Fight club : les crashmen à la pente

Y a de la baston dans l’air !!!
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Séance de vol du 23/11/2013

Salut les frileux !

Cette année, l’hiver se fait sentir plus tôt que prévu et il devient difficile de sortir mes petits doigts imberbes pour attraper les manches de la radio. Mais la passion à des raisons que la raison ignore et j’ai du trouver auprès des copains une technique d’indien pour parer à ce frein.
C’est Mathieu qui m’a indiqué des gants de coureur suffisamment fins pour « sentir » le pilotage. C’est aussi Mathieu qui a organisé un rassemblement à la pente de Fabrègues en lançant un appel sur le forum principal dédié à notre hobby. A force de traîner et d’intervenir sur les forums pour se mélanger aux autres passionnés, on connaît à peu près tous les pseudos des modélistes qui composent la grande famille des aéromodélistes. Mais si, l’anonymat est garanti par ce même pseudo, l’avatar qui y est attaché ressemble très rarement à la personne qu’il cache. Et comme je suis un grand curieux qui aime mettre une tête sur une signature électronique,que je me régale de retrouver une bande de copains pour voler et se marrer un bon coup en refaisant le monde sur des brèves de comptoir, je me suis tout de suite inscrit à la réunion.
Mathieu avait annoncé qu’il s’agissait d’une séance de « combat » avec des modèles en EPP virtuellement indestructibles mais que les modélistes plus pacifiques pourraient voler sans être trop « tapés ». Rassurant le mec !
Comme je ne suis plus pourvu de modèle potentiellement belliqueux depuis que j’ai perdu ma Swift dans une pompe, je devais choisir un planeur adapté aux grosses conditions que j’allais trouver. Je venais justement de recevoir le nouveau fuselage de mon Blizzard à moitié monté. Malheureusement pour moi, une panne de fer à souder allait remettre en question ce choix. Peut-être un signe du destin. En tout cas, c’est de cela que la prudence, et la trouille sans doute, a voulu me persuader.
A ce moment, la mort dans l’âme, je me suis résigné à assister passivement à cette séance de vol. Mais c’était sans compter mon épouse attentionnée qui proposerait  le choix de la Xeno. Une aile volante, soit, mais que je n’aimerais pas vraiment voir détruite par une rencontre fortuite avec les engins de mort qui évolueraient ce jour là. Ni même par un atterrissage « original » sur le sol accidenté que l’on trouve en garrigue. En gros, je me cherchais toutes les excuses possibles pour préserver mon matos et seulement regarder les copains flinguer le leur. C’est vrai que sur ce coup là je suis un sacré malin…et aussi un gros vicieux !
Ce serait quand même dommage que de louper mon tout premier vol de pente juste pour épargner une aile volante parce que je doute des limites de la zone de combat. Alors, je me fais violence et décide de charger la condamnée déjà montée dans la voiture pour ce qui serait peut-être son dernier voyage…
Eric LEQ (pour le différencier d’un autre Eric présent) devait me rejoindre à la maison pour trouver le chemin puisque j’étais censé avoir à peu près compris où on allait.
Bref, une fois rendus sur les lieux après quelques tortures de nos pneus sur le chemin d’accès au parking le plus proche, nous retrouvons les copains qui ont déjà entamé les hostilités. Nous nous sommes d’ailleurs dirigés à la vue des ailes qui balayaient la zone du fight club. Ça tourbillonne dans tous les sens, il y a trois ou quatre ailes blindées au scotch armé tenues pas Nicolas, Mathieu, Jacky et Bud, le petit AXN plein de courage de Michel qui peine à remonter le vent en rafale, un Easy-Glider piloté par Robin qui s’en sort fort honorablement entre deux plantés réparés sur place et un F5 aux manches d’Eric LAT (c’est l’autre Eric cité plus haut) qui alterne voltige et passages au raz de la falaise juste devant nous.
Bien entendu chacun ne manque pas d’aller friser les collègues à chaque remonté et le spectacle enchante le groupe tout entier. Le malheur des uns fait le bonheur des autres et c’est bien le but.


Voyant cela, ni Eric ni moi ne décidons de sortir nos modèles qui seraient vite pris pour cible lors de ce vol inaugural en pente.
Je me contente donc d’assister les pilotes en lançant leur engins avec plus ou moins de succès tant le vent me déséquilibre.
Finalement, Nicolas qui pilote comme moi en mode 2, me propose les manches de sa T8FG pour tester le vol de pente avec son aile de 1m50. D’abord hésitant à piloter le modèle d’un autre, je me suis laissé grisé par l’envie en acceptant son offre. Il est vraiment adorable ce Nicolas et je suis ravi. J’encolle la sangle de sa Futaba pendant qu’il s’approche du trou pour un lancer franc. Prêt ???, OK !!! et c’est parti, je pique pour contrer le souffle et avancer. La manœuvre est compliquée par un manque de débattement à cet ordre mais je m’éclate et à ce moment je suis déjà convaincu qu’il m’en faut une. Je libère ma frustration de simple spectateur et suis surpris de parvenir à contrôler assez facilement le modèle.Image
Comme je m’y attendais, je suis tout de suite la cible d’attaques en rafale de tous les cotés. Mais je suis tellement concentré sur mon pilotage que je ne vois rien arriver et subit le harcèlement. J’aime d’autant plus que ce n’est pas mon aile, je suis vraiment un gros traître, y a pas à dire. Au bout d’un moment, j’entends les copains qui vannent Mathieu. En m’attaquant, il a tordu sa commande d’ailerons et fini au trou. Sans le savoir, je me révèle être une bête du combat en pente. En tout cas c’est dans cette esprit que je fais le fier, en vantant une manœuvre soi-disant volontaire.
Après m’être battu avec le manque de piqueur qui accidente ma trajectoire, je fini par un posé foireux sur le nez…désolé Nico.
Les copains quittent peu à peu le site alors que le soleil baisse avec la température.
Il est temps pour nous de rentrer au chaud pour soigner le gros rhume récolté malgré les épaisseurs préventives de pulls, polaires, gants et bonnets.
Une dernière discussion sur le parking pour conclure cette séance de vol, comme une tradition que connaissent tous les pilotes qui volent entre copains.

Retour au chaud dans la voiture, direction la maison pour un grog thérapeutique.

Tout juste rentré, je file sur mon ordi et commande ma future aile de combat. C’est sûr, le virus m’a pris.

Bientôt une nouvelle séance de vol de combat au fight club des crashmen…

A plush tous,

Mika.
😉

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2 commentaires pour Fight club : les crashmen à la pente

  1. Merci , je recherché ce genre d’astuce. c’est parfait merci !
    blog dromardennes http://sopros.fr

  2. gollumelite dit :

    ils auraient du proposer à Sylvain de les accompagner.

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