L’Hexa 1.5 pour dompter l’énergie…

Hexa11Séance de vol du 18 février 2017

…à la saison 2017…

Salut les fins pilotes,

Comme annoncé, je vais vous raconter un peu l’expérience faite d’un vrai planeur de Voltige Très Près du Relief (V.T.P.R.).

Après l’essai bien décevant du Vagabond trop flexible qui empêchait toute exploitation de cette nouvelle discipline acrobatique, j’étais à la recherche d’un remplaçant pointu et « en dur ».

C’est le hasard des rencontres qui m’a fait croiser Jérémy, alors que je cherchais un chirurgien post-crash pour mes planeurs.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2016/12/22/doc-je-a-la-clinique-du-planeur/

JEREM-AERO, en plus de guérir les blessés, développait aussi ses propres modèles avec en vedette, ce petit planeur de voltige extrême qu’est l’Hexa « 1.5 » pour 1m 50 d’envergure.

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Ce nouveau moustique est arrivé dans mon parc planeur non seulement comme remplaçant du Vagabond mais aussi et surtout comme planeur passe partout entièrement démontable à l’encombrement minime.

Initialement destiné au vol de pente, j’ai trouvé plus judicieux de le motoriser eu égard à mon terrain d’évolution principal en plaine. Étendant par là même son domaine de vol et sa polyvalence.

Le flytest s’est fait au terrain du club avec les copains autour et l’angoisse de circonstance dans le dos. Les gouvernes sont démesurées, gage d’un potentiel sauvage sur tous les axes. Des ailerons mobilisants un tiers de la corde d’aile épaulés d’un stab pendulaire à grande amplitude et d’une dérive visiblement redoutable aux débattement maximums.

Le petit, est venu avec moi monté dans la voiture et c’est d’autant plus rapidement qu’il est prêt à prendre l’air.

Mon pote Sébastien est au lancé. Dernier check des commandes, face au vent moyen, plein gaz et montée sous grand angle, surfant sur le souffle d’Éole.

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Tout de suite la réaction énergique aux ordres, calme les ardeurs du pilote et je m’applique à limiter les mouvements de commande sur tous les axes. Remise à plat au haut tout en coupant la traction. Quelques coups de trims adaptés et premières évolutions sur tous les axes, dissociés puis combinés.

C’est nerveux, ça semble frétiller d’impatience et 50% d’expo apaisent difficilement le roulis aux grands débattements volontaires.

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Apparemment amadoué, l’Hexa se laisse plonger pour un premier tonneau d’expérimentation. Comme à l’accoutumé, j’envoie progressivement le manche d’aileron en coin préparant l’ordre piqué au passage dos mais voilà que le voltigeur balance deux ou trois figures d’affilées sans que j’ai le temps de réagir en quoi que se soit. « Ooooh, puréééé !!! », « vaaache ! », « c’était chaud là, les gars ! »,…

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La pétoche m’a pris et je ne savais même plus dans quel sens était arrivé le p’tit nerveux. Je venais de tourner une série de tonneaux en lisse à la vitesse d’un déclenché violent. Je n’ai même pas su les compter tant la surprise du défilement m’a figé. A partir de là, j’ai commencé à reconsidérer la détente d’abord affichée et j’ai assez rapidement envisagé un retour au sol dans des conditions plus sereines.

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Approche large car l’Hexa allonge incroyablement de ses petits 500 grammes. L’assiette est quand même délicate à contenir et les mouvements d’aile ne demandent qu’à se libérer. Au prix d’une concentration particulièrement engagée, le frelon a enfin glissé sur le sol sans heurt pour le plus agréable soulagement du pilote. Oufff…..

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La tension peut enfin baisser et mes projets de voltige débridée proche du relief semblent doucement reportés. Du moins jusqu’à réellement dompter l’énergie de ce micro planeur aux ambitions qu’il va falloir contenir encore quelque temps.

Depuis ce jour de flytest, j’ai multiplié les vols de l’Hexa 1.5. Souvent au sortir du travail puisqu’il reste à demeure dans le coffre de la voiture, à la place du Funglider. La consommation ridicule du set de propulsion permet de voltiger une bonne quinzaine de minutes avec un seul accu entre montées énergiques et badins terribles avec ressources acrobatiques. J’attends les beaux jours et les virées au Pic du Vissou pour tester la bête en vol de pente, qui est son terrain de jeu par essence.

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J’ai récemment eu l’occasion d’éprouver la robustesse du rocker lors d’un atterrissage d’urgence suite à décollage (sans jeu de mots) de la platine des servos d’empennage.

L’arrivée en oscillation a entraîné un claquage au sol qu’aucun autre de mes petits planeurs n’aurait encaissé. Du petit mais costaud donc, paré pour son exercice de prédilection avec les atouts d’un champion.

Voilà les copains ce que je peux vous dire sur le vol de ce petit nouveau « made in france » en attendant le déridage du pilote aux beaux jours venus.

Si tout se passe bien, le prochain rapport de vol concernera le flytest d’un nouveau planeur de remorquage que j’ai voulu petit pour autant servir au vol de pente dans les endroits exigus : Le Pilatus B4 de 3m…

Bons vols à tous et à nous la nouvelle saison !

Mika.

😉

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Doc Jé’ à la clinique du planeur…

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…au courage de Jérem’…

Salut les glideristes !

Aujourd’hui, pas un rapport de vol mais plutôt une parenthèse qui s’inscrit dans le quotidien de tout modéliste. Après la construction et le vol, arrive parfois le crash.

C’est une donnée intégrée par tout les modélistes. J’en ai d’ailleurs largement été victime depuis mes débuts et les premiers rapports de vol du blog en ont détaillé les circonstances malheureuses.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2014/03/23/seance-de-vol-du-4022014/

Alors bien sûr, au début, il suffisait de jouer de la cyano sur de la mousse jusqu’à ne plus reconnaître la forme du planeur original.

Puis, fort d’un semblant d’assurance, je suis passé à des modèles « en dur », à la construction plus complexe des ailes en structure, voire poly-coffrées et depuis peu au top du tout fibre.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2015/12/23/lorion-a-la-fibre-dun-champion/

Et à partir de là, j’ai compris ma douleur en réalisant l’abysse qui existait entre les techniques à maîtriser pour déboucher un tube de colle et celles qui pansent  les morceaux d’un « vrai » planeur.

J’ai aussi réalisé que de relatifs progrès en pilotage ne suffiraient pas à épargner mes plus beaux modèles. Alors quand j’ai vu le résultat de mes tentatives de réparations d’autodidacte…qui faisaient surtout marrer les copains quand j’arborais naïvement un fier sourire de satisfaction devant l’article du résultat obtenu sur un planeur devenu pitoyable, j’ai dû me résigner à une alternative d’urgence.

A savoir, faire appel à des vrais compétents qui limiteraient le recours au vide ordure.

Le bouche à oreille de la communauté modéliste aidant, j’ai fait la rencontre de Jérémy.

Jérémy, c’est un fils de modéliste qui baigne dans une passion héréditaire depuis sa plus tendre enfance. Formé à l’école empirique des talents du papa, il a tout de suite manipulé puis maîtrisé toute la technicité qui me faisait largement défaut. Perfectionné selon un parcours de compétiteur, il en est venu à exceller dans le jeu des matériaux modernes que sont fibres, carbone ou kevlar.

Le top du top pour moi qui avais subit une série noire sur mes plus beaux modèles que sont le Strike chuté sur coupure lipo, le Miniexcel sur défaillance d’un récepteur compatible Futaba au décollage, l’Orion sur mauvaise sélection des mi-gazs à 1 m du sol en vol dos par 20 km/h de vent en travers et même l’Alpina dont j’avais mal vérouillé le stab pendulaire avant de l’envoyer sur une pente d’Aveyron.

alpina_millau1alpina_millau2alpina_millau3…SNIF….

