Le Pilatus et le Miniexcel se prennent pour des vautours !!!

VMA_AFFICHE

Séance de vol des 17&18/06/2017.

…à Didier « le grand gourou », à Alex, à Julien et à tous les Vautours de ce weekend mémorable…

Salut les Éoliens,

Tout juste remis de mes émotions, je vais vous raconter le weekend inoubliable passé sur les pentes d’Aveyron, à l’occasion du rassemblement annuel du club des Vautours de Millau. Et vu les tonnes de souvenirs que j’en rapporte, attention les fans de BD sans texte, ça va être loooong à lire ! Mais je vous promets de la bonne blague, des calembours bien nazes à souhait, des photos de planeurs désentoilés, des cous de vautours pas plus habillés, de l’aventure, de la passion, de l’exceptionnel, du surprenant,des…j’ai plus d’souffle !!!!

VAUTOUR

Tout à commencé un beau jour de printemps, alors que les poussins sortent juste des jupons de leur poule, que les tortues du jardin installent leur transat et que les modélistes sortent leurs voilures du garage pour les monter dans le jardin. Une façon de mieux apprécier la perfection des réparations hivernales, en rêvant au premier vol de la nouvelle saison. C’est dans cette ambiance d’éveil solaire que le rassemblement planeur des Vautours de Millau allait être lancé.

VMA

Et c’est Môssieur Didier, le « grand gourou » en personne qui s’est chargé de diffuser les détails de l’inscription, illustrés par l’affiche identifiant précisément deux participants anonymes mais présents l’an passé…précisément identifiés comme anonymes, donc. Seuls les initiés auront reconnu les énoooormes mollets de rugbyman qui portent Thierry dans cette carrure de freluquet. Celle là même qui lui vaut le sobriquet de « éclipse ». Faut dire que le soleil n’en mène pas large quand il passe devant.

ECLIPSE

Ajouté à cela, une solide réputation de constructeur depuis la genèse du modélisme, le bonhomme semble taillé dans le granit du Larzac. J’ai bien essayé de l’impressionner pour faire genre mais j’avais pas prévu qu’il se retournerait. Il a respiré un peu fort et j’ai dû aller chercher ma perruque au trou ! Bon ok, j’exagère presque un peu et Thierry est un vrai gentil alors je le taquine un peu ici…en espérant quand même beaucoup qu’il ne tombera pas sur l’article !!!

TROUILLARD

Mais revenons à nos vautours. A  l’annonce du weekend Aveyronnais, je me suis empressé de bloquer la date dans le planning familial. Il n’allait pas falloir compter sur moi pendant ces deux jours de juin. Plus encore, il faudrait me laisser libre le calendrier des pompiers pour cocher les jours d’attente écoulés ! Bon, ça ne m’a pas empêché de graver les journées de boulot passées sur les murs du bureau qui me sert de prison pendant que les copains volent au terrain. Mais là, c’est plus pour le folklore, façon prison break…

PRISON

La veille du weekend en question, j’ai chargé le Pilatus et le Miniexcel pour leur baptême de pente. Ils se sentent bien seuls dans le graaand coffre de la Mikamobile. Madame Mika et junior sont du voyage alors c’est régime. Je la soupçonne d’ailleurs de s’être invitée pour limiter le nombre de planeurs potentiellement destructibles à emmener.

INCRUSTE

Voiture guillerette nous sommes partis en direction de l’inconnu sur la route du pays dont on est pas certain de revenir. En prévention, j’avais visionné 5 saisons de Dora l’exploratrice? même si j’avais troqué la carte pour un GPS de 15 ans d’âge, non actualisé. Reste que Chippeur le renard pouvait surgir à tout moment sur les hauteurs du Larzac, là où les premiers Aveyronnais mangeurs d’hommes ont été découverts.

DORA DORA CARTE BROCANTE

Pas trop rassuré, je scrute les bas cotés autant que la route tout le long du trajet. Enfin arrivés chez belle-maman et la porte vivement refermée, je souffle enfin, fier d’avoir amené les miens, sains et saufs, à bon port. Petit aligot local qui éprouve ma légendaire minceur, bonne grosse nuit de ronflements et réveil matinal impatient de retrouver tout le monde.

RONFLEMENTS

Les lipos ont chargé une partie de la nuit, tout le monde est bien gavé, on range le pique-nique et direction le premier point qui permettra de capter un signal GPS. Et dans la jungle Aveyronnaise, ils sont rares les satellites qui bravent le danger. On peut les comprendre. J’ai bien dû faire 5 kilomètres avec le GPS à bout de bras par la fenêtre et le câble d’alimentation dans la bouche avant de trouver le point G. Coordonnées de latitude et longitude saisies, la route semblait tracée et la petite voix satisfaite.

CAPESTAN

Radio Millau à fond et, tambour battant, me voilà en chemin pour une journée ensoleillée qui s’annonce presque caniculaire. Toujours confiant en la petite voix du GPS, je suis les indications sans hésiter. Jusqu’au moment où il m’a indiqué le point d’arrivée en plein milieu d’un virage à flan de falaise…

FALAISE

J’allais devoir recourir à mes sens aiguisé de petit vautour borgne unijambiste. Plissement des yeux en remontant les joues dodues pour mettre en bataille des sourcils hérissés et un regard « félin de rapace ». Allongement des oreilles en arrière pour performer l’aérodynamisme du nez quand je conduit la tête par la fenêtre, gonflement des narines pour optimiser l’apport en oxygène et montée en pression de la sangle abdominable pour faire converger l’ensemble des nutriment de petit déjeuner ver cette centrale d’analyse vectorielle qui me sert accessoirement de cerveau de la tête. Bref, vous l’avez compris, je ne suis pas que l’humain grassouillet, visible au premier regard…

STEEVE AUSTIN

Fort de cet arsenal dont m’a doté Dame nature, j’ai balancé ce traitre de GPS dans la boîte à gants pour mieux faire appel aux sens innés de la machine. Entre souvenirs embrumés de ma dernière visite, panneaux de planeur orange fluo qu’on y voit rien si c’est pas la nuit et monstrueux coup de bol, je suis enfin arrivé sur site, guidé par l’Alpina 3001 de Alex en vol (l’Alpina, pas Alex bien sur).

ALPINA3001

Déjà attablés autour d’une cafetière, le grand Gourou des Vautours (« chef Didier ») et quelques invités matinaux sont au petit déjeuner. Didier m’indique la place de parking qui va bien entre les gros breaks, les camping cars et l’énorme remorque Suisse de Pierre. C’est parti pour les retrouvailles et le début d’un weekend d’enfer.

CAMPING CARPIERRE_REMORQUE

Petit café, gros croissant et déjà les voitures suivantes affluent de toute la France. Parmi les arrivants il y a Julien qui arrive de Bourges. En voilà un bien sympa sur qui je vais pouvoir tester mes dernières trouvailles en matière de jeux de mots « border line » et incompréhensibles à froid. Direction les abords de la pente pour retrouver Alex qui récupère à peine le 3001 qui m’a guidé. On claque la bise, on se donne les dernières news en bref et le séjour prend son rythme. les voitures arrivent un peu plus et les places deviennent chères. J’ai même pensé spéculer sur la mienne mais j’aurais dû verser des dividendes au club…

CAMPCARVMA

Alors pendant que l’ambiance grossit, je lance le montage des planeurs pour profiter au plus vite de l’espace de vol. Il va y avoir du monde en l’air et des risques de collision.

ALEX

Les premiers gros engins arrivent et va falloir jouer serré entre le 5m tout carbone de Pierre et le F3F tranchant de Julien.

FOSA_JULIEN

Je vois l’assemblée se mobiliser pour accueillir une Fiat blanche ornée d’un coffre de toit.

J’entends parler d’un certain duo indissociable de copains, visiblement attendus et connus de tous. J’allais me préparer à une ola collective quand j’ai entendu le générique trop connu de cette série référence. Starsky et Hutch étaient dans la place ! Gradi’-les-bon-tuyaux filmait la scène en drone et le capitaine « Didiey » recevait ses vieux copains.

STARSKY&HUTCH

Toute cette fourmilière travaillait à préparer une journée de vol. Pierre, qui a monté une aile volante tout fibre répond favorablement à ma proposition de lancé. A ce moment, je me dis que la chose est éprouvée et que l’opération sera une formalité. Dernier check des commandes, coup d’oeil au pilote et lancé vigoureux…par terre… gloups ! L’engin est parti en décrochage sur la gauche. J’ai d’abord cherché la bonne planque pour me faire oublier mais Dune, la chienne du vautour en chef m’aurait débusqué. J’ai donc joué le tout pour le tout en allant chercher l’aile en contre-bas pour un nouveau lancé……qui n’a pas été plus concluant que le premier. Là, j’étais carrément gêné, voire limite péteux.

PETEUX

Alors que j’allais tenter le tout pour le tout dans un troisième lancé, Starsky est venu à ma rescousse en appliquant une vraie technique d’indien pour lancer avec énergie l’aile volante ensorcelée. Gros soulagement et éviction discrète histoire de pas trop la ramener. Et voilà que l’aile décrit la même trajectoire de décrochage sur la gauche. Oufff, ce n’était donc pas de mon fait et je relève fièrement le regard. M’enfin pas trop quand même. Je reste d’un naturel modeste…mouais, passons…

DELTA_PIERRE

IMPOSTEUR

Maintenant il faut se lancer histoire de ne pas passer que pour un blaireau, alors je m’engage avec le Miniexcel pour tester les conditions avant de risquer le Pilatus.  C’est Jérémy qui m’assiste au lancé alors que les rafales pointent leur nez.

