face à Ronan et son KA6, qu’il était bien le seul à pouvoir soulever.

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Hulk était le premier des Avengers que je rencontrais à avoir de vrais super pouvoirs. Et c’est pas sa chemise déchirée ou son jean en lambaux qui diront le contraire.

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Faut dire aussi qu’il l’a bien cherché à faire le joli cœur qui force le bronzage UV aux rayons gamma.

Résultat : un teint banane pas bien mûr et des nerfs à fleur de peau. Alors dans le genre beau gosse séducteur, c’est pas vraiment ce qu’on a fait de mieux.

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Bien que d’un physique pas vraiment avenant, j’arrivais à la rencontre du géant vert sans maïs qui esquissait un large sourire à la vue des deux rapaces sauvages qui ornaient ma ceinture. Alors Je l’ai tout de suite imaginé péteux et impressionné…comme quoi, tout est dans la tête, à voir l’engin qui, en réalité, me bouffait du regard sans sourciller !

Et ne pas sourciller quant on a des perruques aussi fournies au dessus des yeux, c’est pas une mince affaire…

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Bref, le bourrin a fini par se calmer et c’est Ronan qui a pris le dessus pour calmer l’ambiance et discuter un peu de son planeur géant qui, hormis sa couleur, ne serait pas sans rappeler le colosse XXL que je venais de rencontrer. A ça, je ne vous cacherais pas que la bête entoilée serait aux petits oignons dans la liste de mes projets modélistes mais encore une fois, c’est la Mikamobile qui mettrait son véto pour épauler Batgirl. Au point même que la voiture aurait plus de place dans le modèle que l’inverse.

Pendant que l’ambiance est plus zen et avant que « petit-brin-d’herbe » ne me refasse le coup du mec gonflé qui n’a aucun savoir vivre, j’ai profité que Ronan cherche le nid de vache que je lui pointais du doigt pour m’éclipser comme un fourbe.

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Direction, ma prochaine rencontre avec Captain América et son gros frisbee.

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Plus près de ma batcave, dans la banlieue de Gotham, sur le terrain du MACH, j’ai retrouvé Captain Mathieu qui peaufinait ses lancés de Vortex pour viser au mieux l’ascendance qui filait au vent.

A la différence du reste de la bande, je connais Mathieu depuis pas mal de temps déjà et c’est lui qui m’a le premier, poussé vers le lancé de planeurs façon hernie discale (« DLG » pour Disque Lombaire Grillé).

Fort de son expérience, il me disait que c’est la technique du lancé qui me préserverait de douleurs alliée au bon repérage des thermiques pour un temps de vol plus long sans relancer. CQFD….. »C’est Qu’il se Foutait De ma gueule », je me disais quand je ramassais des brochettes de disques usés sur un sol toujours trop bas. Et j’étais bien heureux de faire filer mes petits jumeaux super lights sans broncher.

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J’ai quand même pas voulu trop l’impressionner par sympathie mais juste marquer la hiérarchie au nom de ma modeste supériorité.Et comme on est pote malgré tout, on a fini par un tour à mon atelier histoire de discuter de ma future intégration au sein de l’aigle autour d’une Batbinouse.

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Mais c’était pas le tout et il allait bientôt falloir se remettre en route pour boucler la boucle.

 

Pour clôturer la tournée de mes nouveaux « super-potes », c’est le BatAlpina qui allait m’amener vers ses origines : les Alpes…Suisses plus précisément, pour rencontrer le dernier super copain composant « notre » superbande.

je n’ai pas eu besoin de poser le fuselage au sol pour voir spiraler le surfeur d’argent dans la vallée. Avec un nom pareil, je comprenais mieux qu’il prenne ses quartiers en Suisse.

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Personnellement, de la Suisse je ne connais que  ses paysages de rêve sur les vidéos de vols de pente et les chocolats trop bons pour prendre le temps de les déguster, jusqu’à finir avec une crise de foie et la tronche d’Iron man.

A voir Richard faire glisser son Skiff sur la colonne de portance, je me dis que l’exercice est naturel pour le pilote qui fait corps avec le planeur comme un surfeur avec sa planche.

A ce qu’on m’a dit, le surfeur d’argent n’était pas vraiment copain des Avengers de l’Aigle jusqu’au jour  où il  a proposé des placements avantageux déduits d’impôts aux autres membres. A partir de là, un vent de franche camaraderie désintéressée a soufflé sur la famille des vengeurs.

L’air des montagnes devenant de plus en plus frais au soleil couchant, je me suis décidé à entamer mon approche  en douceur. Mais le givre couvrait déjà la verrière alors que mes membres s’engourdissaient.

La sensation s’accentuait au fur et à mesure que je descendais pour mieux entendre Richard, qui me parlait trop doucement. Au point que bientôt, un frisson me parcouru le dos quand j’entendis le miaulement plaintif de mon chat qui réclamait un plein de croquettes…

J’ouvrais difficilement les yeux sur le carton du Strike que je devais être en train de régler  au moment de mon assoupissement. J’avais du mal à faire la part des chose entre souvenirs embrumés d’une réalité un temps abandonnée et l’intime conviction d’être le nouveau membre d’une équipe de super-héros.

Mais le plus troublant a été quand j’ai posé les yeux sur mon deuxième mini lancé-main…

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…/….

 

 

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STREAM POKER

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Séance de vol du 19/03/2016

…à tous nos frères et sœurs Belges…

Salut les copains,

Ce coup ci, je ne vais pas attendre le deuil d’un modèle pour vous raconter son premier vol catastrophique dans le but d’exorciser le mal qui ronge tout modéliste blessé par la perte de son oiseau, jadis de bon augure.