Une hécatombe et un deuil éprouvant pour mon amour propre autant que pour mes économies, après un rapide calcul des frais de remise en état.

Et c’est là que Super Jérem’ est intervenu pour me sortir de l’impasse.

La procédure était simple, rapide et encore plus efficace :

  • J’ai transmis par mail les clichés des dégâts pour recevoir en échange une estimation du diagnostique de l’expert,
  • orion_crash1orion_crash2
  • J’ai envoyé mon colis comme un brancard à la clinique « Jérem-aero » (cliquez pour accéder au lien),
  • Docteur Jérem’ s’est jeté dans une intervention à fuselage ouvert en prenant soins de m’informer par photo des suites opératoires, jusqu’en salle de réveil,
  • Passé par la finition en chirurgie esthétique, une ultime photo du colis de retour ,
  • Et me voilà déballant le convalescent luisant de reflets neufs, prêt à retrouver son récepteur préféré  pour une rééducation de convenance.
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Le séjour en Charentes aura été une cure de jouvence pour plusieurs de mes planeurs condamnés qui ont maintenant retrouvé leur terrain de jeux aériens.

Et comme si cela ne suffisait pas, Super Jérem’ sévit aussi dans le montage de modèles à la carte. Encore une aubaine pour mes mains à faire des gaufres puisqu’en ce moment même, le Pilatus B4 remorqué qui donnera lieu à un prochain rapport de vol est sur la table de construction pour une arrivée dans quelques jours.

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Mais le plus épatant dans la panoplie des cordes à l’arc de notre archer modéliste, c’est qu’il conçoit et fabrique aussi ses propres modèles d’exception !

Premier projet aboutit qui m’a carrément fait fondre : l’Hexa 1.5 qui se superposera avantageusement à mon vagabond  en EPP trop mou jusqu’à flutter au moindre piqué de badin. Un petit planeur de voltige en pente (VTPR) poly-coffré rigide auquel je n’ai pu résister tant il saura effacer les défauts d’un Vagabond en EPP trop « flexible ».

…je vous garde la surprise de cette découverte pour un futur rapport de vol…

J’aurais donc l’occasion de reparler de ce petit passe-partout de 450 grammes ballastable, aussi à l’aise dans les tourbillons de votre pente préférée que satellisé par un sandow en plaine…

Voilà un état des lieux de l’historique récente d’un parc de modèle en évolution pour cette fin d’année 2016. Je ne manquerai pas de vous informer des surprises et projets à venir en 2017…

Bien à tous et bonne hibernation en cette fin de saison de vol toujours trop longue.

Rendez vous l’année prochaine pour un premier vol de nouvelle année…

Mika.

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Le Funglider, du fun mais pas que…

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Séance de vol du 13/11/2016

Salut les potos,

Oulà, il serait peut être temps que je la ramène parce que depuis le flytest éclair du méga planeur qui était sensé m’emporter vers la famille GPR, je n’ai pas beaucoup communiqué sur le blog.

Alors, souple comme vous m’imaginez, je suis parti dans un grand écart en passant de 6 m tout fibre à 1 m 30 tout mousse avec le petit, injustement méconnu, de Multiplex : le Funglider.

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Ce qui m’a poussé à opter pour un cahier des charge précis, c’est l’évolution des terrains, de la météo et des fenêtres de vol en cette fin de saison 2016.

En effet, avec l’arrivée des pluies d’automne, des inondations et des jours qui raccourcissent, il me fallait un modèle passe partout et prêt à tous les vols très rapidement. J’ai donc couché mes principaux critères sur papier :

  • Un planeur de petite taille qui puisse rester monté dans la voiture au quotidien, sans avoir à coucher la banquette. Pourquoi rester monté ? Et bien pour justement profiter un maximum des dernières lumières aux jours d’hiver diminuant, sans perdre le temps du montage/démontage. Une sorte d’optimisation de la fenêtre de vol en fait,
  • Un planeur totalement démontable (ailes et empennage) en cas d’escapades pour les vacances, histoire de le caser discrètement dans la trousse de toilette…mouais, passons…
  • Un planeur en mousse qui supporte les terrains humides, voire très/trop humides mais qui puisse aussi supporter les posés « accrocheurs » sur les pentes de garrigues,
  •  Un planeur qui trouvera son aise en pente comme en plaine, en thermique comme en voltige et qui ne rechignera pas à batailler dans le gros vent.

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Voilà un programme de recherche qui s’annonçait ardu et j’ai finalement du revenir à un moto-planeur qui avait attiré ma curiosité quelques mois plus tôt, quand mon Panda sport en deux axes aurait mérité des ailerons pour parfaire sa polyvalence.

Le seul produit sur le marché qui répondait à l’ensemble de mes critères était le Funglider. Trop peu connu à mon sens, compte tenu de ses réelles qualités de vol et de sa polyvalence remarquable. Son gros défaut, il n’est proposé qu’en version tout équipé à un prix rédhibitoire pour une mousse de cette taille.

Mais à bien y réfléchir quand on a le modèle en main, les 150 euros demandés ne sont pas vraiment volés.

Le petit dispose d’un stabilisateur pendulaire démontable hérité de son petit frère disparu, le Panda Sport. Pareillement, pour le cône turbo, le nez et la trappe d’accès à l’électronique en plastique dur. De même pour le système de clipsage des ailes l’une dans l’autre ou le dessin des saumons, inspiré du Solius.

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Passé cette rapide présentation du résultat de mes recherches, venons-en au premier vol test de cet inconnu.

J’étais passé un après-midi voir mon ami Éric, à Sète, pour discuter le bout de gras et lui montrer ma dernière trouvaille. On en a profité pour monter, régler et programmer le planeur en vue de son flytest.

Quelques jours plus tard, alors que la pluie épargnait un ciel accidenté, je n’ai pas retenu ma motivation malgré le soufflant de 15 à 20 km/h en rafales pour éprouver le presque moustique en condition réelles poussées. Pour un premier vol, ce n’était pas prudent mais sur de mes réglages et voyant le terrain de l’OMAT disponible, je me suis engagé sans autre forme de procès.

Sur le parking personne. C’est la première fois de l’année que je viens voler sur le terrain de mon ancien club. Habituellement, je passe plutôt serrer la paluches des copains. Là, c’est le désert et l’herbe haute révèle les grosses pluies que nous avons dernièrement subi.

Je sors le planeur déjà monté sur la banquette arrière, fais de même pour ma radio, branche la lipo déjà installée au centre de gravité et avance au milieu du terrain, malmené par le vent de Nord qui grossit.

Je stabilise le planeur face à Éole comme pour le défier, tel Samson toisé par Goliath.

Premier lancé sec, sans moteur, pour tester le réalisme du centrage adopté « instinctivement ». Le vent fait aussitôt monter le Funglider à trois bon mètres d’altitude, le temps que je rattrape  le manche de droite profondeur/ailerons pour piquer face au soufflant pour éviter le décrochage. Le dièdre de l’aile stabilise remarquablement le roulis. Le stabilisateur pendulaire réagit instantanément aux ordres pour doucement amener une pente de descente maîtrisée qui va faire littéralement glisser ma trouvaille jusqu’à une bonne cinquantaine de mètres malgré les rafales qui bousculent le poids plume sur sa trajectoire finale.