MINIEXCEL1

Mon planeur passe-partout prend rapidement de l’altitude, je me détends et c’est parti pour un bon quart d’heure de voltige entre les sifflements stridents du sabre de Julien et les harmoniques du 3001…

A partir de là, ça commence à vanner, à tester mes jeux de mots improvisés selon les situations, à annoncer des figures d’acrobatie pointue que je ne fais jamais mais qui font rêver : « Attentioooon !!! Passage bas par la droite en tranche triangle inversée de la mort qui tuuuue !!! »…pour finalement passer timidement en lisse dans un sifflement à peine perceptible. Ce qui ne m’empêche pas d’arborer le sourire satisfait d’un caïd de la pente….en fait, je me marre tout seul des trucs que je balance au hasard…

Rapidement les grandes et petites plumes inondent le ciel sous les becs des vautours interloqués (les vrais pour le coup).

Le Pilatus aura aussi goûté aux joies de la voltige sur la Granède mais je n’ai pas d’images témoins. Le posé s’est fait sans heurts et le modèle est rentré entier à l’atelier.

FOX_DOS

Avec la densité de planeur au ciel, les premières collisions donnent du spectacle autant qu’elles commencent à faire flipper les pilotes qui prennent conscience des risques. Certains préfèrent assurer la pérennité de leur machine en posant illico. Ce qui leur permet de mieux se régaler de mon pilotage….mouais…

IMPRESSIONNE

En tout cas, le soleil ne nous a pas épargné et les casquettes n’étaient pas qu’un artifice. D’ailleurs, entre casquettes et lunettes noires, il m’est arrivé de dire trois fois bonjour aux mêmes personnes. Qui peut le plus peut le moins mais là, je passais carrément pour vexant tellement j’étais physionomiste…ou pas. Alors, pour essayer de m’en sortir, je faisait croire à un comique de répétition volontaire…rusé le Mika, hein ?…surtout gros fourbe en fait ! A ma décharge, la tâche n’était pas facilitée par la « tribu des 3 Didier » qui n’avaient rien trouvé de mieux que d’avoir le même prénom et de se balader ensembles ! Si y a pas tromperie intentionnelle avérée là…

PYSIONOMISTE

Bref, sur ces considération vestimentaire, je vais enchaîner avec le repas de midi pour lequel des petits îlots de copains se réunissent par affinités. Les beaux gosses avec moi, les autres avec Didier…

MDR

Faut vous avouer que je je suis un gros fan de Didier, « le Prince de Granède », qui construit des planeurs à partir de rien et qui en fait des orfèvreries impossibles à différencier du modèle grandeur quand ils évoluent dans le bleu de leur élément.

LO100

Ajouté à cela, un oeil expert de photographe averti et vous obtenez des clichés saisissants de planeurs croisant la lune ou les vautours eux mêmes.

LUNE

Enfin, tout ça pour dire qu’on a ripaillé entre rires et histoires de modélisme. J’ai d’ailleurs fait la connaissance de Pierre et Muriel, venus de Suisse avec une remorque du futur. Le genre de truc plein de planeurs énoooormes. Rien qu’à regarder, ça m’a fendu la carte bleue et le cœur avec. Mais c’est vrai que ça fait rêver.

Tout le monde a amené des spécialités de chez lui pour faire goûter aux copains : des chocolats Suisses, des binouses de Bourges par Juju, du rosé par Alex, des calembours par Mika….bon, là tout le monde ne s’est pas jeté dessus à vrai dire et ils étaient bien rares à se forcer, même par politesse. Pas de problème, pour les absents, j’avais prévu d’en re-balancer une salve sur les bords de pente pour mettre l’ambiance…coool !…

Là où on voit toute la convivialité de ces rassemblements, c’est quand l’ensemble des pilotes rejoignent le même point dès que ça rigole un peu. Et ça, j’adore !

On a bien traîné à table jusqu’au café mais le flot des pilotes à regagné machines et vents en un mouvement coordonné. premiers lancés de digestion et nous voilà repartis jusqu’au dîner.

VMA PENTE

Ce fameux dîner de gala typique des weekends entre modélistes. Didier avait organisé la soirée dans un restaurant de Millau et nous avons bien été une vingtaine à répondre présents pour clore les réservations. Une autre équipe de loups s’est sacrifiée pour surveiller le campement et voler seuls jusqu’à la nuit tombante.

Avant de partir, j’ai accompagné Julien dans la préparation de son couchage de fortune…le pauvre malheureux a sorti une tente igloo. Vous savez, ce genre de tente qui se déplie quand on la jette par terre et qu’on charge, encore montée, dans le coffre parce qu’elle est impossible à replier. En tout cas, Juju semblait confiant et n’avait pas non plus prévu d’épargner son confort. Loin des aventuriers de Khô Lanta, il avait même prévu le matelas gonflé par un petit compresseur sur batterie, son duvet, son oreiller en plume, son doudou et même une boîte de chocapic pour le petit dèj’ .

CHOCAPIC

Pour tout dire, j’ai cherché du regard le bol en porcelaine et le rond de serviette estampillés « Julien ». Un vrai baroudeur comme on en fait plus avec sa ménagère Ikéa en guise de couteau de survie ! Là, j’le charrie carrément mon pauvre Julien mais je sais que ça le fera sourire et c’est bien le but. 😉

CAMPING

Une fois installé aux p’tits oignons, j’ai proposé à Alex et Ju’ de covoiturer pour le trajet au resto. C’est vrai que ne dormant pas sur place, y’avait pas forcément de logique à ramener les copains sur le terrain en pleine nuit mais c’était pour l’ambiance…alors en route !…ben j’aurais mieux fait de m’abstenir en fait. J’vous raconterai ça plus bas…

COVOITURAGE

Donc, nous voilà partis en convoi avec une enfilade de voitures et un camping car en direction du resto. Comme à l’époque de nos premières sorties en boîte avec les potes, la musique à fond, les bonnes grosses vannes, les analyses pseudo-scientifiques des vols de la journée et la faim qui tord le bide.

VOITURE DINER

Arrivés au point de rendez-vous, on découvre les tables dressées au bord de la piscine en attendant les retardataires. Petite évaluation rapide du personnel de service…mince, que des mecs 😦 .

PISCINESERVEURMUSCU2

Le reste de la bande s’installe, on commande selon les conseils de Didier. Deux tablées de dix à douze convives en parallèle. Autour de moi, Alex, Julien, Starsky Hutch et Gradi’-les bons-tuyaux.. Un noyau dur qui promet. Et d’ailleurs, ça n’a pas loupé puisque les plats on été ponctués des mêmes vannes que sur la pente. Avec en plus des moments de joutes fratricides entre les deux tables.

VMA_DINER

VMA_DINER2

On a donc passé une sacré soirée et j’en ai aussi pris pour mon grade entre le feux des copains sur fond de « mikaelades » pas vraiment à mon avantage. Si seulement j’avais su que la fin de soirée serait encore bien pire…

Arrive donc le début de ma dernière boulette du jour en raccompagnant les compères à leur home. En route, pour la pente des vautours, toujours en suivant le convoi de retour. Là, pas trop de soucis d’orientation puisqu’il s’agit de suivre. Mais là où ça s’est un peu corsé, c’est quand il a fallu repartir dans le noir total, avec des chemins identiques qui se séparent et se rejoignent entre tournants, croisements et séparations non fléchées !

LABYRYNTHE

J’ai commencé par me perdre  dès la sortie du terrain en prenant un raccourci que je n’ai jamais trouvé…

INVADERS

Il y avait bien le gros tracteur qui labourait plein phares au loin comme point de repère et je devinais une silhouette humaine aux commandes, mais rien de certain.

EXTRATERRESTRE

J’en ai fait des allers retours avant que la chance, le hasard ou le guidage laser du tracteur ne me conduise à la voie rapide. Là, j’aurais simplement pu prendre la route qui descendait sur Millau…maiiis nooon, fatigué par mon angoissante extraction du labyrinthe au Minotaure d’acier, j’ai « pensé » plus rapide d’enclencher le GPS qui me guiderait à l’autoroute pour plus de simplicité. Grosse erreur (encore) !

LE PIRE

Me voilà parti dans un nouveau périple, goudronné cette fois ci, entre allers et retours sur la fameuse voie « rapide » au rythme des « faites demi-tour dès que possible » du GPS, des voies sans issues, des entrées d’autoroute enfin trouvées mais fermées pour travaux, des visites de Millau à tous ses points cardinaux au son de noms de rues qui n’existent plus ou sont en travaux, des « vous êtes arrivés » à l’entrée d’une aire des gens du voyage, et j’en passe, tant le souvenir hante encore mes nuits blanches.

CAUCHEMARD

Parti du terrain à minuit et demi, je me suis glissé dans les draps à près de trois heures du mat’. Pas mal pour parcourir les quelques 25 kms qui me séparaient de Morphée.

Enfin, au réveil paresseux de l’aventurier il a fallu préparer le casse-croûte pour rejoindre tout le monde sur la pente Sud de Mascourbe. Encore un coin paumé que je n’avais jamais exploré, entre routes abandonnées, chemins agricoles, passages à gai et sans doute bandits sanguinaires…pour ne pas dire « de grande envergure » !

CAMEL_TROPHYBANDIT

J’ai donc renié le GPS pour plutôt faire confiance à Francis (Starsky) et Didier (Hutch) que j’ai pris en filature discrète jusqu’au lieu dit.

