Le Cougar au brancard.

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Séance de vol du 14/10/2013

Salut les modélistes,

Lundi dernier, la météo était accueillante sur Montpellier et le ciel ne demandait qu’à inviter nos planeurs.
J’ai donc chargé mes lipos  le midi avant de charger la voiture du nécessaire de vol avec la petite boîte du Cougar sur la plage arrière. C’est aussi ce que j’aime dans ce modèle. Il est très facile à transporter et pourrait même rester à demeure pour des vols à l’improviste.
C’est donc dès la sortie du boulot que j’ai foncé au terrain du MACH. Je sais que Alain, mon pote, est un habitué du lundi après-midi et que j’ai des chances de le croiser. Impeccable, on pourra planer en patrouille.
Arrivé sur place, il y a déjà une dizaine de pilotes qui discutent le bout de gras autour de la table, protégés du soleil sous un parasol. On se croirait en été et ça donne le sourire.
Après un petit tour de salutation, habituel pour tout nouvel arrivant, je monte le Cougar rapidement et je m’approche du parterre de genévrier pour lancer en toute sécurité. Je tire l’inter des gaz qui augmentent progressivement selon la programmation du contrôleur. Arrive le régime maximum, je vérifie l’assiette d’un coup d’œil et lance le modèle vers l’horizon. Après une légère descente, le Cougar prend sa vigoureuse pente de montée. Même alimenté en 2S, il reste accroché à l’hélice si je ne donne pas du piqueur. Rapidement en altitude, je me prépare à couper les gaz. Mais je ne retrouve plus mon inter en parcourant le bord de la radio. Le planeur continue son ascension et va bientôt devenir difficile à discerner. Plutôt inquiet, je prends le risque de rapidement baisser la tête pour repérer le fuyard chromé au risque de laisser l’oiseau basculer sans contrôle. L’inter repéré et le doigt posé dessus, je relève les yeux au ciel en cherchant le baladeur d’après sa dernière position estimée. Mais la nébulosité rend l’urgence difficile et comme je le craignais, le planeur est déjà trop haut quand je finis par le saisir du regard. Je donne alors un ordre à piqué un peu machinalement avant de couper les gaz, espérant que le moustique s’est bien remis à plat. Je souffle alors pour détendre la crispation qui m’envahit quand je repère le petit en piqué prononcé. J’ai dû pousser un peu trop le manche. Mais finalement, ça m’arrange car je le vois maintenant distinctement. Un virage léger accompagné d’un infime cabré remet le kamikaze à plat avec pas mal de vitesse. Je dois bien être à 200 ou 250 m d’altitude. Les lignes droites sont tendues et rapides. Il a tout d’un grand ce mini planeur et je me félicite alors de cet achat. Autant de plaisir dans un si petit morceau, c’est sûr, si je le crashe (et oui, c’est une pensée qui me vient souvent à l’esprit, comme un vieux réflexe, souvenir de mes années passées de modéliste débutant…et pas seulement), j’en rachète un tout de suite.
Alain voltige déjà avec son Excel et je jette rapidement des regards sur les figures, tranquillisé par la ligne de vol apaisée de mon modèle. Pour cette séance, je veux me concentrer sur les trajectoires et la perte d’altitude en virage. Le vent doit souffler à une quinzaine de km/h à vue de nez (et j’ai un grand nez, donc assez précis) et je monte grâce au souffle pourvu que les petits 750 grammes pénètrent suffisamment.
C’est le marin qui domine et les ascendances sont absentes. Les remontées moteur se multiplient après une prise de badin pour siffler devant les pilotes et une ressource qui permet de reprendre assez de hauteur pour finir de naviguer à basse altitude, alternant les virages et les remises à plat en limite de décrochage pour tester les limites de tolérance. Mais le Cougar est sain et bien réglé, il sait garder une ligne de vol régulière même à très basse vitesse.
Les vols s’enchaînent et les lipos se vident. Maintenant j’en suis à la troisième et dernière. Je veux en profiter alors que le soleil est déjà bas et que le ciel s’obscurcit. Mis en confiance par les premiers vols et atterrissages, je repousse un peu plus la prise de risque dans des évolutions à plus faible hauteur. Tout se passe bien et je me gonfle d’orgueil sans trop la ramener quand même pour ne pas me porter la poisse.
Alain est en train de démonter son Stamp pour le charger et rentrer.
Il est temps de poser pour partir. J’engage donc mon approche en demi-cercle autour de moi. Mais ça aussi, c’est pas bien malin parce qu’en tournant pour suivre son planeur, on perd ses repères. Et justement, alors que je perdais régulièrement de l’altitude dans l’inclinaison du roulis, je me suis retrouvé trop bas et trop rapide en sortie de boucle. Un bosquet que je n’avais pas entendu a couru pour se planter sur ma trajectoire alors que j’arrondissais le posé. Le temps d’enclencher l’inter des gaz (qui sont, je vous le rappelle, progressifs) pour reprendre de l’altitude, le Cougar ralentit, engage sur le saumon et décroche avant de rebondir plein moteur sur le stab. Et m…, fais ch… !!!
Alain qui a entendu la scène, me questionne sur les raisons de l’accident. Classique décrochage, je lui réponds !
Je me précipite vers le blessé, dont je n’ai vu sauter que la verrière, persuadé que rien n’a souffert.
Mais j’ai tout faux. L’aile gauche a arraché le fuselage à l’endroit de son téton de fixation et le stab en T balance sur son assise. Bah, ça semble facilement réparable mais je suis quand même déçu de terminer le dernier vol de la séance comme ça.
Résultat, je démonte pour explorer en détail le malade. Il y a plusieurs criques qu’il faudra mastiquer et repeindre en plus de refaire la résine pour la fixation de l’aile. Pour le stab, c’est à étudier plus en détail à l’atelier. Mais je veux remettre le « petit » en état au plus tôt pour reprendre ces vols qui m’ont tellement plu.

A bientôt pour la prochaine séance de vol, avec l’Excel peut-être…

Mika.

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