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Incroyable, un baptême du feu dans les pires conditions et le mini dompte l’adversité sans sourciller. Je suis content du résultat de mes recherches autant que de cet atterrissage sécurisant bien que contraint par les éléments déchaînés, à l’échelle de ce courageux poids plume.

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Après un deuxième lancé de validation, je me décide à entamer un premier « vrai » vol.

Je lance au plané, le Fun’ allonge une dizaine de mètres et je lance plein gaz le manche pour une montée que je réalise presque horizontale, forte d’un set de motorisation surdimensionné  qui satellise le moineau. Je le vois surfer la vague de mistral sans faiblir avant de le poser à son altitude de vol pour des essais de contrôle. J’ai choisi des débattements typé voltige pour tester les capacités joueuses du Fun’ dès le début. Avec ses petits 400 grammes, il a fière allure dans l’affrontement et ne se laisse pas dicter sa trajectoire par Éole, si fort soit-il. Et comme pour le narguer, il ne rechigne pas à plonger pour entamer ses premiers tonneaux, renversements, vols dos, et boucles inverses. Bien sur, le vent en rafales ne rend pas les figures d’une pureté biblique mais je peux largement imaginer le potentiel du planeur en situation calme. Cela m’aura peut-être même permis d’extrapoler un scénario en vol de pente.

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Il est maintenant temps de tester la batterie et j’entame une approche large et sécurisée  pour poser proche, déjà convaincu que le vent terminera de ralentir le poids plume.

Pendant l’arc de cercle décrit par l’arrivée en piste, le petit se fait emporter plus loin et je crains de ne pouvoir le ramener sans moteur. Alors, je tente le tout pour le tout et je pique pour prendre du mordant face au vent.

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A ma grande surprise je réalise que, sans même faiblir, le Funglider remonte les rafales, presque rageur, vu la différence de gabarit de l’adversaire. Mieux encore, il parade en passant devant moi à 1 mètre su sol comme pour revendiquer son émancipation.

Je n’ai alors d’autre choix que de relancer les Watts pour un nouveau circuit d’approche adapté à la fougue de ce surprenant tout mousse qui aura même sifflé comme un grand lors de ses passages bas.

Cette fois, je ne me fait pas surprendre et termine de diriger le sauvageon en dictant son posé plus proche de moi, non sans un sourire revanchard.

Comme à ses habitudes ma douce et tendre bien aimée s’est postée à l’affût pour piéger quelques scènes de vols qui illustreront cet article.

Retour à la voiture et vérification de la batterie 1000 mha 3s qui garde 30 pour cent de charge, passé dix bonnes minutes de vol au vent. Encore une excellente surprise et je suis ravi des performances du Funglider.

Plus récemment, j’ai eu l’occasion de consacrer une séance de plané au vol thermique alors que les changements de vent étaient propices au déclenchement de convections. C’était avec mon ami Sébastien qui s’est découvert un talent phénoménal pour dégoter les ascendances avec le Phoenix 2000 que je viens de lui vendre. Et comme je suis bien moins doué que lui dans l’exercice, j’ai pu tenir une demie heure sans poser en choppant les pompes qu’il balisait en spiralant. C’est vrai que pour le coup, j’ai été un bon gros parasite mais qu’est-ce qu’on s’est régalés !

Depuis ce flytest, je charge mes trois lipos au retour de vol pour être prêt à partir à la prochaine fenêtre volable.

Et voila, je voulais vous faire partager cette découverte ultra-logeable qui révèle des atouts indéniables pour voler partout, tout le temps et de toutes les façons.

A bientôt pour un nouveau rapport de vol et peut-être la découverte d’un super minus à coté de ce presque minus…

Bons vols à tous !

Mika.

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Le Ventus 2cx de 6m comme baptême GPR

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…à Patrice et aux Alains du club…

Salut les amoureux du vol silencieux,

Un rapport de vol particulier cette fois-ci puisqu’il s’agit du flytest de mon premier GPR. « GPR » pour Grand Planeur Radiocommandé.
Et le GPR, c’est une catégorie à part dans le modélisme planeur puisqu’il consacre ses pratiquants comme un adoubement religieux. Une sorte d’intronisation tacite à la confrérie restreinte qui parcoure le continent entre réunions et meetings dédiés. (photo Alain Dubau)

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Pour moi qui suis parti de débuts plutôt chaotiques, l’accès à ces modèles géants, pures maquettes aux vols hyperréalistes, n’était envisageable que par procuration alors que je rêvais en parcourant les rassemblements de passionnés qui exposaient leurs machines. (photo Alain Dubau)

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Bien sur, mon Alpina de 4m est déjà d’une taille conséquente et me ravi par son vol mais à l’échelle des plus petits GPR, il ferait office de presque nain. Mon DG600, pourtant d’aspect semi-maquette en 3,60 mètres, serait sans doute moqué pour se fondre dans la file d’attente du remorquage au milieu des monstres du double de son envergure.
C’est surement au nom de la sélection naturelle qu’il aura participé au financement de son remplaçant XXL en partant vers les falaises de Normandie, aux commandes de son nouvel acquéreur.

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Une des pointure de la bande itinérante des méga planeurs, avait répondu à mes investigations en m’orientant vers Cédric qui vendait un ventus 2cx de HF Models. La machine était réputée et son vendeur tout autant. Renforcé par ma confiance en Pascal, je n’ai pas tardé à prendre contact pour clore l’affaire.

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Lors d’une brève rencontre à mi chemin entre Montpellier et Gap, j’ai pu prendre livraison de mon planeur hors norme. « Hors norme », je l’ai bien senti en ouvrant le haillon de la 207 pour trouver le moyen de charger confortablement les 6 mètres d’envergure, même en quatre parties.
Avant de valider la possibilité d’un tel achat, j’avais demandé à Cédric les mensurations de l’engin pour tester ma capacité de chargement avec des planches aux même cotes. Pas de chausse pied disponible mais une expérience éprouvée des Lego de mon enfance qui auront permis de caser l’ensemble dans un relatif confort.
Ce qui ne m’a pas empêché de réinstaller au mieux le bébé en plusieurs arrêts sur le chemin.
Plusieurs arrêts dont l’un d’eux s’est fait dans la famille de Robin qui m’a forcé à un détour sur le trajet pour lui montrer l’objet. C’est là que pour la première fois j’ai eu l’occasion de monter entièrement le planeur pour l’inspecter et prendre une série de photos. Merci d’ailleurs au grand-père de mon copain, journaliste de métier et qui a su saisir les premiers clichés mis en scène, d’un œil avisé.

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De retour à l’atelier, le Ventus a tout de suite trouvé sa place sur un chevalet entre mousse et protections plastiques. Paré pour sa préparation au flytest. Programmation, mesures de débattements, centrage. Tout y est passé avec une minutie encore plus poussée qu’à l’accoutumée, en suivant les valeurs communiquées par les experts.

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D’ailleurs, la programmation complexe de l’oiseau aux multiples commandes m’aura permit d’apprendre les subtilités qu’offre cette nouvelle radio que je ne maîtrisais pas dans ses retranchements. Et c’est ce qui m’a rendu d’autant plus fier lorsque j’ai annoncé aux copains que le planeur dont j’avais tant parlé était prêt pour son premier vol avec le remorqueur de Patrice, seul avion du club suffisamment puissant pour tracter les 13 kg du GPR.