FILATURE_SCOOBYFILATURE_HOLYWOOD

On a rejoint un groupe de routards modélistes pour arriver en convoi sur la pente de Mascourbe. Là, les raclements du fond de la voiture entre les ornières du chemin me rappellent tout l’intérêt d’un SUV pour rejoindre les terrains de vols escarpés.

MONSTERTRUCK

Le vent semble bien établit et certains volent déjà. Les voitures et camping cars s’imbriquent pour stationner mais bientôt le vent forci et les plus gros véhicules se positionnent en pare vent pour préserver les convives du déjeuner.

Chacun monte un modèle pour profiter des ardeurs d’Éole. Le brave petit Miniexcel est de la partie mais son courage ne suffira pas à ballaster des prétentions bien volontaires.

MINIEXCEL2

Avec son gros kilo, difficile de ne pas se faire souffler toujours plus haut d’autan que les thermiques pullulent pour accentuer l’aspiration. L’affront aux éléments tournant à la démesure, je décide de poser en attendant une accalmie salutaire.

Le terrain m’est totalement inconnu et c’est Alex qui a la gentillesse de m’accompagner  aux abords du site d’approche. Une arrivée vent de dos qui propulse un Miniexcel balistique. Le demi tour face au vent ne freine pas significativement à la sortie des spoilers. Pire même, le planeur accélère en chutant et c’est un arrondi de dernière limite qui permet l’arrêt sur place, stoppé aux bords d’attaque par les hautes herbes. Un arrêt perçu comme violent mais sans encombre et je récupère l’oiseau intègre, couché sur la végétation.

MINIEXCEL3

Pas de casse pour ce weekend et fin des vols pour le Miniexcel et le Pilatus alors que le soufflant fait même poser les plus gros modèles.

Dernier repas aussi avec la même ambiance, et retour à la maison. Plus tard, découverte de la pente de Panat ou là encore retrouvailles avec mes Aveyronnais préférés.

Mais à trop traîner pour vous raconter ces sorties, je fini par être trop en décalage, alors je dois passer sur le retour de vol que j’aurais aimé vous faire partager…

De belles rencontres donc, des retrouvailles, des têtes mises sur des profils Facebook, des modèles d’exception, des vannes, des angoisses, de la solidarité, de la satisfaction et tellement de sensations, d’émotions, d’échanges qui font le terreau des rencontres entre passionnés.

Il m’aura fallu une bonne semaine de retour à la réalité du quotidien pour décrocher de ce weekend parmi les grands vautours de Millau et d’ailleurs. Il va sans dire que la date est déjà retenue prioritaire pour 2018. Ce coup ci, j’opterai pour la tente duplex mezzanine biodégradable, la Senseo, les miel pops et le matelas à eau pour accompagner Julien. Mais avant tout pour ne plus me perdre dans la jungle de Millau by night !…même si j’ai changé de GPS suite à cette malencontreuse sortie des sentiers battus. 🙂

Avec mes meilleurs souvenirs Aveyronnais.

Bons vols à tous,

Mika. 😉

JAUNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Pilatus B4 fait son premier rassemblement

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Séance de vol du 23/04/2017

A mon pote Sébastien…

Salut les aéromodéleux !

Aujourd’hui, premier rapport de vol sur le Pilatus B4 de 3 m, récemment arrivé dans le hangar…

Non pas le rapport du flytest, qui a eu lieu il y a déjà quelques semaines mais plutôt une mise en situation lors du premier gros rassemblement qui l’a baptisé.

Et c’était au Plan d’Audran, terrain affilié à l’Amicale Modéliste de la Vallée d’Hérault (AMVH). Je l’avais tout juste découvert une semaine auparavant sur invitation de Jean pour une séance de vol éclair, écourtée par l’orage qui s’est invité (pas mal hein ? « vol éclair »… »orage »…ok, je sors…poussez pas…). L’Orion a tout juste eu le temps d’attraper un thermique qu’il a fallu calmer ses ardeurs en posant d’urgence. Mais je n’allais pas ramener les binouses sans trinquer à ma découverte d’un club aussi amical que son nom l’indiquait.

Le tout est que rendez-vous fut pris pour un rattrapage avec le Pilatus et assister à la journée remorquage organisée le weekend suivant.

Le jour dit, mon pote Sébastien qui avait participé au montage du planeur, est arrivé tôt le matin pour profiter pleinement de ces retrouvailles entre passionnés.

Je n’ai pu rejoindre les copains qu’en début d’après-midi accompagné du Pilatus, impatient d’en découdre avec le grand ciel bleu. A ce moment là, planeur et pilote partagent leurs sensations grisantes dans une harmonieuse osmose (Purééée, faut toujours que j’en fasse trop…).

En tout cas, la route m’a forcément parue trop longue pour arriver sur site avec toujours un sourire niais quand j’entrevois les premiers attelages prendre l’air comme pour m’interpeller sur la position à rejoindre. Le soleil frappe déjà fort pour la saison et les fenêtres ouvertes imprègnent tout de suite les arrivants entre sonorités des gros cubes de remorqueurs, éclats de rires des convives encore attablés et courant d’air chaud…comme un sas de décompression pour mieux transiter entre deux univers.

Un parterre de belles machines comme on en voit seulement lors des rassemblements, des rangées du voiture, remorques et fourgons qui marquent une affluence record et la ligne de tables  interminable qui réuni les passionnés d’humeur festive.

Gérald qui est là, m’indique une place de stationnement et je saute de mon fauteuil pour saluer tout ce petit monde avec beaucoup de têtes connues, rencontrées lors d’autres rassemblements ou croisés sur facebook comme l’adorable « triplette Macônaise », justement de passage en Aveyron pour partager la pente de Didier.

Plus loin, dans le parking, je retrouve les copains du club : Fabien, Patrice, Stéphane,…et cet enfoiré de Sébastien qui essayait de se défiler !

Premiers coups d’œil sur les belles bécanes qui jonchaient le sol dans un balayage stoppé par l’énormité d’un Piper jaune au moteur en étoile bodybuildé à 400 cm3, de toute beauté. Et même si je ne suis pas du tout « avionneux » dans l’âme, impossible de rester indifférent à cette exceptionnel monstre de puissance comme jamais je n’en avais vu ailleurs que dans les magazines.

Mais alors que les remorqueurs préparent leurs premiers attelages, il est temps de monter le Pilatus que j’imagine frémir d’impatience aux effluves de carburants qui inondent la piste de  décollage.

Rapide aller-retour et je monte le « petit » 3 m pour engager la file d’attente. Il a un peu l’allure d’un nain à coté des GPR qui allongent leurs plumes comme autant de démonstration justifiée imposant leur finesse. Un idéal pour le Pilatus qui n’a d’autre apanage que sa déco « originale » pour espérer se faire remarquer des grands manitous.

C’est l’occasion pour moi d’échanger avec les modélistes présents, connus ou non puis-qu’après tout on est tous réunis par la passion et que l’on aime partager  ces moments simples et complices.

Pendant ce temps Séb’ pilote son Epsilon de 3m50. Il teste son nouveau vario et semble exhalté par ses performances. Mais bientôt vient le moment de poser et malgré une approche impéccable, le vent de travers n’épargne pas sa trajectoire près du sol en soulevant le grand planeur pour le retourner comme une feuille. J’en ai mal au cœur pour lui et fonce le rejoindre sur site. Bien heureusement, l’oiseau est chanceux. Rien d’irréparable et il revolera même après quelques points de colle.

Arrive mon tour de remorquage et je retrouve mon volatile pour arrimer le cordon de décollage. Echange de signe avec le pilote tractant pour valider le « paré ». Jean, accompagnera l’aile qui repose au sol. J’entends le régime du remorqueur gronder et le Pilatus démarre en tortillant dangereusement le lacet par ses saumons qui accrochent le sol alternativement.

Heureusement, la surpuissance de l’avion guide suffit à m’arracher de la piste et c’est parti pour une ascension sous forte pente, face au vent de Sud jusqu’à l’altitude de largage.

Les conditions météo ne sont pas très porteuses à ce moment et je ne tarde pas à amorcer mon approche de piste. Le vent toujours de travers éloigne mon planeur et je dois remonter le soufflant qui fait dangereusement descendre l’oiseau tout là bas. Gérald me rejoint pour assister de ses conseils un moment critique. Pas trop angoissé d’abord, il m’a presque mis la pétoche en criant à l’oreille de ne surtout pas paniquer. Mais il m’a guidé dans la temporisation de sortie des aérofreins et le planeur a posé sans encombre malgré un léger rebondissement au touché.

Ouf ! Pas de casse pour ce baptême et j’ai même droit aux applaudissements de l’assemblée. Je cours alors récupérer le Pilatus pour dégager la piste et m’engage déjà dans la file d’attente pour repartir. Les copains m’interpellent pour une photo victorieuse, brandissant le planeur à bout de bras.

J’aurai fait trois ou quatre remorquages cet après-midi là, avant de repartir avec le flot déversé en sortie de parking. Mais mon pauvre Sébastien aura crashé son ASW28 en fin de journée, suite à un problème en remorquage.

….Amen…

Plutôt endeuillé, il a voulu terminer la journée positivement par un dernier plané au Pic du Vissou, en compagnie d’Alexandre et Didier. Comme je ne voulais pas laisser mon pote seul en pareil cas, j’ai suivi le mouvement jusqu’à la tombée de la nuit…

Une journée mémorable dans une ambiance conviviale caractéristique des rassemblement de modélistes.

