L’EXCEL EXCELLE !

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SÉANCE DE VOL DU 23/10/2013

Hier après le boulot, j’ai foncé au terrain du MACH avec l’Excel Compétition 3 (EC3, pour les intimes) à l’arrière de la voiture.
Arrivé sur les lieux, le ciel bleu portait déjà plusieurs modèles et le soleil, qui reflétait sur l’étang, dévoilait deux files de flamands roses en vol.

Les blagues fusaient et l’hilarité collective donnait le ton d’une ambiance chaleureuse et décontractée.
Après un petit tour parmi les copains et m’être attardé avec les plus proches, j’ai monté mon Excel sous les regards de quelques pilotes qui ne connaissaient pas le modèle, même de vue. C’est vrai que les modèles de la marque SIMPROP ne sont pas courants sur les terrains.
J’étais décidé à lancer seul les 1kg800 de l’oiseau mais une fois à bout de bras, le doute m’a envahit et un raisonnement pessimiste m’a fait demander de l’aide. Comme j’avais oublié ma casquette dans l’euphorie du chargement de la voiture, mon lanceur a vissé la sienne sur ma caboche.
D’abord surpris par le faible angle de montée au moteur, j’ai vite retrouvé mes marques après quelques coups de trim. A ce moment là, je ne suis quand même pas rassuré et j’ai beaucoup de mal à me détendre pour prendre du plaisir à piloter. A force d’évolutions stables, la confiance est venue pour s’installer comme une amie. Je peux maintenant « sentir » ce que je fais et repousser les limites d’un vol sécurisant. J’enchaîne les virages d’un côté puis de l’autre avec plus de vitesse. Je multiplie les passages bas devant mes yeux pour entendre le sifflement de l’aile. Le poids de l’Excel lui permet de bien restituer l’énergie pour remonter haut en fin de plongée. Là, je me régale et mes angoisses ont cédé la place au plaisir brut qui me coupe de l’entourage. Dans ma bulle, en communion avec le planeur. Après plusieurs montées, il est temps de poser. Le planeur allongeait tellement dans mes souvenirs que j’ai prudemment commencé mon approche de très loin, trop loin sans doute puisqu’il m’a fallu randonner pour récupérer le modèle.
Je dois prendre mes marques avec le planeur comme avec le terrain, question d’habitude.
Au vol suivant, Eric m’a filmé au sol mais les évolutions suffisamment proches de l’objectif étaient trop rapides pour être capturées à coup sûr. Il m’a aussi filmé en l’air à partir de son Radian pro mais l’apparition est trop furtive. C’est du film qu’est extraite la photo de ce rapport. On distingue à peine l’Excel avec son aile rouge et l’autre noire au milieu du petit étang en haut. Mais vous voyez dans quel cadre évoluent nos planeurs.

Pour le dernier vol, je me suis décidé à lancer seul. Je suis allé en bordure des genévriers, face au vent, j’ai tendu l’avion à bout de bras, lancé les gaz et go !…n’importe comment, je ne sais pas pourquoi mais l’Excel est parti dans tous les sens plein moteur et je ne dois qu’à mes réflexes de ninja et à mon œil de rapace d’avoir rattrapé l’excité.
Sur le coup, j’ai été vacciné, c’est vrai mais je veux y arriver seul alors je recommencerai. Car c’est en forgeant que l’on devient…piloteron ?

Le vol s’est quand même bien déroulé et je progresse à chaque sortie de cet Excel. Il faut seulement que je n’ai pas peur de le sortir. Je pense que depuis hier soir c’est justement chose faite.
Au dernier atterrissage, le mixage des spoiler à la profondeur étant trop faible, j’ai dû compenser manuellement au manche. Et comme l’Excel approchait de moi et risquait de finir sur le goudron de la piste en abrasant le fuselage, j’ai poussé pour le plaquer au sol le plus vite possible et l’arrondi n’était pas si arrondi que ça. Mais, aucune casse, un planeur très costaud et un pilote heureux. Chaque vol me laissait plus de 50% de la batterie avec une bonne demi-douzaine de montées. Je suis aux anges et me félicite encore d’avoir choisi l’EC3 pour cette séance de vol. Mis en confiance, je suis décidé à multiplier les séances avec lui. Je dois repousser un peu plus les limites à chaque fois de façon à savoir réagir devant l’imprévu…comme pour mon lancé « acrobatique ».

Cette séance avec une envergure de 2m20 m’a fait basculer dans la recherche d’envergures plus grandes. Bien sûr, je ne renie pas le plaisir que j’ai eu aux manches de petits planeurs comme le Cougar ou même le Panda mais avec une plus grande aile, le contrôle devient plus exigeant et la satisfaction du pilote n’en est que plus grande. Je vais donc me pencher plus assidument sur la remise en ordre de vol de mon Vitesse de 3m, sur le montage du Big Excel de même envergure et surtout préparer la venue d’un premier 4 m : le Thermik XL. Mais là, c’est un projet que je dévoilerai l’année prochaine.

D’ici là de nombreuses séances de vol seront à rapporter ici et vous resterez les témoins de mon évolution…

A bientôt pour un prochain vol avec l’Excel.

Mika.

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