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Rendez-vous pris avec Patrice et Alain pour un premier vol en petit comité le samedi matin à 10h00 puisqu’une fenêtre météo s’annonçait propice.
Comme à mon habitude, tout était prêt à partir la veille au soir pour être certain de ne rien oublier. La nuit n’a d’ailleurs pas vraiment été reposante, entre check list, visualisation de vol, pseudo calculs des distances d’approche, de taux de montée, de ligne de vol ou de précision des trajectoires.
Résultat, j’étais debout à 6 heures du matin pour revisionner les vidéos de vol trouvées sur internet. J’alternais entre inquiétude légitime d’un pilotage inconnu de planeur incomparable à ceux que j’avais eu et détente programmée en me persuadant qu’il ne s’agissait de rien d’autre qu’un « grand Alpina ». Au point même de m’imaginer le faire voltiger dans le meilleur des cas.

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Je fixais l’horloge qui annoncerait l’heure du départ mais n’y tenant plus, j’ai pris la route en avance, justifiant ce départ précipité par des arguments que j’étais le seul à trouver valables : « je préfère rouler doucement pour ne pas risquer d’abîmer le Ventus, j’aurais plus de temps pour bien le monter en attendant l’arrivée de Patrice et Alain, ça me détendra avant le vol,… ». Vous voyez le genre, quoi.

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Sur la route, je vois ce ciel bleu sans nuages qui facilitera la visibilité du vol. Le vent semble juste léger, suffisant pour porter l’ascension du remorquage et faciliter un atterrissage à moindre allonge.

Ciel_bleu

Vent_léger

Bien que matinal, il y a déjà quelqu’un sur le terrain qui teste un moteur thermique. Cela fait tellement longtemps qu’il n’y a pas eu de telle fenêtre de vol que nous risquons de voir notre « petit comité » s’étendre très vite.

La chose se confirme quand arrivent les voitures sur le parking alors que je termine de monter le planeur. Sur le large espace herbeux, les grands 6 mètres du planeur semblent communs et même petits. Plus petits en tout cas que l’image exagérée qui hantait mon imagination trop fertile en projections catastrophistes.

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Quelques échanges sur ma nouvelle acquisition avec les copains qui arrivent pour m’encourager et voilà qu’arrivent le remorqueur et son pilote. Pendant qu’il finalise le montage et fignole les réglages moteur, j’installe la balancine que je viens d’acheter chez Silence model. Un objet tout nouveau pour moi et qui évitera quelques maux de dos pour déplacer l’engin, l’accessoire typique du GPRiste, qui trouvera sa place à la ceinture quand il n’est pas en fonction sur l’aile d’un planeur.

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On se retrouve alors à tirer son modèle en laisse comme pour déjà faire sentir au modèle la hiérarchie à instaurer entre le pilote et le piloté.

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Pendant que Alain S. installe le Bidule de 3 mètres sur la piste, je positionne le Ventus aligné pour arrimer le câble de liaison, véritable cordon ombilical entre tracteur et tracté qui les rend interdépendants et solidaires. C’est là aussi une des particularités du remorquage qui le rend si convivial. Les deux pilotes de l’attelage naviguent de concert pour mener à bien une manœuvre commune. Un travail d’équipe dont chacun ressort satisfait d’une mission menée à bien. Un vrai échange de complicité indispensable à l’efficacité.

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Je teste toutes mes gouvernes sans arrêt jusqu’à l’arrivée de Patrice qui soutient le saumon gauche pour partir à plat. Alain me rejoint derrière le planeur et le signal de départ est donné. Le gros cube de l’avion gronde et mon GPR avance sur deux petits mètres avant que le train ne rentre sans raison et que Alain ne lance plus les gaz alors qu’il est déjà trop tard pour renoncer, au risque de cracher la paire en mouvement.

Le bruit strident du fuselage à nu qui racle le bitume est presque moins une déchirure pour le Ventus que pour son pilote mais à peine 5 mètres suffisent à soulever le planeur qui monte régulièrement.

Ma concentration que j’imaginais sereine à subit l’injection d’adrénaline quand ma radio s’est exclamée : « tension du récepteur ! » pour annoncer que le système radio rencontrait une défaillance de liaison. J’ai tout de suite amplifié l’alerte à voix haute pour avertir Alain.

Ancien militaire qu’il est, rompu aux situations d’urgence en plus d’être pilote émérite, mon copain a tout de suite viré à 90 degrés sur la droite pour se libérer du cordon qui tirait le stab avant de larguer et de s’effacer à la verticale pour dégager le champ d’évolution.

En perte de Vitesse et entraîné par cette même aile gauche que soutenait Patrice au décollage, mon planeur a amorcé le début de vrille que je redoutais, sans que ne répondent les ailerons, trop peu soufflés par la faible allure.

Une fois la chute engagée, le roulis est redevenu contrôlable et j’ai pu redresser l’axe de vol, toujours emporté par mon aile gauche.

Pénalisé par ma faible allure et un roulis asymétrique j’ai choisi d’adoucir ma descente en spiralant jusqu’à trouver le meilleur endroit pour poser au mieux sans casser.

Au fur et à mesure que ma spirale touchait sa fin de course et perdait de sa vitesse, mes ailerons perdaient de leur efficacité. Je n’ai alors pas eu d’autre choix que d’aplatir tant bien que mal mon assiette de vol pour toucher le sol avec une moindre incidence.

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Au final, je n’ai pu rétablir complètement l’axe et mon GPR a perdu de sa superbe en s’affalant après le bout de piste, dans des broussailles qui  cachaient le rendu de mon ultime manœuvre.

A priori, la trajectoire qu’avait décrit le planeur en final laissait supposer très peu de dégâts mais je ne pouvais me convaincre d’optimisme tant que je ne serais pas sur place.

Comme beaucoup d’entre vous l’ont sans doute fait dans pareil situation, j’ai engagé une foulée lourde d’angoisse en chassant de mon esprit toute image catastrophique supposée.

« Pas ça, pas aujourd’hui, pas lui,…. » et je refusais toute fatalité pessimiste pendant que Alain F., reporter de ce flytest, emboîtait solidairement mon élan.

Au fur et à mesure de mon approche, la perspective dégageait le spectacle d’un colosse résigné en détresse. Alain m’indique une énorme souche à un petit mètre du saumon droit en relevant cette « chance dans mon malheur » mais il me faut un moment pour tempérer le flux sanguin qui palpite et réellement apprécier la relativité en scène.

Je finis cette méditation en dédramatisant l’épisode malgré la déception d’un premier vol avorté. Cela aurait pu être pire et le planeur intact suffit à rapidement me décider pour un second essais histoire de conjurer le sort. Il s’agit « d’inverser la spirale » négative pour le coup et de positiver la suite des préparations.

Le planeur sur l’épaule et le pas incisif en guise de marche sacrée, j’avance vers le point de décollage entamer un second flytest qui effacerait ce premier accident.

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Je dépose le planeur sur la piste à la grande surprise des copains qui se montrent inquiets et solidaires pour me réconforter. Alain S., pilote remorqueur, inspecte l’oiseaux et me confirme qu’aucun organe n’a été fragilisé. Confiant en ses paroles d’expert, je peux me concentrer en vue du vol pendant que je lance un regard sur ma douce qui, à coup sur, doit se mordre les lèvres à l’idée d’une catastrophe annoncée. Je la rassure et elle ne veut pas croire que je retente l’expérience. Et avec la discrétion que je lui affectionne, elle ne manifeste pas plus son inquiétude.