Prochaine réunion, samedi 6 mai au BAC de Baillargues pour timidement m’essayer à un rassemblement F3K avec le XXlite. Celui de l’an passé était vraiment sympa alors quand Mathieu m’a proposé de remettre le couvert, je n’ai pas longtemps hésité. Encore une super ambiance, de la simplicité, de la solidarité et toujours mes bonnes blagues volontairement (…ou pas…) lourdingues pour faire poiler (…ou pas non plus, en fait quand j’y repense) la troupe. Et même si des pointures de la discipline seront là, ils sont toujours les premiers à vous aider dans l’affinement des réglages, par le partage de conseils avisés, voire même sympas au point de rire à mes jeux de mots et autres « mikaélades »…

Mais c’est une autre histoire que je vous raconterai très bientôt.

A pluche les copains !

Mika.

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L’Hexa 1.5 pour dompter l’énergie…

Hexa11Séance de vol du 18 février 2017

…à la saison 2017…

Salut les fins pilotes,

Comme annoncé, je vais vous raconter un peu l’expérience faite d’un vrai planeur de Voltige Très Près du Relief (V.T.P.R.).

Après l’essai bien décevant du Vagabond trop flexible qui empêchait toute exploitation de cette nouvelle discipline acrobatique, j’étais à la recherche d’un remplaçant pointu et « en dur ».

C’est le hasard des rencontres qui m’a fait croiser Jérémy, alors que je cherchais un chirurgien post-crash pour mes planeurs.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2016/12/22/doc-je-a-la-clinique-du-planeur/

JEREM-AERO, en plus de guérir les blessés, développait aussi ses propres modèles avec en vedette, ce petit planeur de voltige extrême qu’est l’Hexa « 1.5 » pour 1m 50 d’envergure.

Hexa3

Ce nouveau moustique est arrivé dans mon parc planeur non seulement comme remplaçant du Vagabond mais aussi et surtout comme planeur passe partout entièrement démontable à l’encombrement minime.

Initialement destiné au vol de pente, j’ai trouvé plus judicieux de le motoriser eu égard à mon terrain d’évolution principal en plaine. Étendant par là même son domaine de vol et sa polyvalence.

Le flytest s’est fait au terrain du club avec les copains autour et l’angoisse de circonstance dans le dos. Les gouvernes sont démesurées, gage d’un potentiel sauvage sur tous les axes. Des ailerons mobilisants un tiers de la corde d’aile épaulés d’un stab pendulaire à grande amplitude et d’une dérive visiblement redoutable aux débattement maximums.

Le petit, est venu avec moi monté dans la voiture et c’est d’autant plus rapidement qu’il est prêt à prendre l’air.

Mon pote Sébastien est au lancé. Dernier check des commandes, face au vent moyen, plein gaz et montée sous grand angle, surfant sur le souffle d’Éole.

HEXA3

Tout de suite la réaction énergique aux ordres, calme les ardeurs du pilote et je m’applique à limiter les mouvements de commande sur tous les axes. Remise à plat au haut tout en coupant la traction. Quelques coups de trims adaptés et premières évolutions sur tous les axes, dissociés puis combinés.

C’est nerveux, ça semble frétiller d’impatience et 50% d’expo apaisent difficilement le roulis aux grands débattements volontaires.

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Apparemment amadoué, l’Hexa se laisse plonger pour un premier tonneau d’expérimentation. Comme à l’accoutumé, j’envoie progressivement le manche d’aileron en coin préparant l’ordre piqué au passage dos mais voilà que le voltigeur balance deux ou trois figures d’affilées sans que j’ai le temps de réagir en quoi que se soit. « Ooooh, puréééé !!! », « vaaache ! », « c’était chaud là, les gars ! »,…

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La pétoche m’a pris et je ne savais même plus dans quel sens était arrivé le p’tit nerveux. Je venais de tourner une série de tonneaux en lisse à la vitesse d’un déclenché violent. Je n’ai même pas su les compter tant la surprise du défilement m’a figé. A partir de là, j’ai commencé à reconsidérer la détente d’abord affichée et j’ai assez rapidement envisagé un retour au sol dans des conditions plus sereines.

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Approche large car l’Hexa allonge incroyablement de ses petits 500 grammes. L’assiette est quand même délicate à contenir et les mouvements d’aile ne demandent qu’à se libérer. Au prix d’une concentration particulièrement engagée, le frelon a enfin glissé sur le sol sans heurt pour le plus agréable soulagement du pilote. Oufff…..

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La tension peut enfin baisser et mes projets de voltige débridée proche du relief semblent doucement reportés. Du moins jusqu’à réellement dompter l’énergie de ce micro planeur aux ambitions qu’il va falloir contenir encore quelque temps.

Depuis ce jour de flytest, j’ai multiplié les vols de l’Hexa 1.5. Souvent au sortir du travail puisqu’il reste à demeure dans le coffre de la voiture, à la place du Funglider. La consommation ridicule du set de propulsion permet de voltiger une bonne quinzaine de minutes avec un seul accu entre montées énergiques et badins terribles avec ressources acrobatiques. J’attends les beaux jours et les virées au Pic du Vissou pour tester la bête en vol de pente, qui est son terrain de jeu par essence.

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J’ai récemment eu l’occasion d’éprouver la robustesse du rocker lors d’un atterrissage d’urgence suite à décollage (sans jeu de mots) de la platine des servos d’empennage.

L’arrivée en oscillation a entraîné un claquage au sol qu’aucun autre de mes petits planeurs n’aurait encaissé. Du petit mais costaud donc, paré pour son exercice de prédilection avec les atouts d’un champion.

Voilà les copains ce que je peux vous dire sur le vol de ce petit nouveau « made in france » en attendant le déridage du pilote aux beaux jours venus.

Si tout se passe bien, le prochain rapport de vol concernera le flytest d’un nouveau planeur de remorquage que j’ai voulu petit pour autant servir au vol de pente dans les endroits exigus : Le Pilatus B4 de 3m…

Bons vols à tous et à nous la nouvelle saison !

Mika.

😉

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Doc Jé’ à la clinique du planeur…

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…au courage de Jérem’…

Salut les glideristes !

Aujourd’hui, pas un rapport de vol mais plutôt une parenthèse qui s’inscrit dans le quotidien de tout modéliste. Après la construction et le vol, arrive parfois le crash.

C’est une donnée intégrée par tout les modélistes. J’en ai d’ailleurs largement été victime depuis mes débuts et les premiers rapports de vol du blog en ont détaillé les circonstances malheureuses.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2014/03/23/seance-de-vol-du-4022014/

Alors bien sûr, au début, il suffisait de jouer de la cyano sur de la mousse jusqu’à ne plus reconnaître la forme du planeur original.

Puis, fort d’un semblant d’assurance, je suis passé à des modèles « en dur », à la construction plus complexe des ailes en structure, voire poly-coffrées et depuis peu au top du tout fibre.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2015/12/23/lorion-a-la-fibre-dun-champion/

Et à partir de là, j’ai compris ma douleur en réalisant l’abysse qui existait entre les techniques à maîtriser pour déboucher un tube de colle et celles qui pansent  les morceaux d’un « vrai » planeur.

J’ai aussi réalisé que de relatifs progrès en pilotage ne suffiraient pas à épargner mes plus beaux modèles. Alors quand j’ai vu le résultat de mes tentatives de réparations d’autodidacte…qui faisaient surtout marrer les copains quand j’arborais naïvement un fier sourire de satisfaction devant l’article du résultat obtenu sur un planeur devenu pitoyable, j’ai dû me résigner à une alternative d’urgence.

A savoir, faire appel à des vrais compétents qui limiteraient le recours au vide ordure.

Le bouche à oreille de la communauté modéliste aidant, j’ai fait la rencontre de Jérémy.

Jérémy, c’est un fils de modéliste qui baigne dans une passion héréditaire depuis sa plus tendre enfance. Formé à l’école empirique des talents du papa, il a tout de suite manipulé puis maîtrisé toute la technicité qui me faisait largement défaut. Perfectionné selon un parcours de compétiteur, il en est venu à exceller dans le jeu des matériaux modernes que sont fibres, carbone ou kevlar.

Le top du top pour moi qui avais subit une série noire sur mes plus beaux modèles que sont le Strike chuté sur coupure lipo, le Miniexcel sur défaillance d’un récepteur compatible Futaba au décollage, l’Orion sur mauvaise sélection des mi-gazs à 1 m du sol en vol dos par 20 km/h de vent en travers et même l’Alpina dont j’avais mal vérouillé le stab pendulaire avant de l’envoyer sur une pente d’Aveyron.

alpina_millau1alpina_millau2alpina_millau3…SNIF….

Une hécatombe et un deuil éprouvant pour mon amour propre autant que pour mes économies, après un rapide calcul des frais de remise en état.

Et c’est là que Super Jérem’ est intervenu pour me sortir de l’impasse.

La procédure était simple, rapide et encore plus efficace :

  • J’ai transmis par mail les clichés des dégâts pour recevoir en échange une estimation du diagnostique de l’expert,
  • orion_crash1orion_crash2
  • J’ai envoyé mon colis comme un brancard à la clinique « Jérem-aero » (cliquez pour accéder au lien),
  • Docteur Jérem’ s’est jeté dans une intervention à fuselage ouvert en prenant soins de m’informer par photo des suites opératoires, jusqu’en salle de réveil,
  • Passé par la finition en chirurgie esthétique, une ultime photo du colis de retour ,
  • Et me voilà déballant le convalescent luisant de reflets neufs, prêt à retrouver son récepteur préféré  pour une rééducation de convenance.
  • 14241682_326727101002339_4710629250655509846_o14257747_326728857668830_5473255710823039762_o14324232_326728961002153_5192200178875864515_o

Le séjour en Charentes aura été une cure de jouvence pour plusieurs de mes planeurs condamnés qui ont maintenant retrouvé leur terrain de jeux aériens.