Pour autant, il s’agit bien là d’un deuil. Mais plutôt le deuil de mes aspirations dans la suite logique des vols enthousiasmants du petit Strike.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2016/02/22/le-strike-il-a-tout-dun-grand/
Comme je gardais toujours à l’esprit la frustration du Blaster, je m’étais promis de prendre une revanche sur l’épisode tragique qui avait écourté ma découverte du « vrai » lancé-main.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2014/11/20/seance-de-vol-17082014-flashback/

Bien que remarquablement volontaire, le Strike devait ne m’apporter qu’un avant goût dans l’aboutissement de la discipline magnifiant le DLG.

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Comme un signe peut-être mal interprété, j’ai pris l’annonce de vente d’un Stream sur F3news pour une révélation biblique que je me devais de saisir.
J’ai sauté sur l’occasion sitôt quitté mes startings blocks pour ne pas laisser filer l’affaire proposée par Yannick.

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Un coup de sans fil, discussion sympa avec le vendeur, pas de marchandage car je n’aime pas ça et l’histoire est close au moment de raccrocher.

Je n’ai pas tardé à recevoir la bête à la poste et le colis en frite blindée d’un mètre cinquante dévoilait l’envergure de l’aile en une pièce. Lové dans son armure, le poids léger ne craignait pas les assauts d’un transporteur peu consciencieux qui avait laissé quelques impacts de sa prise en charge. Confiant dans la robustesse évidente du colis qui n’avait pas fléchi, j’ai assumé de réceptionner le paquet tel quel.

Le déballage au retour dans l’atelier a confirmé la justesse de mon choix. Le Stream dévoilait sa robe luisante aux reflets des néons. Voilà la réincarnation du Blaster venu faire renaître le phoenix du F3K entre les mains de Mika. Et c’est presque tel un sceptre que j’ai fait tourner l’animal flamboyant pour le contempler, réjoui avant de recoucher le totem sur son lit de housses.

S’en est suivi un temps trop long d’hésitation dans le choix du système d’alimentation qui a prolongé d’autant le délais pré-flytest.

Enfin paré, c’est samedi soir dernier que j’ai trouvé la fenêtre qui m’autoriserait un premier vol.

Bravant le soufflant instable à 15 km/h, j’ai rejoint un terrain de fortune découvert l’après-midi même entre deux vignes. Accompagné de mon lanceur de fils pour le javelot et de ma photographe de chérie pour le shooting, j’ai préparé le Stream à sa libération.
L’athlète paré, étreint le planeur au dessus des hautes herbes, la photographe affûte son objectif et je vise l’horizon prêt à donner le signal. Go !

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Ancien modéliste, le fiston sait anticiper les réactions d’un planeur face au vent en adaptant son mouvement. C’est donc sans trop difficultés que j’apprivoise la ligne de vol malgré les turbulences.

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Bien que perturbé, le Stream finit posé délicatement sur un tapis d’herbes denses. L’opération renouvelée par prudence sans encombre, j’ai décidé les premiers lancés DLG à partir d’un champs voisin plus adapté.

Là, je suis moins tranquille et l’engin impose son autorité en pesant au bout du peg bien plus que mon souvenir du Blaster. Mais ça y est, j’y suis et je ne peux plus reculer sous l’œil de ma descendance ni l’objectif de ma moitié.

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Face au vent, bombant le torse, fier et volontaire, j’engage les premiers pas d’élan qui m’emmènent dans la rotation. Bien que concentré sur l’exercice, je ressens le poids et la rigidité du grand lancé-main qui tire sur le dos. A la libération du peg, en fin de mouvement, une déchirure me lacère en traître.
Je serre les dents quand il faut piquer le planeur pour le coucher sur le vent.

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Le vol n’est déstabilisé que par des rafales ponctuelles mais il est impossible de déterminer la moindre origine d’ajustement des réglages. Je profite donc du vol tant bien que mal jusqu’à la descente d’approche qui annonce une phase difficile où l’on pose le planeur dans la main. Je n’ai pas de phases de vol programmé ni de freins à activer. J’utiliserai le vent comme ralentisseur et mes pseudo réflexes de base ball comme parade.

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Concentration, finesse dans le manche, maîtrise de la trouille de mettre au tas, œil en alerte, réflexes aux aguets, jambes fléchies,…
…bref, je la joue averti en me persuadant que les éléments environnants n’emporteront pas le duel de ce face à face avec le Stream entre vent, soleil et instabilité des rafales.
La maîtrise de ma trajectoire ne pose pas de problème pendant toute l’approche jusqu’au dernier mètre puis c’est le caractère tempétueux du soufflant s’engouffra sous le planeur pour le virer de coté avant que je ne l’attrape au vol, non sans une montée d’adrénaline finalement salutaire.
Et tout a été filmé. Ouf, c’est pas passé loin du bêtisier !

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Après moins d’une demi-douzaine de vols du même acabit et cette même douleurs dorsale lancinante, j’ai fini par rendre les armes pour épargner ce qui me restait de mobilité.

De retour à la maison, j’ai pu réaliser que l’exercice de lancé du Stream ne saurait être durable et que ce dernier venu ne pourrait occuper mon hangar planeur plus longtemps.
Je n’ai donc pas tardé a diffuser l’annonce de sa revente. Le Stream a trouvé preneur dans l’heure et n’est déjà plus mien.

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J’en resterai donc à mon vaillant Strike qui n’a pas à rougir de ses accomplissements. Au point que pour m’assurer la pérennité de ses prestations, je lui ai assuré la relève d’un jumeau que je vous présenterai prochainement…

Voilà pour ce rapport de vol qui place à nouveau le « vrai » lancé-main dans la catégorie éphémère qu’a connu le Blaster.