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Redémarrage du Bidule remorqueur, tension du câble de remorquage, contrôle des commandes et Patrice vient soutenir le saumon gauche pour aligner le roulis. Démarrage de la caravane et après quelques secondes de tension du pilote comme du filin, rupture de l’accroche qui laisse partir le remorqueur seul…

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Le fusible a fait son office et c’est une deuxième déception que je ne peux m’empêcher d’interpréter comme un nouveau signe annonciateur. L’incident est sans conséquence et je repars pour un troisième essai. Même protocole, même assistance de Patrice et voilà mon Ventus qui s’élève régulièrement avec l’inertie caractéristique des grandes plumes. C’est un plaisir nouveau et une technique de pilotage plus anticipée qu’il faut adopter. Un peu comme un bateau qui ne répond pas automatiquement à l’ordre du gouvernail, freiné dans ses mouvements par l’élément fluide et dense qui le contraint.

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Alors, je navigue en harmonisant au mieux ma trajectoire avec celle du tracteur. Pas si facile d’anticiper le cap de l’avion devant quand il faut soi-même anticiper le pilotage du lourd GPR. En intellectualisant le vol je finis même par me détendre et quand arrive le moment de rompre le cordon de mise en altitude, je n’entends presque pas les commentaires de l’assemblée sur les qualités volières de la machine.

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Je suis quand même sorti de ma torpeur par cette même aile gauche que je dois contrer en permanence et même le trim tiré au maximum de sa course ne parvient pas à guérir le mal. Encore une fois, je peste contre ce défaut qui gâche ma découverte du vol de grande envergure. Ajouté à cela ma radio lance des alertes de tension du récepteur qui renforcent mon inquiétude peut-être plus encore. Toutes les trajectoires en lisse ne sont pas saines et le planeur passe à notre verticale en grondant de puissance et de finesse. Quelques évolutions me décident à préparer une approche de la piste.

Cédric, que j’ai délesté de l’oiseau m’avait prévenu de l’allonge critique à prévoir mais le vent de trois quart à la piste me permettait de freiner l’allure.

J’ai abordé ma venue au loin pour me laisser le temps de peaufiner la ligne de vol, toujours handicapée par un roulis à gauche que je devais contrer dangereusement en combinant ailerons et dérive ajouté aux flots du vent qui semblait jouer avec le planeur comme avec un voilier en grosse mer.

Mon circuit est accidenté et je veux absolument éviter que le planeur me passe sous le nez pour effacer la piste. Sans doute m’aura-t-il entendu puisque les éléments ont fait en sorte de le freiner bien avant une sécurisante entrée en piste et mon bel oiseau s’est posé sur l’herbe de la piste récemment prolongée pour palier aux manœuvres de cet ordre.

Bien sur, la ligne d’atterrissage au contact sol n’a pas été parfaite et le planeur a engagé un tiers de tour sur le saumon mais le modèle est maintenant immobilisé, en sécurité.

Alors forcément, je ne peux m’empêcher d’être déçu par ce vol chaotique qui clôture une séance de flytest dont j’attendais peut-être trop. Et je vais devoir reprendre tous les réglages que j’espérais idéaux. Plus encore, trouver l’origine de mon problème de tension récepteur et là, ça va être plus ardu.

Les copains, devant les soupirs qui ponctuent ma prestation, dédramatisent en essayant de me convaincre que le planeur est sain, qu’un planeur est toujours long à régler, que c’est une machine différente de celles pilotées jusqu’alors. Leur empathie force mon respect mais je ne démords pas de mon ressenti aux manches.

Le dernier contact sol marquera la fin de cette séance de vol. Patrice, démontera le gros Bidule pendant que je charge mon Ventus pour une révision complète avant sa prochaine sortie.

Voilà pour ce baptême houleux qui ne m’aura pas pour autant découragé. Bien au contraire, j’ai intensifié mon travail à approfondir les réglages et la préparation de ce superbe Ventus 2cx qui promet de m’emmener aux premières rencontres GPR.

Mais si je pourrais y participer en tant que pilote, je n’en resterai pas moins rêveur devant le spectacle des machines d’exception qui évoluent dans leur élément.

A bientôt pour un prochain article modéliste qui, je l’espère, saura vous divertir…

Bien à tous les copains modélistes,

Mika.

 

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Strike 2 : le retour des Avengers

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…à l’Archer vert…

Salut les super-modélistes,

Si vous avez suivi mes récentes aventures, il ne vous aura pas échappé que l’exercice du lancé-main domine mon activité modéliste en ce moment.

Si j’ai historiquement découvert la discipline avec une Libelle et deux Elf, ce n’était que pour me réaliser un jour dans le « vrai » F3K, qu’aura été, trop accidentellement, le Blaster.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2014/11/20/seance-de-vol-17082014-flashback/

Plus récemment, j’ai tenté une timide récidive avec l’innovation Strike qui m’a transporté dans son lancé au point de changer mon enthousiasme en véritable passion pour le vol thermique de basse altitude. Et encore une fois, j’ai cru pouvoir développer mes performances en acquérant le Stream, sensé pulvériser des records qui se sont révélés plus accessibles dans le monde parallèle de ma tête que celui du terrain de vol. Fort de la préparation mentale inspirée par le Strike, j’ai alors maîtrisé le peg du grand frère jusqu’au tour de rein qui a terrassé un moral de winer sur le retour.

De « retour » il s’agissait bien quand je suis revenu à la dure réalité de l’âge avançant. Action-réaction. Tel un héros des temps moderne, j’ai tranché dans le vif de la douleur en revendant le Stream tout juste volé, pour renforcer les bases d’un talent que j’aime à penser naissant, quitte à être le seul croyant.

J’ai donc usé des fruits de la revente pour tout de suite doubler ma puissance d’action grâce à la nouvelle gémellité de mon Strike. Ni une, ni deux, j’ai harponné un Strike bis qui attendait une adoption de cœur chez mon distributeur exclusif préféré : Thor.

Comme ce frère de bataille méritait, lui aussi, la force d’un barbare, je l’ai tout de suite envoyé en formation chez THE champion pour un montage « over the top ».

C’est l’archer vert qui a accepté d’assurer l’entraînement de celui qui devait être le deuxième des Barbarians. Au réveil, Pierre est plutôt comme vous et moi. Les cheveux ébouriffés, la marque te l’oreiller baveux sur la joue, des chaussons troués qui laissent apparaître un ongle d’orteil trop long pour ne pas marquer le plancher et surtout une haleine de poney.

ChaussonTrouéParquetRayéPoneySinge_Haleine

Mais une fois avalé son petit écolier, bu son lait fraise et gargarisé son chocolat poulain…rapport à l’haleine, il reprend du poil de canasson pour se parer de sa tenue couleur Cetelem, arborant un carquois d’empennages et surtout son arc Ulon lui permettant de décocher les planeurs à plus de 70 gros mètres.

PetitécolierLaitfraiseChocopoulain

 

Cetelemarcher vert ok

Tout s’est logiquement organisé :

D’un côté, Thor a directement envoyé le colis chez l’archer. Et comme Thor a rarement lui-même (tort), il avait eu raison de préférer un envoi manuel pour déjà faire goûter au paquet le vol plané, histoire d’inspirer son contenu dans l’œuf. Puisqu’on dit le fœtus sensible aux événements extérieurs, pourquoi pas…

 

Thor_portrait OKThor_Colissimo ok

Thor_bébé

De l’autre, Batmoi-même a fait suivre simultanément les servos et le récepteur pour compléter le nécessaire à la formation du gladiateur des airs. Ouais, je sais, j’aime bien parler de moi à la troisième personne, c’est une question de détachement, rapport à la méditation transcendantale et tout et tout…

Méditation

Bref, le tout est que en seulement 7 petites heures après réception, voilà que Pierre me contacte pour annoncer la fin de la formation peaufinée. Forcément, comme vous sans doute, je me suis vu époustouflé par cette nouvelle superformance digne d’un super lui-même.