Et comme si cela ne suffisait pas, Super Jérem’ sévit aussi dans le montage de modèles à la carte. Encore une aubaine pour mes mains à faire des gaufres puisqu’en ce moment même, le Pilatus B4 remorqué qui donnera lieu à un prochain rapport de vol est sur la table de construction pour une arrivée dans quelques jours.

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Mais le plus épatant dans la panoplie des cordes à l’arc de notre archer modéliste, c’est qu’il conçoit et fabrique aussi ses propres modèles d’exception !

Premier projet aboutit qui m’a carrément fait fondre : l’Hexa 1.5 qui se superposera avantageusement à mon vagabond  en EPP trop mou jusqu’à flutter au moindre piqué de badin. Un petit planeur de voltige en pente (VTPR) poly-coffré rigide auquel je n’ai pu résister tant il saura effacer les défauts d’un Vagabond en EPP trop « flexible ».

…je vous garde la surprise de cette découverte pour un futur rapport de vol…

J’aurais donc l’occasion de reparler de ce petit passe-partout de 450 grammes ballastable, aussi à l’aise dans les tourbillons de votre pente préférée que satellisé par un sandow en plaine…

Voilà un état des lieux de l’historique récente d’un parc de modèle en évolution pour cette fin d’année 2016. Je ne manquerai pas de vous informer des surprises et projets à venir en 2017…

Bien à tous et bonne hibernation en cette fin de saison de vol toujours trop longue.

Rendez vous l’année prochaine pour un premier vol de nouvelle année…

Mika.

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Le Funglider, du fun mais pas que…

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Séance de vol du 13/11/2016

Salut les potos,

Oulà, il serait peut être temps que je la ramène parce que depuis le flytest éclair du méga planeur qui était sensé m’emporter vers la famille GPR, je n’ai pas beaucoup communiqué sur le blog.

Alors, souple comme vous m’imaginez, je suis parti dans un grand écart en passant de 6 m tout fibre à 1 m 30 tout mousse avec le petit, injustement méconnu, de Multiplex : le Funglider.

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Ce qui m’a poussé à opter pour un cahier des charge précis, c’est l’évolution des terrains, de la météo et des fenêtres de vol en cette fin de saison 2016.

En effet, avec l’arrivée des pluies d’automne, des inondations et des jours qui raccourcissent, il me fallait un modèle passe partout et prêt à tous les vols très rapidement. J’ai donc couché mes principaux critères sur papier :

  • Un planeur de petite taille qui puisse rester monté dans la voiture au quotidien, sans avoir à coucher la banquette. Pourquoi rester monté ? Et bien pour justement profiter un maximum des dernières lumières aux jours d’hiver diminuant, sans perdre le temps du montage/démontage. Une sorte d’optimisation de la fenêtre de vol en fait,
  • Un planeur totalement démontable (ailes et empennage) en cas d’escapades pour les vacances, histoire de le caser discrètement dans la trousse de toilette…mouais, passons…
  • Un planeur en mousse qui supporte les terrains humides, voire très/trop humides mais qui puisse aussi supporter les posés « accrocheurs » sur les pentes de garrigues,
  •  Un planeur qui trouvera son aise en pente comme en plaine, en thermique comme en voltige et qui ne rechignera pas à batailler dans le gros vent.

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Voilà un programme de recherche qui s’annonçait ardu et j’ai finalement du revenir à un moto-planeur qui avait attiré ma curiosité quelques mois plus tôt, quand mon Panda sport en deux axes aurait mérité des ailerons pour parfaire sa polyvalence.

Le seul produit sur le marché qui répondait à l’ensemble de mes critères était le Funglider. Trop peu connu à mon sens, compte tenu de ses réelles qualités de vol et de sa polyvalence remarquable. Son gros défaut, il n’est proposé qu’en version tout équipé à un prix rédhibitoire pour une mousse de cette taille.

Mais à bien y réfléchir quand on a le modèle en main, les 150 euros demandés ne sont pas vraiment volés.

Le petit dispose d’un stabilisateur pendulaire démontable hérité de son petit frère disparu, le Panda Sport. Pareillement, pour le cône turbo, le nez et la trappe d’accès à l’électronique en plastique dur. De même pour le système de clipsage des ailes l’une dans l’autre ou le dessin des saumons, inspiré du Solius.

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Passé cette rapide présentation du résultat de mes recherches, venons-en au premier vol test de cet inconnu.

J’étais passé un après-midi voir mon ami Éric, à Sète, pour discuter le bout de gras et lui montrer ma dernière trouvaille. On en a profité pour monter, régler et programmer le planeur en vue de son flytest.

Quelques jours plus tard, alors que la pluie épargnait un ciel accidenté, je n’ai pas retenu ma motivation malgré le soufflant de 15 à 20 km/h en rafales pour éprouver le presque moustique en condition réelles poussées. Pour un premier vol, ce n’était pas prudent mais sur de mes réglages et voyant le terrain de l’OMAT disponible, je me suis engagé sans autre forme de procès.

Sur le parking personne. C’est la première fois de l’année que je viens voler sur le terrain de mon ancien club. Habituellement, je passe plutôt serrer la paluches des copains. Là, c’est le désert et l’herbe haute révèle les grosses pluies que nous avons dernièrement subi.

Je sors le planeur déjà monté sur la banquette arrière, fais de même pour ma radio, branche la lipo déjà installée au centre de gravité et avance au milieu du terrain, malmené par le vent de Nord qui grossit.

Je stabilise le planeur face à Éole comme pour le défier, tel Samson toisé par Goliath.

Premier lancé sec, sans moteur, pour tester le réalisme du centrage adopté « instinctivement ». Le vent fait aussitôt monter le Funglider à trois bon mètres d’altitude, le temps que je rattrape  le manche de droite profondeur/ailerons pour piquer face au soufflant et éviter le décrochage. Le dièdre de l’aile stabilise remarquablement le roulis. Le stabilisateur pendulaire réagit instantanément aux ordres pour doucement amener une pente de descente maîtrisée qui va faire littéralement glisser ma trouvaille jusqu’à une bonne cinquantaine de mètres malgré les rafales qui bousculent le poids plume sur sa trajectoire finale.

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Incroyable, un baptême du feu dans les pires conditions et le mini dompte l’adversité sans sourciller. Je suis content du résultat de mes recherches autant que de cet atterrissage sécurisant bien que contraint par les éléments déchaînés, à l’échelle de ce courageux poids plume.

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Après un deuxième lancé de validation, je me décide à entamer un premier « vrai » vol.

Je lance au plané, le Fun’ allonge une dizaine de mètres et je lance plein gaz le manche pour une montée que je réalise presque horizontale, forte d’un set de motorisation surdimensionné  qui satellise le moineau. Je le vois surfer la vague de mistral sans faiblir avant de le poser à son altitude de vol pour des essais de contrôle. J’ai choisi des débattements typé voltige pour tester les capacités joueuses du Fun’ dès le début. Avec ses petits 400 grammes, il a fière allure dans l’affrontement et ne se laisse pas dicter sa trajectoire par Éole, si fort soit-il. Et comme pour le narguer, il ne rechigne pas à plonger pour entamer ses premiers tonneaux, renversements, vols dos, et boucles inverses. Bien sur, le vent en rafales ne rend pas les figures d’une pureté biblique mais je peux largement imaginer le potentiel du planeur en situation calme. Cela m’aura peut-être même permis d’extrapoler un scénario en vol de pente.

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Il est maintenant temps de tester la batterie et j’entame une approche large et sécurisée  pour poser proche, déjà convaincu que le vent terminera de ralentir le poids plume.

Pendant l’arc de cercle décrit par l’arrivée en piste, le petit se fait emporter plus loin et je crains de ne pouvoir le ramener sans moteur. Alors, je tente le tout pour le tout et je pique pour prendre du mordant face au vent.

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A ma grande surprise je réalise que, sans même faiblir, le Funglider remonte les rafales, presque rageur, vu la différence de gabarit de l’adversaire. Mieux encore, il parade en passant devant moi à 1 mètre su sol comme pour revendiquer son émancipation.

Je n’ai alors d’autre choix que de relancer les Watts pour un nouveau circuit d’approche adapté à la fougue de ce surprenant tout mousse qui aura même sifflé comme un grand lors de ses passages bas.

Cette fois, je ne me fait pas surprendre et termine de diriger le sauvageon en dictant son posé plus proche de moi, non sans un sourire revanchard.

Comme à ses habitudes ma douce et tendre bien aimée s’est postée à l’affût pour piéger quelques scènes de vols qui illustreront cet article.

Retour à la voiture et vérification de la batterie 1000 mha 3s qui garde 30 pour cent de charge, passé dix bonnes minutes de vol au vent. Encore une excellente surprise et je suis ravi des performances du Funglider.

Plus récemment, j’ai eu l’occasion de consacrer une séance de plané au vol thermique alors que les changements de vent étaient propices au déclenchement de convections. C’était avec mon ami Sébastien qui s’est découvert un talent phénoménal pour dégoter les ascendances avec le Phoenix 2000 que je viens de lui vendre. Et comme je suis bien moins doué que lui dans l’exercice, j’ai pu tenir une demie heure sans poser en choppant les pompes qu’il balisait en spiralant. C’est vrai que pour le coup, j’ai été un bon gros parasite mais qu’est-ce qu’on s’est régalés !

Depuis ce flytest, je charge mes trois lipos au retour de vol pour être prêt à partir à la prochaine fenêtre volable.