Et ce sont deux Strikes, si petits soient-ils, qui seront les seuls vrais vainqueurs de cette sélection naturelle…

A bientôt pour un prochain rapport de vol qui inaugurera la reprise de cette saison tant attendue par les aéromodélistes que nous sommes.
Bien à tous et avec une affection toute particulière pour nos frères et sœurs Belges.

Mika.

 

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Le Strike, il a tout d’un grand !

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Séance de vol du 21/02/2016

…à Franck et Fabrice…

Salut les frileux !

Le voilà enfin le rapport de flytest du Strike que j’annonçais pour décembre…
Venu tout droit de chez Fredmodelisme, spécialisé dans le planeur de compétition F3X, le Strike est une version mini des lancés mains de compétition réglementairement taillés à 1m50.

Mais sa taille de 1m ne l’empêche pas d’en avoir tous leurs attributs en terme de noblesse des matériaux comme la fibre et le carbone ou de performances comme j’ai pu m’en épater.

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A mi chemin entre l’Elf et le Blaster qui sont les deux seuls « vrais » lacés-main que j’ai pu expérimenter, le Strike correspondait à ma recherche d’un petit modèle transportable pour les vacances et les vols à l’improviste, rapide à mettre en oeuvre et prenant la digne suite de l’Elf qui m’avait apporté tant de plaisir à piloter.

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Fred est un compétiteur bien connu dans la discipline et met volontiers son expérience au profit de ses clients pour le choix comme pour le réglage des machines affûtées qu’il distribue. J’ai fait sa connaissance en toute simplicité lors de mes errances sur le forum dédié au vol thermique de compétition F3news. C’est là que se retrouve la grande famille des spécialistes qui se croisent lors des championnats. Autant dire qu’il y a du beau monde et que la technique pointue côtoie une ambiance complice et solidaire.

Et comme Fred a le mérite et surtout le courage de se lancer dans une entreprise ardue, je ne pouvais que le soutenir en achetant un de ses modèle. Il faut dire qu’il a aussi eu la patience de supporter mes hésitations, mes commandes avortées puis relancées, mes harcèlements impatients et tout ce qui fait que ma petite femme est admirée par mon entourage. Bref, je suis une sacré teigne, on peut l’avouer et il m’est même arrivé de ne plus me supporter, c’est dire !

En tout cas, arrivé tout monté par le chef himself, le mini planeur a dû attendre que je me penche sur sa programmation, ses réglages et que Éole veuille bien nous lâcher les tongs pour sortir le bout de son peg.

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N’y tenant plus, j’ai d’abord tenté l’aventure samedi puisque le météo annonçait 5 à 10 km/h de vent sur le terrain. Mais comme souvent, la réalité s’est révélée plus houleuse que les prévisions avec 10-15 km/h et des rafales à gogo.

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J’ai malgré tout demandé l’assistance de Yves pour des premiers lancés javelots assurés mais un centrage trop arrière et des débattements aux effets décuplés par le soufflant ont rendus le baptême tellement rock’n’roll que j’ai préféré clore la séance avant de verser une larme sur les restes de cette petite nouveauté, somme toute bien courageuse.

Retour au bercail plutôt déçu mais soulagé de garder le mini intègre.

Le dimanche m’a offert l’opportunité d’exorciser les cascades de la veille. J’ai pu ajuster les défauts constatés en réduisant les débattements des gouvernes et en avançant le centrage pour sécuriser la prochaine mise en l’air.

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Le soleil est superbe, le vent ténu et les températures plus que printanières avec 24° en début d’après-midi.Ce coup ci, c’est la bonne et ma douce se réjouit d’exercer ses talents de photographe pour une séance de shooting qui s’annonce lumineuse.
Le Strike couché sur la plage arrière et la mallette radio dans le coffre, nous voila partis en direction du MACH.

Sur place, il y a 4 pilotes dont Jérôme et franck qui se dore au soleil sous l’anonymat de ses lunettes de surfeur. Le bonjour à tout le monde accompagné d’un petit mot amicale et rapidement je défais les housses d’aile avant de brancher l’alimentation. Brefs tests des réponses aux ordres de la radio et c’est Franck qui répond à mon invitation au flytest du poids plume. En saisissant le Strike, il est stupéfait par la qualité de construction et la légèreté du modèle. La brise de Sud qui fait tout juste frémir la manche à air nous indique le sens des premiers lancés javelot de réglage.

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Bien éloignés de la piste, sur un espace d’herbe dense, nous avons pu procéder aux planés d’ajustement. C’est à ce moment là que je découvre toute la finesse et la fluidité du vol du Strike. Pourtant monté à trois petits mètres, je peux parcourir tout le tour du champs avant qu’il ne revienne dans ma main. Mais si je souris en voyant la performance prometteuse de mon achat, les réglages demandent encore à être affinés et le poids du peg contraint la trajectoire. Peu à peu, le déplacement du gramme et demi de plomb et la réduction supplémentaire des débattements de la profondeur nous ont permis d’envisager quelques vrais lancés DLG pour satelliser l’oiseau. Là encore d’autres imperfections dévoilent des réglages à préciser.

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C’est à ce moment qu’est arrivé Fabrice, fin pilote de passion comme de métier. Son avis tombait à point et nous avons pu encore améliorer la finesse et la stabilité du planeur. Au point que, suffisamment confiant, je me suis avanturé à quelques lancés sans autre inquiétude.

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Franck et Fabrice ont fini par me regarder faire, allongés dans l’herbe à coté de mon photographe qui alternait prises de vues sur le vif et séquences filmées pour illustrer l’article que vous lisez en ce moment.

