Coup de mou pour le Cougar

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SÉANCE DE VOL DU 01/09/2013

Salut les lecteurs !

Ce matin, le temps était à planer. Zéro vent, manche à air molle et pourtant, personne au club.

Comme je n’aime pas voler seul, je suis reparti en direction de Palavas pour voler au MACH34, un autre club où les pilotes sont tous super sympas. Sans compter que le planeur y est légion.

A peine arrivé, une bonne demi-douzaine de pilotes prennent le café en riant de leurs dernières mésaventures de vol.

Bien que le MACH ne soit pas mon club d’affiliation, je suis toujours reçu à bras ouvert par tous ses membres. Il est 9h00 du matin et un léger vent du nord décoiffe les chevelus qui n’ont pas leur casquette. Heureusement que je ne le suis pas beaucoup…chevelu. De la tête en tout cas. Mais aux aisselles si, alors je sers les bras et le tour est joué !

Mis à part ces considérations capillaires de tous poils, il est temps de vous raconter la suite de ma séance de vol. Et attention les yeux, ça va être mémorable…

Pour être sûr de rapidement charger la voiture, j’avais jeté la boîte du Cougar sur la plage arrière et la mallette dans le coffre.

Il est temps de monter car le vent forci. Une fois prêt au vol, je me dirige vers la piste avec un gentil lanceur qui contemple, impressionné sans doute, le poids plume du hotliner de 1m40 aux lignes racées. Le nom du Cougar est calligraphié en bleu sur l’aile jaune, tel un oiseau exotique devant le soleil…ou une tache sur une moquette de mauvais goût, c’est vrai aussi. Mais je préfère me laisser croire à la première image, et alors ?

Je teste pour la première fois les gaz sur un inter à trois positions du coté gauche. Je lance le moteur, mon gentil lanceur fais quelques pas et envoi le moustique…

Alors que d’habitude, même en 2 S, le planeur prend tout de suite une pente de montée à 45°, je me trouve plutôt à ramer sur 20°. Le vent s’est encore un peu plus levé de travers et je dois vite poser alors que je suis difficilement monté à seulement 10 m.

Fort heureusement, je ne suis pas un pilote comme les autres et mes yeux de poisson ont vite fait de parcourir l’horizon sur 360° (sauf derrière la tête car je m’y suis fait une bosse, mais c’est une autre histoire, avec des assiettes lancées par mon épouse après un achat compulsif. Je vous raconterai ça à l’occasion). Les informations collectées par mes sens félins (ben oui, si c’est un poisson chat !) et traitées par l’ingénierie coordonnée ne mes neurones bodybuildés à l’E.P.O. dressa un plan d’action optimisant l’efficience d’un ensemble de réflexes adaptés.

A ma droite, les pilotes qui font semblant de ne pas avoir les yeux fixés sur la scène, se bidonnent, sans doute dans l’espoir de me déstresser…comme l’ultime marque du respect naturel qu’inspire mon physique olympien…au repos.

Je dois donc rester dans une concentration optimum. J’engage un demi cercle vent dans le dos pour prendre de la vitesse et limiter mon inclinaison en virage sans décrocher.

Arrivé au dessus des genévriers (petits les genévriers mais qui piquent vachement, surtout en tongues) la trajectoire est maintenant face à moi. Le planeur peut enfin voir son maître et poser comme une fleur sur la piste en herbe en signe de soumission.
Je baisse les yeux pour acquiescer. Mais je n’oublie pas le coup de Trafalgar que ce petit coquinou vient de faire pour attirer mon attention, j’en suis maintenant certain.

Il me faut maintenant passer à l’autopsie et là, il va moins se marrer, non d’une pipe en bois !

Je ne vous détaillerai pas les investigations de votre serviteur dignes des « experts : Montpellier » à la télé. Le résultat est incompréhensible alors je vais devoir faire appel à un « expert-quelqu’un d’autre ».

C’est avec la mort dans l’âme que j’entame le démontage de ce traitre de planeur alors que les voitures afflues sur le parking. Mais que se passe-t-il ?? Mais qu’est-ce qu’il se passe ?! (deux fois pour marquer l’insistance, c’est toujours mieux)

C’est une journée remorquage planeur et les pilotes amènent leurs maquettes de 4 m sur les bords de pistes. Alain me demande si je reste manger mais j’ai encore mal à la bosse qui limite ma vision périphérique (voir plus haut) et la porcelaine n’étant plus, il ne reste que le service en Arcopal. Et l’Arcopal pour le casser faut s’y reprendre à plusieurs fois alors vous m’aurez compris. J’étais bon pour rentrer à la maison, la fierté sous le bras chevelu (voir aussi plus haut) si je voulais éviter les foudres de la chef vénérée, douce, tendre et surtout…à qui on ne la fait pas en cas de retard !

Le tout est que, encore une fois, je suis bon pour passer l’après-midi à l’atelier mais pas crashé alors c’est bieeeeen…

Voilà pour cette séance de vol éclair mais je suis quand même un sacré imposteur de broder autant pour si peu, hein ?

A bientôt les loulous !

Mika.

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