Et voila, je voulais vous faire partager cette découverte ultra-logeable qui révèle des atouts indéniables pour voler partout, tout le temps et de toutes les façons.

A bientôt pour un nouveau rapport de vol et peut-être la découverte d’un super minus à coté de ce presque minus…

Bons vols à tous !

Mika.

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Le Ventus 2cx de 6m comme baptême GPR

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…à Patrice et aux Alains du club…

Salut les amoureux du vol silencieux,

Un rapport de vol particulier cette fois-ci puisqu’il s’agit du flytest de mon premier GPR. « GPR » pour Grand Planeur Radiocommandé.
Et le GPR, c’est une catégorie à part dans le modélisme planeur puisqu’il consacre ses pratiquants comme un adoubement religieux. Une sorte d’intronisation tacite à la confrérie restreinte qui parcoure le continent entre réunions et meetings dédiés. (photo Alain Dubau)

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Pour moi qui suis parti de débuts plutôt chaotiques, l’accès à ces modèles géants, pures maquettes aux vols hyperréalistes, n’était envisageable que par procuration alors que je rêvais en parcourant les rassemblements de passionnés qui exposaient leurs machines. (photo Alain Dubau)

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Bien sur, mon Alpina de 4m est déjà d’une taille conséquente et me ravi par son vol mais à l’échelle des plus petits GPR, il ferait office de presque nain. Mon DG600, pourtant d’aspect semi-maquette en 3,60 mètres, serait sans doute moqué pour se fondre dans la file d’attente du remorquage au milieu des monstres du double de son envergure.
C’est surement au nom de la sélection naturelle qu’il aura participé au financement de son remplaçant XXL en partant vers les falaises de Normandie, aux commandes de son nouvel acquéreur.

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Une des pointure de la bande itinérante des méga planeurs, avait répondu à mes investigations en m’orientant vers Cédric qui vendait un ventus 2cx de HF Models. La machine était réputée et son vendeur tout autant. Renforcé par ma confiance en Pascal, je n’ai pas tardé à prendre contact pour clore l’affaire.

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Lors d’une brève rencontre à mi chemin entre Montpellier et Gap, j’ai pu prendre livraison de mon planeur hors norme. « Hors norme », je l’ai bien senti en ouvrant le haillon de la 207 pour trouver le moyen de charger confortablement les 6 mètres d’envergure, même en quatre parties.
Avant de valider la possibilité d’un tel achat, j’avais demandé à Cédric les mensurations de l’engin pour tester ma capacité de chargement avec des planches aux même cotes. Pas de chausse pied disponible mais une expérience éprouvée des Lego de mon enfance qui auront permis de caser l’ensemble dans un relatif confort.
Ce qui ne m’a pas empêché de réinstaller au mieux le bébé en plusieurs arrêts sur le chemin.
Plusieurs arrêts dont l’un d’eux s’est fait dans la famille de Robin qui m’a forcé à un détour sur le trajet pour lui montrer l’objet. C’est là que pour la première fois j’ai eu l’occasion de monter entièrement le planeur pour l’inspecter et prendre une série de photos. Merci d’ailleurs au grand-père de mon copain, journaliste de métier et qui a su saisir les premiers clichés mis en scène, d’un œil avisé.

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De retour à l’atelier, le Ventus a tout de suite trouvé sa place sur un chevalet entre mousse et protections plastiques. Paré pour sa préparation au flytest. Programmation, mesures de débattements, centrage. Tout y est passé avec une minutie encore plus poussée qu’à l’accoutumée, en suivant les valeurs communiquées par les experts.

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D’ailleurs, la programmation complexe de l’oiseau aux multiples commandes m’aura permit d’apprendre les subtilités qu’offre cette nouvelle radio que je ne maîtrisais pas dans ses retranchements. Et c’est ce qui m’a rendu d’autant plus fier lorsque j’ai annoncé aux copains que le planeur dont j’avais tant parlé était prêt pour son premier vol avec le remorqueur de Patrice, seul avion du club suffisamment puissant pour tracter les 13 kg du GPR.

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Rendez-vous pris avec Patrice et Alain pour un premier vol en petit comité le samedi matin à 10h00 puisqu’une fenêtre météo s’annonçait propice.
Comme à mon habitude, tout était prêt à partir la veille au soir pour être certain de ne rien oublier. La nuit n’a d’ailleurs pas vraiment été reposante, entre check list, visualisation de vol, pseudo calculs des distances d’approche, de taux de montée, de ligne de vol ou de précision des trajectoires.
Résultat, j’étais debout à 6 heures du matin pour revisionner les vidéos de vol trouvées sur internet. J’alternais entre inquiétude légitime d’un pilotage inconnu de planeur incomparable à ceux que j’avais eu et détente programmée en me persuadant qu’il ne s’agissait de rien d’autre qu’un « grand Alpina ». Au point même de m’imaginer le faire voltiger dans le meilleur des cas.

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Je fixais l’horloge qui annoncerait l’heure du départ mais n’y tenant plus, j’ai pris la route en avance, justifiant ce départ précipité par des arguments que j’étais le seul à trouver valables : « je préfère rouler doucement pour ne pas risquer d’abîmer le Ventus, j’aurais plus de temps pour bien le monter en attendant l’arrivée de Patrice et Alain, ça me détendra avant le vol,… ». Vous voyez le genre, quoi.

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Sur la route, je vois ce ciel bleu sans nuages qui facilitera la visibilité du vol. Le vent semble juste léger, suffisant pour porter l’ascension du remorquage et faciliter un atterrissage à moindre allonge.

Ciel_bleu

Vent_léger

Bien que matinal, il y a déjà quelqu’un sur le terrain qui teste un moteur thermique. Cela fait tellement longtemps qu’il n’y a pas eu de telle fenêtre de vol que nous risquons de voir notre « petit comité » s’étendre très vite.

La chose se confirme quand arrivent les voitures sur le parking alors que je termine de monter le planeur. Sur le large espace herbeux, les grands 6 mètres du planeur semblent communs et même petits. Plus petits en tout cas que l’image exagérée qui hantait mon imagination trop fertile en projections catastrophistes.

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Quelques échanges sur ma nouvelle acquisition avec les copains qui arrivent pour m’encourager et voilà qu’arrivent le remorqueur et son pilote. Pendant qu’il finalise le montage et fignole les réglages moteur, j’installe la balancine que je viens d’acheter chez Silence model. Un objet tout nouveau pour moi et qui évitera quelques maux de dos pour déplacer l’engin, l’accessoire typique du GPRiste, qui trouvera sa place à la ceinture quand il n’est pas en fonction sur l’aile d’un planeur.

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On se retrouve alors à tirer son modèle en laisse comme pour déjà faire sentir au modèle la hiérarchie à instaurer entre le pilote et le piloté.

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Pendant que Alain S. installe le Bidule de 3 mètres sur la piste, je positionne le Ventus aligné pour arrimer le câble de liaison, véritable cordon ombilical entre tracteur et tracté qui les rend interdépendants et solidaires. C’est là aussi une des particularités du remorquage qui le rend si convivial. Les deux pilotes de l’attelage naviguent de concert pour mener à bien une manœuvre commune. Un travail d’équipe dont chacun ressort satisfait d’une mission menée à bien. Un vrai échange de complicité indispensable à l’efficacité.

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Je teste toutes mes gouvernes sans arrêt jusqu’à l’arrivée de Patrice qui soutient le saumon gauche pour partir à plat. Alain me rejoint derrière le planeur et le signal de départ est donné. Le gros cube de l’avion gronde et mon GPR avance sur deux petits mètres avant que le train ne rentre sans raison et que Alain ne lance plus les gaz alors qu’il est déjà trop tard pour renoncer, au risque de cracher la paire en mouvement.

Le bruit strident du fuselage à nu qui racle le bitume est presque moins une déchirure pour le Ventus que pour son pilote mais à peine 5 mètres suffisent à soulever le planeur qui monte régulièrement.

Ma concentration que j’imaginais sereine à subit l’injection d’adrénaline quand ma radio s’est exclamée : « tension du récepteur ! » pour annoncer que le système radio rencontrait une défaillance de liaison. J’ai tout de suite amplifié l’alerte à voix haute pour avertir Alain.

Ancien militaire qu’il est, rompu aux situations d’urgence en plus d’être pilote émérite, mon copain a tout de suite viré à 90 degrés sur la droite pour se libérer du cordon qui tirait le stab avant de larguer et de s’effacer à la verticale pour dégager le champ d’évolution.

En perte de Vitesse et entraîné par cette même aile gauche que soutenait Patrice au décollage, mon planeur a amorcé le début de vrille que je redoutais, sans que ne répondent les ailerons, trop peu soufflés par la faible allure.

Une fois la chute engagée, le roulis est redevenu contrôlable et j’ai pu redresser l’axe de vol, toujours emporté par mon aile gauche.

Pénalisé par ma faible allure et un roulis asymétrique j’ai choisi d’adoucir ma descente en spiralant jusqu’à trouver le meilleur endroit pour poser au mieux sans casser.

Au fur et à mesure que ma spirale touchait sa fin de course et perdait de sa vitesse, mes ailerons perdaient de leur efficacité. Je n’ai alors pas eu d’autre choix que d’aplatir tant bien que mal mon assiette de vol pour toucher le sol avec une moindre incidence.

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Au final, je n’ai pu rétablir complètement l’axe et mon GPR a perdu de sa superbe en s’affalant après le bout de piste, dans des broussailles qui  cachaient le rendu de mon ultime manœuvre.