D’autant que le colis n’a pas non plus mit longtemps à débarquer au central de ma petite poste de village, siège de la logistique des trop nombreux colis de modélisme que je reçois. Et à voir votre tête coupable en lisant cette phrase, je ne suis pas le seul dans ce cas !

Chien_coupable

Maintenant que le couple de Strikes était réuni pour le meilleur et…le encore mieux, Batmika allait pouvoir rejoindre le clan des supers héros que forment les célèbres Avengers.

Logo_Avengers

Armé de mes deux Strikes, Bruce Lee et ses shurikens n’avaient qu’à bien se tenir. Je rentrais dans la légende des mecs dont on fait des dessins animés. Et je ne parle pas de Pikachu, petit poney (sans parler de Pierre au réveil !) ou Dora l’exploratrice avec son singe, armée d’un sac à dos et d’une carte.

PikachuPetit_poneyDora_exploratrice

Noooon, je parle bien des vrais héros balaises aux muscles saillants, le regard belliqueux et la bouche crispée de douleurs courageusement contenues. En un mot comme en trois : moi au quotidien….euh, p’têt pas pour le coté saillant des muscles mais sinon, c’est l’idée…

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Bref, il me fallait rejoindre la bande des Supers eux pour devenir le clan des Super nous !

Fred, m’avait indiqué qui faisait partie du Team pour me rapprocher et me fondre dans l’esprit collectif de l’aigle.

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D’abord, il m’a parlé de Iron man (Jean-Guy dans la vraie vie), moins rouge timide que jaune crise de foie mais qui dominait le VGM comme personne. A mon instinct naissant de super héros, j’ai d’abord pensé qu’il parlait de Vieux Gros Moche mais je me suis très vite repris en remémorant les séances de karaté du Père Noël, qui n’était pas homme à se laisser mener même au 2.4 ghz.

PereNoel_KaratéIronman OK

Alors en compulsant les classements d’excellence des références de la discipline « VGM », j’ai enfin compris qu’il s’agissait en fait de « Voltige Grand Modèle ».Alors dans le genre grand modèle volant truffé d’électronique, j’ai vite saisi en quoi cela décrivait pareillement Iron Man et ses gadgets.

En tout cas le type était vraiment sympa et dès la première poignée de main, j’ai bien senti….que cet enfoirée de boîte de conserve shootée aux pistons hydrauliques avait sinon des vrais super pouvoirs, au moins une sacrée poigne mécanique qui émiétait mes phallanges.

Bien évidemment, je n’ai rien montré de l’atroce torture infligée, même à genoux devant lui avec les yeux remplis de larmes et le souffle rauque qui bavait du sang .

Je me suis simplement relevé dignement comme le fait toujours Batmika dans les pires moments et la main sur le Top Strike, hochant la tête avec mon double menton qui balotait, j’ai lançé la phrase qui deviendrait l’emblême du courage et de l’abnégation brute qui me caractérise naturellement : « même pas mal » !!!

Batman_Ironman

J’imagine qu’il n’en menait pas large le férailleur à ce moment là. Il ne devait pas s’attendre à une telle réplique pleine d’assurance…mesurée !

Le choc des titans passé et ma première super-rencontre formalisée, je suis passé au suivant de la super bande, à savoir Ronan (Hulk dans la fausse vie) et sa démesure tant dans le hurlement sauvage de colosse vert moisi que le gabarit de son immense GPR de presque 8 mètres. Pour tout dire, ils m’ont forcément impressionné quant je suis tombé face à face, avec mes deux Strikes à la ceinture et mon air faussement sûr de lui. D’ailleurs, va falloir que je travaille mon regard menaçant parce que ça l’a plus fait marrer qu’autre chose…

HulkVSBatmanHulk_sourire

Donc, j’étais face à Ronan et son KA6, qu’il était bien le seul à pouvoir soulever.

Hulk_KA6

Hulk était le premier des Avengers que je rencontrais à avoir de vrais super pouvoirs. Et c’est pas sa chemise déchirée ou son jean en lambaux qui diront le contraire.

Hulk_vêtements_déchirés

Faut dire aussi qu’il l’a bien cherché à faire le joli cœur qui force le bronzage UV aux rayons gamma.

Résultat : un teint banane pas bien mûr et des nerfs à fleur de peau. Alors dans le genre beau gosse séducteur, c’est pas vraiment ce qu’on a fait de mieux.

Banane_pas_mur

Bien que d’un physique pas vraiment avenant, j’arrivais à la rencontre du géant vert sans maïs qui esquissait un large sourire à la vue des deux rapaces sauvages qui ornaient ma ceinture. Alors Je l’ai tout de suite imaginé péteux et impressionné…comme quoi, tout est dans la tête, à voir l’engin qui, en réalité, me bouffait du regard sans sourciller !

Et ne pas sourciller quant on a des perruques aussi fournies au dessus des yeux, c’est pas une mince affaire…

Géant_vertHulk_Doublevisage copie ok

Bref, le bourrin a fini par se calmer et c’est Ronan qui a pris le dessus pour calmer l’ambiance et discuter un peu de son planeur géant qui, hormis sa couleur, ne serait pas sans rappeler le colosse XXL que je venais de rencontrer. A ça, je ne vous cacherais pas que la bête entoilée serait aux petits oignons dans la liste de mes projets modélistes mais encore une fois, c’est la Mikamobile qui mettrait son véto pour épauler Batgirl. Au point même que la voiture aurait plus de place dans le modèle que l’inverse.

Pendant que l’ambiance est plus zen et avant que « petit-brin-d’herbe » ne me refasse le coup du mec gonflé qui n’a aucun savoir vivre, j’ai profité que Ronan cherche le nid de vache que je lui pointais du doigt pour m’éclipser comme un fourbe.

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Direction, ma prochaine rencontre avec Captain América et son gros frisbee.

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Plus près de ma batcave, dans la banlieue de Gotham, sur le terrain du MACH, j’ai retrouvé Captain Mathieu qui peaufinait ses lancés de Vortex pour viser au mieux l’ascendance qui filait au vent.

A la différence du reste de la bande, je connais Mathieu depuis pas mal de temps déjà et c’est lui qui m’a le premier, poussé vers le lancé de planeurs façon hernie discale (« DLG » pour Disque Lombaire Grillé).

Fort de son expérience, il me disait que c’est la technique du lancé qui me préserverait de douleurs alliée au bon repérage des thermiques pour un temps de vol plus long sans relancer. CQFD….. »C’est Qu’il se Foutait De ma gueule », je me disais quand je ramassais des brochettes de disques usés sur un sol toujours trop bas. Et j’étais bien heureux de faire filer mes petits jumeaux super lights sans broncher.

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J’ai quand même pas voulu trop l’impressionner par sympathie mais juste marquer la hiérarchie au nom de ma modeste supériorité.Et comme on est pote malgré tout, on a fini par un tour à mon atelier histoire de discuter de ma future intégration au sein de l’aigle autour d’une Batbinouse.

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Mais c’était pas le tout et il allait bientôt falloir se remettre en route pour boucler la boucle.

 

Pour clôturer la tournée de mes nouveaux « super-potes », c’est le BatAlpina qui allait m’amener vers ses origines : les Alpes…Suisses plus précisément, pour rencontrer le dernier super copain composant « notre » superbande.

je n’ai pas eu besoin de poser le fuselage au sol pour voir spiraler le surfeur d’argent dans la vallée. Avec un nom pareil, je comprenais mieux qu’il prenne ses quartiers en Suisse.

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Personnellement, de la Suisse je ne connais que  ses paysages de rêve sur les vidéos de vols de pente et les chocolats trop bons pour prendre le temps de les déguster, jusqu’à finir avec une crise de foie et la tronche d’Iron man.