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Là, je suis aux anges et c’est le planeur qui les touchent presque du nez quand je force peu à peu la rotation pour améliorer ma prise d’altitude…même si, il faut bien l’avouer, j’ai la grâce et la précision d’un bûcheron spasmophile dans l’exécution du mouvement.

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Maintenant, il monte aussi haut que le Blaster et surfe sur le vent avec autant d’assurance. C’est épatant et je retrouve le plaisir exceptionnel que m’ont apporté l’Elf et le Blaster. le Strike bondit dans les ressauts et parcourt une distance incroyable sans perdre d’altitude. Les ordres sont minimes et progressifs pour limiter la traînée. On peut facilement observer l’effet négatif du cabré sur le taux de chute du moineau.
Ce sera une bonne école de subtilité pour mes autres planeurs.

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Je ne comptais même plus les lancés et le temps défilait devant le soleil couchant quand la petite voix de ma radio a alerté d’un seuil de charge du Strike trop bas pour finir d’épuiser mes reins quasi-agonisants. Faut dire que pour une première, l’engouement m’a fait traumatiser le presque pépé dodu que je suis au quotidien.
Mais le jeu en valait largement la chandelle et je suis ravi de cette séance de vol si longtemps attendue. Alors, je retourne à la voiture pendant que le metteur en scène passe en revue ses captures d’image devant moi. La majorité des photos est superbe et c’est bien la digne fille de mon spécialiste de beau-père.

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Je range la radio dans sa mallette, couvre les ailes par les housses, salue chaleureusement les copains qui sont là, en remerciant tout particulièrement Franck et Fabrice pour leur aide, pose délicatement ma petite merveille carbonée à sa place puis nous retournons à la Mika home pour visionner les séquences filmées qu’il faudra sélectionner au montage d’une vidéo souvenir.
En remettant le Strike à l’atelier, je croise son grand frère qui attend d’être programmé et réglé…
Le Stream sera sa suite logique pour goûter à nouveau aux performances du Blaster qui m’avait tant conquis.

Mais c’est une autre histoire et ce sera l’occasion d’un prochain rapport de vol sur le blog…

A bientôt les copains et bons vols à tous !

Mika.

 

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L’Orion pour inaugurer 2016

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Séance de vol du 03/01/2016

…à Robin et Norbert…

Salut les modélistes de tout poils…et de toutes plumes,

La nouvelle année est arrivée. 2016 s’ouvre à une saison de vol que je vous espère prometteuse, pleine de projets et de vols qui transcendent la plénitude ressentie aux manches de nos oiseaux de bon augure.

C’est bien dans cet esprit que j’ai voulu ouvrir le bal avec l’Orion dès la première fenêtre de vol apparue. C’était dimanche dernier et la grand messe annoncée aux lueurs matinales titillait déjà mon impatience alors que je dégustais une tasse de café pour aiguiser mes sens.
Ce jour là, tout me paraissait parfait. Au point d’ignorer la nébulosité au profit de quelques rares rayons divins qui perçaient courageusement le ciel voilé pour m’inviter à les rejoindre comme une bande de copains modélistes enverraient un texto d’incitation à une débauche trop tentante.

Et bien justement, je ne croyais pas si bien penser quand le sifflement d’un nouveau message résonna dans le salon. C’était Robin qui me proposait un premier vol de nouvelle année, symbolique pour tous les modélistes, s’il en est.
Bien entendu, j’ai trouvé là le signe paranormal justifiant l’annonce d’une égoïste après-midi entre copains à ma douce et tendre moitié :

-« C’est pas moi, ça vient des forces surnaturelles qui régissent la destinée cosmique de notre planète dans l’immensité infinie de la voie lactée » !

Autant vous dire qu’elle n’a pas gobé un seul instant mon explication ésotérique et sa moue en disait plus long encore que son regard désabusé.
J’ai laissé passer un moment de quiétude. Pas trop quand même, faut pas abuser (je sais, j’suis « gonflé » comme mec…mais c’est la faute de ses bons p’tits plats aussi, alors…).

Il fallait maintenant préparer le matos de vol pour être sur les starting-blocks en début d’après-midi.
Tout d’abord, choisir lequel de l’Alpina ou de l’Orion allait symboliser au mieux l’ouverture à cette nouvelle année. L’importance et l’exception de l’événement a naturellement fait apparaître mon vénéré Alpina comme le plus légitime des deux. Mais une check list éclair révéla que la grosse lipo n’aurait pas forcément le temps d’être chargée. De surcroît, le dernier atterrissage chaotique de l’Orion m’avait laissé perplexe sur les réglages et je tenais à conjurer le sort au plus tôt. https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2015/12/23/lorion-a-la-fibre-dun-champion/
J’avais deux batteries pleines à disposition pour lui et cela terminait d’entériner le choix à faire.

Le dilemme était classé et je chargeais la voiture avant de passer à table. 13h30, c’est le départ. Sur la route je visualise les commandes à articuler pour éviter de reproduire les erreurs de mon dernier posé. Je dois rentrer les volets doucement et plus en altitude que la dernière fois mais suffisamment bas pour que la finesse de ce performeur ne l’emmène pas dans une allonge qui efface la piste pour reprendre mon approche. Tout sera affaire de compromis et seule la réalité du vol me fixera sur l’efficacité de la technique à adopter.