A priori, la trajectoire qu’avait décrit le planeur en final laissait supposer très peu de dégâts mais je ne pouvais me convaincre d’optimisme tant que je ne serais pas sur place.

Comme beaucoup d’entre vous l’ont sans doute fait dans pareil situation, j’ai engagé une foulée lourde d’angoisse en chassant de mon esprit toute image catastrophique supposée.

« Pas ça, pas aujourd’hui, pas lui,…. » et je refusais toute fatalité pessimiste pendant que Alain F., reporter de ce flytest, emboîtait solidairement mon élan.

Au fur et à mesure de mon approche, la perspective dégageait le spectacle d’un colosse résigné en détresse. Alain m’indique une énorme souche à un petit mètre du saumon droit en relevant cette « chance dans mon malheur » mais il me faut un moment pour tempérer le flux sanguin qui palpite et réellement apprécier la relativité en scène.

Je finis cette méditation en dédramatisant l’épisode malgré la déception d’un premier vol avorté. Cela aurait pu être pire et le planeur intact suffit à rapidement me décider pour un second essais histoire de conjurer le sort. Il s’agit « d’inverser la spirale » négative pour le coup et de positiver la suite des préparations.

Le planeur sur l’épaule et le pas incisif en guise de marche sacrée, j’avance vers le point de décollage entamer un second flytest qui effacerait ce premier accident.

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Je dépose le planeur sur la piste à la grande surprise des copains qui se montrent inquiets et solidaires pour me réconforter. Alain S., pilote remorqueur, inspecte l’oiseaux et me confirme qu’aucun organe n’a été fragilisé. Confiant en ses paroles d’expert, je peux me concentrer en vue du vol pendant que je lance un regard sur ma douce qui, à coup sur, doit se mordre les lèvres à l’idée d’une catastrophe annoncée. Je la rassure et elle ne veut pas croire que je retente l’expérience. Et avec la discrétion que je lui affectionne, elle ne manifeste pas plus son inquiétude.

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Redémarrage du Bidule remorqueur, tension du câble de remorquage, contrôle des commandes et Patrice vient soutenir le saumon gauche pour aligner le roulis. Démarrage de la caravane et après quelques secondes de tension du pilote comme du filin, rupture de l’accroche qui laisse partir le remorqueur seul…

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Le fusible a fait son office et c’est une deuxième déception que je ne peux m’empêcher d’interpréter comme un nouveau signe annonciateur. L’incident est sans conséquence et je repars pour un troisième essai. Même protocole, même assistance de Patrice et voilà mon Ventus qui s’élève régulièrement avec l’inertie caractéristique des grandes plumes. C’est un plaisir nouveau et une technique de pilotage plus anticipée qu’il faut adopter. Un peu comme un bateau qui ne répond pas automatiquement à l’ordre du gouvernail, freiné dans ses mouvements par l’élément fluide et dense qui le contraint.

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Alors, je navigue en harmonisant au mieux ma trajectoire avec celle du tracteur. Pas si facile d’anticiper le cap de l’avion devant quand il faut soi-même anticiper le pilotage du lourd GPR. En intellectualisant le vol je finis même par me détendre et quand arrive le moment de rompre le cordon de mise en altitude, je n’entends presque pas les commentaires de l’assemblée sur les qualités volières de la machine.

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Je suis quand même sorti de ma torpeur par cette même aile gauche que je dois contrer en permanence et même le trim tiré au maximum de sa course ne parvient pas à guérir le mal. Encore une fois, je peste contre ce défaut qui gâche ma découverte du vol de grande envergure. Ajouté à cela ma radio lance des alertes de tension du récepteur qui renforcent mon inquiétude peut-être plus encore. Toutes les trajectoires en lisse ne sont pas saines et le planeur passe à notre verticale en grondant de puissance et de finesse. Quelques évolutions me décident à préparer une approche de la piste.

Cédric, que j’ai délesté de l’oiseau m’avait prévenu de l’allonge critique à prévoir mais le vent de trois quart à la piste me permettait de freiner l’allure.

J’ai abordé ma venue au loin pour me laisser le temps de peaufiner la ligne de vol, toujours handicapée par un roulis à gauche que je devais contrer dangereusement en combinant ailerons et dérive ajouté aux flots du vent qui semblait jouer avec le planeur comme avec un voilier en grosse mer.

Mon circuit est accidenté et je veux absolument éviter que le planeur me passe sous le nez pour effacer la piste. Sans doute m’aura-t-il entendu puisque les éléments ont fait en sorte de le freiner bien avant une sécurisante entrée en piste et mon bel oiseau s’est posé sur l’herbe de la piste récemment prolongée pour palier aux manœuvres de cet ordre.

Bien sur, la ligne d’atterrissage au contact sol n’a pas été parfaite et le planeur a engagé un tiers de tour sur le saumon mais le modèle est maintenant immobilisé, en sécurité.

Alors forcément, je ne peux m’empêcher d’être déçu par ce vol chaotique qui clôture une séance de flytest dont j’attendais peut-être trop. Et je vais devoir reprendre tous les réglages que j’espérais idéaux. Plus encore, trouver l’origine de mon problème de tension récepteur et là, ça va être plus ardu.

Les copains, devant les soupirs qui ponctuent ma prestation, dédramatisent en essayant de me convaincre que le planeur est sain, qu’un planeur est toujours long à régler, que c’est une machine différente de celles pilotées jusqu’alors. Leur empathie force mon respect mais je ne démords pas de mon ressenti aux manches.

Le dernier contact sol marquera la fin de cette séance de vol. Patrice, démontera le gros Bidule pendant que je charge mon Ventus pour une révision complète avant sa prochaine sortie.

Voilà pour ce baptême houleux qui ne m’aura pas pour autant découragé. Bien au contraire, j’ai intensifié mon travail à approfondir les réglages et la préparation de ce superbe Ventus 2cx qui promet de m’emmener aux premières rencontres GPR.

Mais si je pourrais y participer en tant que pilote, je n’en resterai pas moins rêveur devant le spectacle des machines d’exception qui évoluent dans leur élément.

A bientôt pour un prochain article modéliste qui, je l’espère, saura vous divertir…

Bien à tous les copains modélistes,

Mika.

 

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Strike 2 : le retour des Avengers

Logo_sans_nomLogo_Avengers

…à l’Archer vert…

Salut les super-modélistes,

Si vous avez suivi mes récentes aventures, il ne vous aura pas échappé que l’exercice du lancé-main domine mon activité modéliste en ce moment.

Si j’ai historiquement découvert la discipline avec une Libelle et deux Elf, ce n’était que pour me réaliser un jour dans le « vrai » F3K, qu’aura été, trop accidentellement, le Blaster.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2014/11/20/seance-de-vol-17082014-flashback/

Plus récemment, j’ai tenté une timide récidive avec l’innovation Strike qui m’a transporté dans son lancé au point de changer mon enthousiasme en véritable passion pour le vol thermique de basse altitude. Et encore une fois, j’ai cru pouvoir développer mes performances en acquérant le Stream, sensé pulvériser des records qui se sont révélés plus accessibles dans le monde parallèle de ma tête que celui du terrain de vol. Fort de la préparation mentale inspirée par le Strike, j’ai alors maîtrisé le peg du grand frère jusqu’au tour de rein qui a terrassé un moral de winer sur le retour.

De « retour » il s’agissait bien quand je suis revenu à la dure réalité de l’âge avançant. Action-réaction. Tel un héros des temps moderne, j’ai tranché dans le vif de la douleur en revendant le Stream tout juste volé, pour renforcer les bases d’un talent que j’aime à penser naissant, quitte à être le seul croyant.

J’ai donc usé des fruits de la revente pour tout de suite doubler ma puissance d’action grâce à la nouvelle gémellité de mon Strike. Ni une, ni deux, j’ai harponné un Strike bis qui attendait une adoption de cœur chez mon distributeur exclusif préféré : Thor.

Comme ce frère de bataille méritait, lui aussi, la force d’un barbare, je l’ai tout de suite envoyé en formation chez THE champion pour un montage « over the top ».

C’est l’archer vert qui a accepté d’assurer l’entraînement de celui qui devait être le deuxième des Barbarians. Au réveil, Pierre est plutôt comme vous et moi. Les cheveux ébouriffés, la marque te l’oreiller baveux sur la joue, des chaussons troués qui laissent apparaître un ongle d’orteil trop long pour ne pas marquer le plancher et surtout une haleine de poney.

ChaussonTrouéParquetRayéPoneySinge_Haleine

Mais une fois avalé son petit écolier, bu son lait fraise et gargarisé son chocolat poulain…rapport à l’haleine, il reprend du poil de canasson pour se parer de sa tenue couleur Cetelem, arborant un carquois d’empennages et surtout son arc Ulon lui permettant de décocher les planeurs à plus de 70 gros mètres.

PetitécolierLaitfraiseChocopoulain

 

Cetelemarcher vert ok

Tout s’est logiquement organisé :

D’un côté, Thor a directement envoyé le colis chez l’archer. Et comme Thor a rarement lui-même (tort), il avait eu raison de préférer un envoi manuel pour déjà faire goûter au paquet le vol plané, histoire d’inspirer son contenu dans l’œuf. Puisqu’on dit le fœtus sensible aux événements extérieurs, pourquoi pas…

 

Thor_portrait OKThor_Colissimo ok

Thor_bébé

De l’autre, Batmoi-même a fait suivre simultanément les servos et le récepteur pour compléter le nécessaire à la formation du gladiateur des airs. Ouais, je sais, j’aime bien parler de moi à la troisième personne, c’est une question de détachement, rapport à la méditation transcendantale et tout et tout…

Méditation

Bref, le tout est que en seulement 7 petites heures après réception, voilà que Pierre me contacte pour annoncer la fin de la formation peaufinée. Forcément, comme vous sans doute, je me suis vu époustouflé par cette nouvelle superformance digne d’un super lui-même.