A voir Richard faire glisser son Skiff sur la colonne de portance, je me dis que l’exercice est naturel pour le pilote qui fait corps avec le planeur comme un surfeur avec sa planche.

A ce qu’on m’a dit, le surfeur d’argent n’était pas vraiment copain des Avengers de l’Aigle jusqu’au jour  où il  a proposé des placements avantageux déduits d’impôts aux autres membres. A partir de là, un vent de franche camaraderie désintéressée a soufflé sur la famille des vengeurs.

L’air des montagnes devenant de plus en plus frais au soleil couchant, je me suis décidé à entamer mon approche  en douceur. Mais le givre couvrait déjà la verrière alors que mes membres s’engourdissaient.

La sensation s’accentuait au fur et à mesure que je descendais pour mieux entendre Richard, qui me parlait trop doucement. Au point que bientôt, un frisson me parcouru le dos quand j’entendis le miaulement plaintif de mon chat qui réclamait un plein de croquettes…

J’ouvrais difficilement les yeux sur le carton du Strike que je devais être en train de régler  au moment de mon assoupissement. J’avais du mal à faire la part des chose entre souvenirs embrumés d’une réalité un temps abandonnée et l’intime conviction d’être le nouveau membre d’une équipe de super-héros.

Mais le plus troublant a été quand j’ai posé les yeux sur mon deuxième mini lancé-main…

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…/….

 

 

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STREAM POKER

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Séance de vol du 19/03/2016

…à tous nos frères et sœurs Belges…

Salut les copains,

Ce coup ci, je ne vais pas attendre le deuil d’un modèle pour vous raconter son premier vol catastrophique dans le but d’exorciser le mal qui ronge tout modéliste blessé par la perte de son oiseau, jadis de bon augure.

Pour autant, il s’agit bien là d’un deuil. Mais plutôt le deuil de mes aspirations dans la suite logique des vols enthousiasmants du petit Strike.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2016/02/22/le-strike-il-a-tout-dun-grand/
Comme je gardais toujours à l’esprit la frustration du Blaster, je m’étais promis de prendre une revanche sur l’épisode tragique qui avait écourté ma découverte du « vrai » lancé-main.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2014/11/20/seance-de-vol-17082014-flashback/

Bien que remarquablement volontaire, le Strike devait ne m’apporter qu’un avant goût dans l’aboutissement de la discipline magnifiant le DLG.

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Comme un signe peut-être mal interprété, j’ai pris l’annonce de vente d’un Stream sur F3news pour une révélation biblique que je me devais de saisir.
J’ai sauté sur l’occasion sitôt quitté mes startings blocks pour ne pas laisser filer l’affaire proposée par Yannick.

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Un coup de sans fil, discussion sympa avec le vendeur, pas de marchandage car je n’aime pas ça et l’histoire est close au moment de raccrocher.

Je n’ai pas tardé à recevoir la bête à la poste et le colis en frite blindée d’un mètre cinquante dévoilait l’envergure de l’aile en une pièce. Lové dans son armure, le poids léger ne craignait pas les assauts d’un transporteur peu consciencieux qui avait laissé quelques impacts de sa prise en charge. Confiant dans la robustesse évidente du colis qui n’avait pas fléchi, j’ai assumé de réceptionner le paquet tel quel.

Le déballage au retour dans l’atelier a confirmé la justesse de mon choix. Le Stream dévoilait sa robe luisante aux reflets des néons. Voilà la réincarnation du Blaster venu faire renaître le phoenix du F3K entre les mains de Mika. Et c’est presque tel un sceptre que j’ai fait tourner l’animal flamboyant pour le contempler, réjoui avant de recoucher le totem sur son lit de housses.

S’en est suivi un temps trop long d’hésitation dans le choix du système d’alimentation qui a prolongé d’autant le délais pré-flytest.

Enfin paré, c’est samedi soir dernier que j’ai trouvé la fenêtre qui m’autoriserait un premier vol.

Bravant le soufflant instable à 15 km/h, j’ai rejoint un terrain de fortune découvert l’après-midi même entre deux vignes. Accompagné de mon lanceur de fils pour le javelot et de ma photographe de chérie pour le shooting, j’ai préparé le Stream à sa libération.
L’athlète paré, étreint le planeur au dessus des hautes herbes, la photographe affûte son objectif et je vise l’horizon prêt à donner le signal. Go !

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Ancien modéliste, le fiston sait anticiper les réactions d’un planeur face au vent en adaptant son mouvement. C’est donc sans trop difficultés que j’apprivoise la ligne de vol malgré les turbulences.

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Bien que perturbé, le Stream finit posé délicatement sur un tapis d’herbes denses. L’opération renouvelée par prudence sans encombre, j’ai décidé les premiers lancés DLG à partir d’un champs voisin plus adapté.

Là, je suis moins tranquille et l’engin impose son autorité en pesant au bout du peg bien plus que mon souvenir du Blaster. Mais ça y est, j’y suis et je ne peux plus reculer sous l’œil de ma descendance ni l’objectif de ma moitié.

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Face au vent, bombant le torse, fier et volontaire, j’engage les premiers pas d’élan qui m’emmènent dans la rotation. Bien que concentré sur l’exercice, je ressens le poids et la rigidité du grand lancé-main qui tire sur le dos. A la libération du peg, en fin de mouvement, une déchirure me lacère en traître.
Je serre les dents quand il faut piquer le planeur pour le coucher sur le vent.

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Le vol n’est déstabilisé que par des rafales ponctuelles mais il est impossible de déterminer la moindre origine d’ajustement des réglages. Je profite donc du vol tant bien que mal jusqu’à la descente d’approche qui annonce une phase difficile où l’on pose le planeur dans la main. Je n’ai pas de phases de vol programmé ni de freins à activer. J’utiliserai le vent comme ralentisseur et mes pseudo réflexes de base ball comme parade.

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Concentration, finesse dans le manche, maîtrise de la trouille de mettre au tas, œil en alerte, réflexes aux aguets, jambes fléchies,…
…bref, je la joue averti en me persuadant que les éléments environnants n’emporteront pas le duel de ce face à face avec le Stream entre vent, soleil et instabilité des rafales.
La maîtrise de ma trajectoire ne pose pas de problème pendant toute l’approche jusqu’au dernier mètre puis c’est le caractère tempétueux du soufflant s’engouffra sous le planeur pour le virer de coté avant que je ne l’attrape au vol, non sans une montée d’adrénaline finalement salutaire.
Et tout a été filmé. Ouf, c’est pas passé loin du bêtisier !

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Après moins d’une demi-douzaine de vols du même acabit et cette même douleurs dorsale lancinante, j’ai fini par rendre les armes pour épargner ce qui me restait de mobilité.

De retour à la maison, j’ai pu réaliser que l’exercice de lancé du Stream ne saurait être durable et que ce dernier venu ne pourrait occuper mon hangar planeur plus longtemps.
Je n’ai donc pas tardé a diffuser l’annonce de sa revente. Le Stream a trouvé preneur dans l’heure et n’est déjà plus mien.

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J’en resterai donc à mon vaillant Strike qui n’a pas à rougir de ses accomplissements. Au point que pour m’assurer la pérennité de ses prestations, je lui ai assuré la relève d’un jumeau que je vous présenterai prochainement…

Voilà pour ce rapport de vol qui place à nouveau le « vrai » lancé-main dans la catégorie éphémère qu’a connu le Blaster.