Arrivé sur place, le parking est vide et la manche à air presque horizontale. encore une fois, ça ne correspond pas aux prévisions ni à la météo de la maison. Espérons que l’air s’essouffle au moins le temps d’un vol.
Sur cette réflexion moins philosophique que pratique, arrive Norbert. Norbert fait partie de mes chouchous au club. Toujours bien intentionné et d’une gentillesse sincère à mon égard. Un vrai bon copain comme j’aime et je lui rends volontiers cette bienveillance.
La bise de bonne année, quelques nouvelles et nous voilà partis à monter les modèles. Lui un Edge thermique et moi l’Orion. Grâce aux connecteurs d’aile rapides, le montage est éclair. Tout est prêt en moins de cinq minutes.
Arrive enfin Robin qui espère la présence d’un remorqueur pour son ASW28. Il a aussi prit son drone pour filmer l’Orion en vol mais des soucis électroniques le garderont au sol.
Qu’à cela ne tienne, j’ai fait suivre le gros appareil photo de l’élue de mon cœur et il fera très bien l’affaire devant l’œil avisé de Robin.

Il est temps, alors que le vent est tombé et qu’arrivent Jérôme, Patrice, Bruno et Raphaël avec son hélico 3D.

Le temps des vœux, Norbert termine son vol tranquille pour ne pas risquer une mauvaise symbolique. Et oui, on est superstitieux en début d’année, à l’arrivée de la galette !

Captures vol orion
Robin prend la camera et Norbert le planeur. Je vérifie mes gouvernes pendant que nous avançons sur la zone de tir. Je bascule l’interrupteur des gaz et l’Orion part sous 30° d’inclinaison. je sens bien que le vent n’est pas là pour porter la montée et je suis vite déçu par ce manque de rendement.
Quoi qu’il en soit, les premiers regrets s’échappent quand je pousse la profondeur pour poser l’Orion en ligne de vol stable.

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A partir de là, le planeur révèle toute sa finesse et l’onctuosité de ses évolutions ne laisse aucun doute sur la noblesse de son caractère. C’est d’ailleurs l’avis partagé de mes compères qui ont rejoint le bord de la piste. Robin, à ma droite essaye tant bien que mal de cadrer des plans vidéos mais l’oiseau file dans un sifflement qui me réjouit à chaque parade. Je multiplie les passages bas mais j’ai toujours à l’esprit l’épisode du Miniexcel, trop ralenti pour être filmé et qui a terminé planté dans les Barthes de l’Adour, cet été. https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2015/08/02/le-miniexcel-un-acteur-sans-doublure/
Et au prix de l’Orion, le choix est vite fait entre séquence vidéo d’immortalisation et sécurité d’un vol sans décrochage. Mais Robin s’en sort vraiment bien et l’exercice lui plaît.

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Je me libère en voltigeant plus bas pour la beauté du spectacle de cet Orion majestueux qui réagit automatiquement à mes ordres. Paradoxalement, ça en devient sécurisant et je me laisse aller à quelques enchaînements, bien que limités par la faible inertie du poids plume.

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Après plusieurs prises de badin d’élan et autant de remontées, il est temps de poser pour tester la batterie par sécurité. C’est maintenant que la tension (la mienne, pour le coup) monte d’un cran au souvenir du dernier atterrissage critique. https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2015/12/23/lorion-a-la-fibre-dun-champion/

L’approche se fait relativement haut et je préfère spiraler pour descendre sous cinq mètres. Je m’applique à concrétiser la théorie élaborée dans la voiture en venant, faisant abstraction des commentaires des copains, mêmes positifs.

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Je sors doucement les butterfly tout en maintenant mon assiette. Le planeur freine et je dois piquer pour ne pas décrocher. Mais la descente reste régulière et sécurisante.

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Arrivé à hauteur des yeux, je rentre doucement les crocos, le planeur reprend de la vitesse et parade devant moi en affichant l’allonge redoutée. Pour ne pas prendre de risques en ressortant les freins si proche du sol, je décide de renouveler toute la manœuvre d’approche en relançant les gaz pour une montée à dix mètres. Je reprends mon circuit pour arriver face à la piste et je réitère l’enchaînement des commandes qui me porte sans danger sous le mètre fatidique.

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Cette fois ci je joue sur l’incidence de l’arrondi final pour ralentir l’Orion sans qu’il ne décroche et termine de plaquer les volets en lisse à 30 centimètres du tapis d’herbe. Le planeur embrasse le sol et glisse lentement sur une paire de mètres sans même que les saumons ne touchent le sol. Ouf, je peux être soulagé. Bien que relativement content de moi, je reste discret, manière de la jouer naturellement modeste. Il s’en est quand même fallu de peu pour que je roule les mécaniques en levant des bras victorieux…

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Robin m’informe que « tout est dans la boîte » pour le blog. Il me rejoint au pied de l’Orion et nous partons vérifier l’ampérage restant en réserve. 46%, c’est conforme à mon estimation. J’anticipe en changeant la lipo pour un prochain vol avant de finalement démonter l’engin et de rester un moment pour discuter avec les copains…

Voilà pour cette séance de vol d’ouverture de la nouvelle année.

A très vite pour un nouveau rapport de vol !

Je vous souhaite 2016 en apesanteur,

Que le thermique vous scotche au bleu et que vos gouvernes avisées domptent la dynamique…

Mika.

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L’Orion a la fibre d’un champion !

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Séance de vol du 22/12/2015

…à Sylvaine…

Salut les loulous !

En cette fin de saison de vol, les séances de plané deviennent rares et l’un de mes derniers modèles arrivés au hangar n’a pas pu sortir le bout de son cône malgré une impatience rare du pilote comme de ce premier planeur de performance tout fibre.

Il y a une bonne année que j’avais orienté mes recherches d’un performeur de taille moyenne vers l’Orion mais les ventes permettant son financement n’avaient pas été à la hauteur de mes envies alors j’ai dû revenir à la raison pour reporter son acquisition.