D’autant que le colis n’a pas non plus mit longtemps à débarquer au central de ma petite poste de village, siège de la logistique des trop nombreux colis de modélisme que je reçois. Et à voir votre tête coupable en lisant cette phrase, je ne suis pas le seul dans ce cas !

Chien_coupable

Maintenant que le couple de Strikes était réuni pour le meilleur et…le encore mieux, Batmika allait pouvoir rejoindre le clan des supers héros que forment les célèbres Avengers.

Logo_Avengers

Armé de mes deux Strikes, Bruce Lee et ses shurikens n’avaient qu’à bien se tenir. Je rentrais dans la légende des mecs dont on fait des dessins animés. Et je ne parle pas de Pikachu, petit poney (sans parler de Pierre au réveil !) ou Dora l’exploratrice avec son singe, armée d’un sac à dos et d’une carte.

PikachuPetit_poneyDora_exploratrice

Noooon, je parle bien des vrais héros balaises aux muscles saillants, le regard belliqueux et la bouche crispée de douleurs courageusement contenues. En un mot comme en trois : moi au quotidien….euh, p’têt pas pour le coté saillant des muscles mais sinon, c’est l’idée…

P1110599

Bref, il me fallait rejoindre la bande des Supers eux pour devenir le clan des Super nous !

Fred, m’avait indiqué qui faisait partie du Team pour me rapprocher et me fondre dans l’esprit collectif de l’aigle.

Logo_sans_nom

D’abord, il m’a parlé de Iron man (Jean-Guy dans la vraie vie), moins rouge timide que jaune crise de foie mais qui dominait le VGM comme personne. A mon instinct naissant de super héros, j’ai d’abord pensé qu’il parlait de Vieux Gros Moche mais je me suis très vite repris en remémorant les séances de karaté du Père Noël, qui n’était pas homme à se laisser mener même au 2.4 ghz.

PereNoel_KaratéIronman OK

Alors en compulsant les classements d’excellence des références de la discipline « VGM », j’ai enfin compris qu’il s’agissait en fait de « Voltige Grand Modèle ».Alors dans le genre grand modèle volant truffé d’électronique, j’ai vite saisi en quoi cela décrivait pareillement Iron Man et ses gadgets.

En tout cas le type était vraiment sympa et dès la première poignée de main, j’ai bien senti….que cet enfoirée de boîte de conserve shootée aux pistons hydrauliques avait sinon des vrais super pouvoirs, au moins une sacrée poigne mécanique qui émiétait mes phallanges.

Bien évidemment, je n’ai rien montré de l’atroce torture infligée, même à genoux devant lui avec les yeux remplis de larmes et le souffle rauque qui bavait du sang .

Je me suis simplement relevé dignement comme le fait toujours Batmika dans les pires moments et la main sur le Top Strike, hochant la tête avec mon double menton qui balotait, j’ai lançé la phrase qui deviendrait l’emblême du courage et de l’abnégation brute qui me caractérise naturellement : « même pas mal » !!!

Batman_Ironman

J’imagine qu’il n’en menait pas large le férailleur à ce moment là. Il ne devait pas s’attendre à une telle réplique pleine d’assurance…mesurée !

Le choc des titans passé et ma première super-rencontre formalisée, je suis passé au suivant de la super bande, à savoir Ronan (Hulk dans la fausse vie) et sa démesure tant dans le hurlement sauvage de colosse vert moisi que le gabarit de son immense GPR de presque 8 mètres. Pour tout dire, ils m’ont forcément impressionné quant je suis tombé face à face, avec mes deux Strikes à la ceinture et mon air faussement sûr de lui. D’ailleurs, va falloir que je travaille mon regard menaçant parce que ça l’a plus fait marrer qu’autre chose…

HulkVSBatmanHulk_sourire

Donc, j’étais face à Ronan et son KA6, qu’il était bien le seul à pouvoir soulever.

Hulk_KA6

Hulk était le premier des Avengers que je rencontrais à avoir de vrais super pouvoirs. Et c’est pas sa chemise déchirée ou son jean en lambaux qui diront le contraire.

Hulk_vêtements_déchirés

Faut dire aussi qu’il l’a bien cherché à faire le joli cœur qui force le bronzage UV aux rayons gamma.

Résultat : un teint banane pas bien mûr et des nerfs à fleur de peau. Alors dans le genre beau gosse séducteur, c’est pas vraiment ce qu’on a fait de mieux.

Banane_pas_mur

Bien que d’un physique pas vraiment avenant, j’arrivais à la rencontre du géant vert sans maïs qui esquissait un large sourire à la vue des deux rapaces sauvages qui ornaient ma ceinture. Alors Je l’ai tout de suite imaginé péteux et impressionné…comme quoi, tout est dans la tête, à voir l’engin qui, en réalité, me bouffait du regard sans sourciller !

Et ne pas sourciller quant on a des perruques aussi fournies au dessus des yeux, c’est pas une mince affaire…

Géant_vertHulk_Doublevisage copie ok

Bref, le bourrin a fini par se calmer et c’est Ronan qui a pris le dessus pour calmer l’ambiance et discuter un peu de son planeur géant qui, hormis sa couleur, ne serait pas sans rappeler le colosse XXL que je venais de rencontrer. A ça, je ne vous cacherais pas que la bête entoilée serait aux petits oignons dans la liste de mes projets modélistes mais encore une fois, c’est la Mikamobile qui mettrait son véto pour épauler Batgirl. Au point même que la voiture aurait plus de place dans le modèle que l’inverse.

Pendant que l’ambiance est plus zen et avant que « petit-brin-d’herbe » ne me refasse le coup du mec gonflé qui n’a aucun savoir vivre, j’ai profité que Ronan cherche le nid de vache que je lui pointais du doigt pour m’éclipser comme un fourbe.

Nid_de_vache

Direction, ma prochaine rencontre avec Captain América et son gros frisbee.

Captain_lancéo copieok

Plus près de ma batcave, dans la banlieue de Gotham, sur le terrain du MACH, j’ai retrouvé Captain Mathieu qui peaufinait ses lancés de Vortex pour viser au mieux l’ascendance qui filait au vent.

A la différence du reste de la bande, je connais Mathieu depuis pas mal de temps déjà et c’est lui qui m’a le premier, poussé vers le lancé de planeurs façon hernie discale (« DLG » pour Disque Lombaire Grillé).

Fort de son expérience, il me disait que c’est la technique du lancé qui me préserverait de douleurs alliée au bon repérage des thermiques pour un temps de vol plus long sans relancer. CQFD….. »C’est Qu’il se Foutait De ma gueule », je me disais quand je ramassais des brochettes de disques usés sur un sol toujours trop bas. Et j’étais bien heureux de faire filer mes petits jumeaux super lights sans broncher.

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J’ai quand même pas voulu trop l’impressionner par sympathie mais juste marquer la hiérarchie au nom de ma modeste supériorité.Et comme on est pote malgré tout, on a fini par un tour à mon atelier histoire de discuter de ma future intégration au sein de l’aigle autour d’une Batbinouse.

Captain_Batman_legoBatcaveBatman_Bière

Mais c’était pas le tout et il allait bientôt falloir se remettre en route pour boucler la boucle.

 

Pour clôturer la tournée de mes nouveaux « super-potes », c’est le BatAlpina qui allait m’amener vers ses origines : les Alpes…Suisses plus précisément, pour rencontrer le dernier super copain composant « notre » superbande.

je n’ai pas eu besoin de poser le fuselage au sol pour voir spiraler le surfeur d’argent dans la vallée. Avec un nom pareil, je comprenais mieux qu’il prenne ses quartiers en Suisse.

coloriage-de-le-surfer-d-argennnnt-ok copieAlpes2

Personnellement, de la Suisse je ne connais que  ses paysages de rêve sur les vidéos de vols de pente et les chocolats trop bons pour prendre le temps de les déguster, jusqu’à finir avec une crise de foie et la tronche d’Iron man.

A voir Richard faire glisser son Skiff sur la colonne de portance, je me dis que l’exercice est naturel pour le pilote qui fait corps avec le planeur comme un surfeur avec sa planche.

A ce qu’on m’a dit, le surfeur d’argent n’était pas vraiment copain des Avengers de l’Aigle jusqu’au jour  où il  a proposé des placements avantageux déduits d’impôts aux autres membres. A partir de là, un vent de franche camaraderie désintéressée a soufflé sur la famille des vengeurs.

L’air des montagnes devenant de plus en plus frais au soleil couchant, je me suis décidé à entamer mon approche  en douceur. Mais le givre couvrait déjà la verrière alors que mes membres s’engourdissaient.

La sensation s’accentuait au fur et à mesure que je descendais pour mieux entendre Richard, qui me parlait trop doucement. Au point que bientôt, un frisson me parcouru le dos quand j’entendis le miaulement plaintif de mon chat qui réclamait un plein de croquettes…

J’ouvrais difficilement les yeux sur le carton du Strike que je devais être en train de régler  au moment de mon assoupissement. J’avais du mal à faire la part des chose entre souvenirs embrumés d’une réalité un temps abandonnée et l’intime conviction d’être le nouveau membre d’une équipe de super-héros.

Mais le plus troublant a été quand j’ai posé les yeux sur mon deuxième mini lancé-main…

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…/….

 

 

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