Et ce sont deux Strikes, si petits soient-ils, qui seront les seuls vrais vainqueurs de cette sélection naturelle…

A bientôt pour un prochain rapport de vol qui inaugurera la reprise de cette saison tant attendue par les aéromodélistes que nous sommes.
Bien à tous et avec une affection toute particulière pour nos frères et sœurs Belges.

Mika.

 

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Le Strike, il a tout d’un grand !

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Séance de vol du 21/02/2016

…à Franck et Fabrice…

Salut les frileux !

Le voilà enfin le rapport de flytest du Strike que j’annonçais pour décembre…
Venu tout droit de chez Fredmodelisme, spécialisé dans le planeur de compétition F3X, le Strike est une version mini des lancés mains de compétition réglementairement taillés à 1m50.

Mais sa taille de 1m ne l’empêche pas d’en avoir tous leurs attributs en terme de noblesse des matériaux comme la fibre et le carbone ou de performances comme j’ai pu m’en épater.

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A mi chemin entre l’Elf et le Blaster qui sont les deux seuls « vrais » lacés-main que j’ai pu expérimenter, le Strike correspondait à ma recherche d’un petit modèle transportable pour les vacances et les vols à l’improviste, rapide à mettre en oeuvre et prenant la digne suite de l’Elf qui m’avait apporté tant de plaisir à piloter.

ELF (10)

Fred est un compétiteur bien connu dans la discipline et met volontiers son expérience au profit de ses clients pour le choix comme pour le réglage des machines affûtées qu’il distribue. J’ai fait sa connaissance en toute simplicité lors de mes errances sur le forum dédié au vol thermique de compétition F3news. C’est là que se retrouve la grande famille des spécialistes qui se croisent lors des championnats. Autant dire qu’il y a du beau monde et que la technique pointue côtoie une ambiance complice et solidaire.

Et comme Fred a le mérite et surtout le courage de se lancer dans une entreprise ardue, je ne pouvais que le soutenir en achetant un de ses modèle. Il faut dire qu’il a aussi eu la patience de supporter mes hésitations, mes commandes avortées puis relancées, mes harcèlements impatients et tout ce qui fait que ma petite femme est admirée par mon entourage. Bref, je suis une sacré teigne, on peut l’avouer et il m’est même arrivé de ne plus me supporter, c’est dire !

En tout cas, arrivé tout monté par le chef himself, le mini planeur a dû attendre que je me penche sur sa programmation, ses réglages et que Éole veuille bien nous lâcher les tongs pour sortir le bout de son peg.

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N’y tenant plus, j’ai d’abord tenté l’aventure samedi puisque le météo annonçait 5 à 10 km/h de vent sur le terrain. Mais comme souvent, la réalité s’est révélée plus houleuse que les prévisions avec 10-15 km/h et des rafales à gogo.

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J’ai malgré tout demandé l’assistance de Yves pour des premiers lancés javelots assurés mais un centrage trop arrière et des débattements aux effets décuplés par le soufflant ont rendus le baptême tellement rock’n’roll que j’ai préféré clore la séance avant de verser une larme sur les restes de cette petite nouveauté, somme toute bien courageuse.

Retour au bercail plutôt déçu mais soulagé de garder le mini intègre.

Le dimanche m’a offert l’opportunité d’exorciser les cascades de la veille. J’ai pu ajuster les défauts constatés en réduisant les débattements des gouvernes et en avançant le centrage pour sécuriser la prochaine mise en l’air.

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Le soleil est superbe, le vent ténu et les températures plus que printanières avec 24° en début d’après-midi.Ce coup ci, c’est la bonne et ma douce se réjouit d’exercer ses talents de photographe pour une séance de shooting qui s’annonce lumineuse.
Le Strike couché sur la plage arrière et la mallette radio dans le coffre, nous voila partis en direction du MACH.

Sur place, il y a 4 pilotes dont Jérôme et franck qui se dore au soleil sous l’anonymat de ses lunettes de surfeur. Le bonjour à tout le monde accompagné d’un petit mot amicale et rapidement je défais les housses d’aile avant de brancher l’alimentation. Brefs tests des réponses aux ordres de la radio et c’est Franck qui répond à mon invitation au flytest du poids plume. En saisissant le Strike, il est stupéfait par la qualité de construction et la légèreté du modèle. La brise de Sud qui fait tout juste frémir la manche à air nous indique le sens des premiers lancés javelot de réglage.

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Bien éloignés de la piste, sur un espace d’herbe dense, nous avons pu procéder aux planés d’ajustement. C’est à ce moment là que je découvre toute la finesse et la fluidité du vol du Strike. Pourtant monté à trois petits mètres, je peux parcourir tout le tour du champs avant qu’il ne revienne dans ma main. Mais si je souris en voyant la performance prometteuse de mon achat, les réglages demandent encore à être affinés et le poids du peg contraint la trajectoire. Peu à peu, le déplacement du gramme et demi de plomb et la réduction supplémentaire des débattements de la profondeur nous ont permis d’envisager quelques vrais lancés DLG pour satelliser l’oiseau. Là encore d’autres imperfections dévoilent des réglages à préciser.

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C’est à ce moment qu’est arrivé Fabrice, fin pilote de passion comme de métier. Son avis tombait à point et nous avons pu encore améliorer la finesse et la stabilité du planeur. Au point que, suffisamment confiant, je me suis avanturé à quelques lancés sans autre inquiétude.

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Franck et Fabrice ont fini par me regarder faire, allongés dans l’herbe à coté de mon photographe qui alternait prises de vues sur le vif et séquences filmées pour illustrer l’article que vous lisez en ce moment.

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Là, je suis aux anges et c’est le planeur qui les touchent presque du nez quand je force peu à peu la rotation pour améliorer ma prise d’altitude…même si, il faut bien l’avouer, j’ai la grâce et la précision d’un bûcheron spasmophile dans l’exécution du mouvement.

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Maintenant, il monte aussi haut que le Blaster et surfe sur le vent avec autant d’assurance. C’est épatant et je retrouve le plaisir exceptionnel que m’ont apporté l’Elf et le Blaster. le Strike bondit dans les ressauts et parcourt une distance incroyable sans perdre d’altitude. Les ordres sont minimes et progressifs pour limiter la traînée. On peut facilement observer l’effet négatif du cabré sur le taux de chute du moineau.
Ce sera une bonne école de subtilité pour mes autres planeurs.

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Je ne comptais même plus les lancés et le temps défilait devant le soleil couchant quand la petite voix de ma radio a alerté d’un seuil de charge du Strike trop bas pour finir d’épuiser mes reins quasi-agonisants. Faut dire que pour une première, l’engouement m’a fait traumatiser le presque pépé dodu que je suis au quotidien.
Mais le jeu en valait largement la chandelle et je suis ravi de cette séance de vol si longtemps attendue. Alors, je retourne à la voiture pendant que le metteur en scène passe en revue ses captures d’image devant moi. La majorité des photos est superbe et c’est bien la digne fille de mon spécialiste de beau-père.

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Je range la radio dans sa mallette, couvre les ailes par les housses, salue chaleureusement les copains qui sont là, en remerciant tout particulièrement Franck et Fabrice pour leur aide, pose délicatement ma petite merveille carbonée à sa place puis nous retournons à la Mika home pour visionner les séquences filmées qu’il faudra sélectionner au montage d’une vidéo souvenir.
En remettant le Strike à l’atelier, je croise son grand frère qui attend d’être programmé et réglé…
Le Stream sera sa suite logique pour goûter à nouveau aux performances du Blaster qui m’avait tant conquis.

Mais c’est une autre histoire et ce sera l’occasion d’un prochain rapport de vol sur le blog…

A bientôt les copains et bons vols à tous !

Mika.

 

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