Seulement voilà, à force de vidéos, de forums et de fiches techniques, alors que le résultat des ventes du printemps avait grossi ma réserve de « fonds loisirs », j’ai fini par craquer pour cet ancien projet en juin.

Après, que du classique, un coup de fil à Olivier chez Airtech, on blague un peu avec Sylvaine pour passer commande, histoire de tester mes dernières trouvailles en matière de jeux de mots foireux qu’elle tolère avec une patience courageuse et on attend, fébrile, la livraison.
Pas longtemps puisque 48 heures après avoir raccroché le téléphone, un livreur sonnait au portail pour décharger l’immense paquet blindé de trois épaisseurs de carton, deux épaisseurs de papier bulles et de la mousse sur toutes les arrêtes. J’ai tout de suite reconnu la patte experte de Sylvaine. Si j’osais, je dirais que cette nana là, elle emballe comme personne…mais j’ose pas …ah si, j’lai dit ? Mince quel beauf je fais ! Ça partait d’une bonne intention pourtant…

Et les grandes vacances arrivent, alors le montage devra attendre un peu et je ne prévois pas le flytest avant l’automne.

Pour ne rien arranger, j’ai changé de marque de radio pour passer de Multiplex à Graupner dont le soft est bien plus convivial et intuitif pour l’exploitation des fonctions avancées comme les phases de vol, entre autre.

C’est donc au premier weekend de décembre que j’ai fini par faire le vol d’essai de ce nouvel Orion sans problème particulier mais avec une immense satisfaction aux manches d’un planeur qui s’est révélé excellent en voltige comme en vol thermique. Le mouton à cinq pattes du planeur de performance, en quelque sorte.

En voltige, c’est sa rigidité qui marque le plus sa différence avec une réponse aux ordres quasi instantanée. Et comme il sait voler aussi vite que lentement, ses petits 1kg600 enroulent facilement le thermique de passage.

Le problème avec ce genre de planeur…c’est qu’il m’aura fallu attendre deux semaines pour que la météo me laisse libérer la frustration d’un modéliste qui scrute le ciel humide en attente d’une fenêtre de vol plus ensoleillée !

N’y tenant plus, et espérant un éclaircissement pour la fin d’après-midi, j’ai répondu présent à l’appel de Patrice qui conviait le groupe des planeuristes à une séance de remorquage. Sans faire voler le DG600, j’avais là l’occasion de retrouver les copains pour une après-midi consacrée à l’Orion.

J’ai donc chargé mes trois lipos, baissé les fauteuils de la voiture, embrassé ma petite famille et zou, direction le terrain, sourire niais aux lèvres…

Sur le trajet, j’observe le ciel gris et la tendance des faibles rayons de soleil perçants l’épaisse couche nébuleuse. Avec le peu de vent qu’il y a, peut-être une éclaircie en fin d’après-midi ?…

De toute façon, plus rien ne m’empêchera maintenant de passer une séance de vol tant attendue.
A l’approche du terrain, je vois le parking déjà plein et les planeurs montés sur l’herbe pendant que les copain s’affairent autour des modèles ou à discuter le bout de gras assis sur les chaises de jardin. Elle est pas belle la vie de modéliste ?…siiiiiii !!!

Comme j’ai fait une housse contenant la totalité du planeur démonté et que la mallette radio rassemble batteries, outils et testeur, je peux prendre tout le nécessaire de vol d’un coup. C’est bien pratique quand il faut parcourir le terrain à la recherche d’une table de montage disponible.

Je passe quand même parmi les présents pour les salutations d’usage avant de sortir l’Orion pour le préparer au vol. Robin, qui m’avait prévenu de sa venue m’emboîtait le pas.

Fred, qui est aussi dans le coin, me propose de lancer le planeur au décollage. Ce que j’accepte bien volontiers par sécurité.

Et nous voilà partis pour le décollage comme les trois mousquetaires du modélisme : Robin avec l’appareil photo, fred avec le planeur et moi qui teste une dernière fois les gouvernes après avoir jeté un oeil sur la manche à air et indiqué l’orientation du lancé.

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Je m’assure que Fred est ok, je bascule l’inter des gaz et la lipo en 40c profite à une ascension sous plus de 45° vraiment rapide. L’Orion est tellement fluide que son pilotage devient très vite une évidence et c’est sans angoisse aucune que je pose le tout fibre à plat sous un plafond gris qui atténue les contrastes presque dangereusement. Et là, après deux ou trois évolutions sur les trois axes, je ne peux m’empêcher de céder aux sirène de la voltige en plongeant pour quelques figures à la ressource. Loopings, tonneaux, renversements, vols dos,…que du classique. Pour le moment, les enchaînements sont timides et je préfère attendre plus de recul sur son pilotage avant de m’essayer à des choses trop risquées.

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Le test du centrage à 97 mm s’est révélé parfait et c’est plus la compensation à piquer de la profondeur à la sortie des butterfly qui pose problème. Il faudra que je compense manuellement à l’atterrissage.

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Passé une grosse demi douzaine de montées pour une dizaine de minutes de vol, j’ai prévenu Robin de mon approche. Le manche des crocos baissé lentement, je fini par voir l’Orion remonter, passé la moitié de la course. C’est là que je devais piquer pour ne pas chuter en décrochage. Une fois remis à plat, je dose doucement le piqueur alors que je termine d’ouvrir mes butterfly. La pente de descente devient régulière et parfaitement contrôlable, la course d’approche est sécurisée et le planeur arrive à 30 cm du sol.

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Mais c’est là que les choses se compliquent car je dois rentrer les volets avant qu’ils ne touchent le sol au risque de casser un servo tout en arrondissant en annulant la compensation à piquer. La combinaison des dosages à effectuer était trop pointue et risquée et le planeur m’a surpris en remontant d’un coup, le saumon droit à effleuré l’herbe et le planeur est retombé à plat, le cône au milieu des bruyères. Pas de choc, le tapis vert a amorti la cascade et seules quelques poussières sont remontées sur l’aile.

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Avec Robin, nous avançons d’un pas angoissé vers le cascadeur pour confirmer les apparences. Nous constatons rassurés que la peur avait largement dépassé le mal et après un ultime test des fonctions, nous ramenons l’Orion sur la table pour nous remettre de nos émotions.

Pour faire retomber la pression, je passe voir les copains histoire de parler de tout et n’importe quoi avant de revenir démonter l’Orion et le ranger dans la voiture, paré à partir, maintenant que l’humidité tombe et que la fraîcheur du soir nous saisi.

Je lance un dernier au revoir général à l’assemblée et quitte le terrain en repensant à ce mixage de la profondeur qui avait faillit me coûter cher pour cette deuxième séance de vol avec l’Orion.

Voilà pour cette séance de vol pleine d’émotion avant le réveillon de Noël.

Prochain rapport de vol à venir, le flytest du Strike² de Fred Modélisme. Un petit lancé-main tout carbone de 1 mètre d’envergure. Mais ça, je le garde pour commencer la nouvelle année…

Bonnes fêtes à tous et bons vols avec vos cadeaux de Noël !!!😉

Mika.

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Le DG600 au pays des irréductibles gaulois…

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Séance de vol du 20/08/2015

…aux copains du club…

Salut les bon vivants,

Ça fait presque un mois déjà que je vous ai servi mon dernier rapport de vol.

Il serait donc temps que je me bouge un peu pour vous raconter une séance mémorable.

Et justement ça tombe bien puisque j’ai eu l’occasion de faire la deuxième sortie de mon DG600 de Tangent.

Si j’avais eu des photos, je vous aurais d’abord détaillé la première sortie de l’Alpina à la pente de Millau avec Jean-Marc et Sébastien mais pris dans l’extase du vol, j’ai oublié… alors je reste avec les images de ces moments exceptionnels dans ma tête rêveuse.

Bref, pour en revenir à ma dernière séance de vol en remorquage, je vais plutôt vous rapporter l’ambiance toute particulière qui règne autour d’une bande de copains passionnés par les planeurs rc.

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La veille au soir, j’ai reçu un texto diffusé par Patrix sur la « liste planeur » qui invitait les destinataires à une séance de remorquage le lendemain en fin de journée et jusqu’à la tombée de la nuit. Précisant que plusieurs resteraient pique-niquer, histoire de terminer l’après-midi par un moment de convivialité dans la même veine que la séance de vol.

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A peine refermé le clapet de mon smartphone, j’ai averti ma tendre moitié que je filais à l’atelier pour donner un ultime coup de charge aux batteries du DG600 et à la radio, par sécurité.

En installant le DG pour sa charge, je lui parle comme à un copain qui va sortir en boîte avec moi pour retrouver une bande de potes. Peut être en espérant une réponse motivée qui refléterait ma propre impatience.
Mais il cause pas beaucoup le DG. Heureusement, je suis bavard pour deux et je fais le dialogue tout seul…

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En tout cas, une fois les lipos gavées, j’ai pris de l’avance en chargeant tout de suite la voiture.

Le jour J, en quittant le bureau, je file au terrain.

Les chariotes sont déjà nombreuses sur le parking et la manche à air semble indiquer l’habituel vent de Sud qui ne favorise pas les thermiques. Aucun de problème, je viens d’abord pour voler entre copains.

Patrix, le druide, m’avait annoncé une surprise et je ne suis pas déçu en découvrant que les pistes en bitume ont été doublées de pistes en herbe encore plus larges. C’est de bon augure pour les posés qui débordent un peu, voire beaucoup trop mais surtout révélateur de la place faite aux planeurs dans le club.

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Tout le monde est là. Les planeurs montés sur l’herbe et le remorqueur de Fabienix le poisonnier, sur le bitume, prêt à démarrer.

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Il y a Alainix le maréchal ferrant qui décharge son antique DG100, Jackyx et Mimix sous le parasol, assis à table pour commenter la scène avec Régix. Assis sur des chaises de jardin ce sacré lascar de Vincentix et notre discret Brunix discutent le bout de gras avec Jean-Paulix, l’élu du club, qui ne fait pas de politique sur le terrain mais garde son mystère derrière des lunettes blindées du GIGN. Il dissimule un regard sans concession sur les écarts de conduite. Mais comme c’est un gentil bourru, on l’aime bien.

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Petit tour de salut rapide agrémenté de mes traditionnels « salut mon poulet », salut mon canard », « ça va mon lapin ? »,…toute la basse cour passe en revue mais c’est amical alors personne ne m’en tient rigueur. Aux étrangers de passage, on dit : « t’inquiètes pas, ça c’est Mika, faut le connaître »…. ils pourraient autant dire : « Rhââââ, v’la le barde qui débarque avec sa mandoline » !!!

Barde

Après les politesses, vient le temps de la manutention pour réserver un espace d’herbe où monter mon DG600. Comme à chaque fois, j’ai beau faire de « belles » housses pour réunir et protéger les ailes, c’est un bordel sans nom quand j’en prends trop dans les bras par flemme de faire un deuxième voyage.

Mais tout est finalement déchargé et je peux entamer le déballage à coté de l’Alpina de Patrix.

Même à 10 bons mètres de moi, j’entends les copains se marrer. Alors forcément, je relève la tête pour participer mais comme il sont en train de me vanner, je fini par rire avec eux…de moi-même.

Passé une dizaine de minutes tout est paré pour le premier vol.

Les pilotes amènent leur planeur au bord de la piste pour organiser un ordre de passage pendant que Fabienix avance le Bidule remorqueur.

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C’est l’Alpina de Patrix qui commence et très vite la rotation se rode pour enchaîner les remorquages.

Il y a pile une semaine que le DG600 a connu son flytest et tout c’est très bien passé. Pour optimiser malgré tout la finesse du vol, j’ai légèrement reculé le centrage. On va voir ce que ça donne.

Entre les commentaires sur les vols en cour et les pré-analyses des décollages à venir, les discussions battent leur plein. On se chambre un peu pour mettre la pression à ceux qui sont déjà en l’air, on essaye de porter la poisse à ceux qui se mettent en place pour partir. Juste pour agrémenter le spectacle. En résumé, on se détend en crispant les autres mais comme on le fait tous, personne ne s’en formalise. Et c’est justement ce qui fait de cette ambiance une raison suffisante pour laisser un moment nos vies quotidiennes et retrouver les copains autour de nos modèles.

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Arrive mon tour. Je porte le planeur de 3m60 en fauchant la tête de Robinix au passage. Fallait pas être plus grand que moi…
Bien sur je rigole, j’adore Robinix. C’est un fin pilote du haut de sa récente majorité et ses conseils de pilotage sont toujours affûtés. Robinix, c’est le genre de surdoué qui sait tout faire avec une radio. On en a tous au moins un comme ça dans les clubs qui nous fait baver par la facilité avec laquelle il enchaîne une voltige débridée, les mains dans le dos et un doigt dans le nez…c’est dire s’ils sont balaises !!!

C’est pour tout ça que je lui ai finalement rendu son scalp.

Je tends mon appareil photo à Régix pour shooter le DG en vue d’illustrer ce rapport de vol.

Je Pose le DG en bout de piste derrière le Bidule. Robinix, pas rancunier pour un copek, m’emboîte le pas pour un coup de main. Il m’amène le câble que j’accroche au planeur. En place derrière la dérive, je teste les gouvernes et Robinix soutient le saumon d’aile qui frotte le sol pour l’épargner au démarrage.
Je rends à Fabienix son petit signe du pouce pour l’informer que je suis prêt et c’est parti. En 10 mètres à peine, le planeur quitte le sol pour suivre son tracteur en virage à bonne allure.

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Passé 200 mètres, j’informe mon chauffeur que je libère le cordon qui nous relie : « je largue ! » – « ok ! »
Et c’est parti, je stabilise l’assiette du DG et le Bidule plonge dans le vide pour rejoindre le prochain planeur à remorquer.
C’est là qu’il faut crier « piste !!! » pour avertir que l’on va poser. Et les pilotes au sol de répondre « piste claire ! » pour avertir du bon dégagement de l’espace d’atterrissage.

En vol, j’apprécie d’avoir reculé le centrage. Le planeur vole moins vite et devient plus exploitable pour chercher les ascendances.

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L’atterrissage ne pose pas particulièrement de problème si ce n’est que mon approche est élargie pour m’éloigner du parking et revenir vers la piste avec plus de mal que prévu. Tout le monde était crispé, presque terrorisé, à l’idée que je ne puisse revenir. Pire même, que je m’affale en perte de vitesse dans la partie asséchée de l’étang !
Mais le planeur est très fin et la gestion de la compensation des crocos me permet de déposer le planeur sur l’herbe à l’entrée de la piste en asphalte. Tout le monde souffle et la tension retombe. Je suis même félicité pour la manœuvre alors que je me confonds en excuse pour cette dangereuse estimation des distances de vol qui m’a presque fait survoler le parking.

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Heureusement tout s’est bien terminé mais je visualise mon parcours pour en rectifier les repères.

Pour le dernier vol, personne ne se porte volontaire derrière le remorqueur. Je saisit l’occasion pour installer mon planeur en bonne place, me disant que je veux voler au maximum pour les débuts de ce DG600.
Je fixe l’attache qui relie le remorqueur au planeur puis me prépare au décollage.

Un signe à Fabienix et c’est le départ. Le parcours de prise d’altitude décris un « S » et je dois impérativement suivre les inclinaisons de mon tracteur. Mais le soleil a bien baissé et la voilure reflète au loin. a tel point que je ne vois plus, l’espace d’un instant, les mouvements de roulis anarchiques qui amènent le planeur à rompre le cordon.
Fabienix râle gentiment et je rétabli l’oiseau pour éviter le décrochage.
Le remorqueur pose en premier pour constater une dangereuse baisse des batteries d’alimentation de l’avion et même de la radio !

la séance est donc terminée. Je pose le DG doucement et rejoins les copains qui démontent leurs modèles.

Certains partent dès le matériel chargé et d’autres, irréductibles, sortent leurs glacières pour terminer avec un dîner de groupe entre gaulois.

pique-nique

Cette fois-ci, contrairement à mes projets initiaux, je ne serai pas de la partie et rejoindrai ma chérie autour d’une autre table de gaulois bon vivants, en famille.

Repas

Mais que ce soit en famille ou au club, chaque convive trouve sa place. Si ce n’est pas le nom que nous avons en commun, c’est la passion…

Et voilà pour ce rapport de vol que je voulais un hommage aux copains du MACH34…

A bientôt avec un nouveau planeur dont je vous ferai la présentation. Un autre performeur qui m’a demandé de sacrifier une machine de valeur pour le financer.
Avec l’Elf, le Miniexcel, le DG600 et l’Alpina il composera mon parc de modèles « ultimes », restreint aux meilleurs que j’ai piloté.

A plume tous,

Mikobélix.

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