Libelle vs Elf : lequel pour commencer en lancé-main

David contre Goliath, Il y a quelques temps maintenant que j’ai pu observer une discipline que je ne connaissais pas en aéromodélisme. Il s’agit du lancé-main, aussi connu sous le nom de code F3K. J’ai donc cherché le modèle de début qui n’atteindrait pas les sommets de financement courus parmi les modèles visibles sur les terrains. J’ai ainsi opté pour une nouveauté en mousse au prix d’appel alléchant : La Libelle de chez Dream flight qui a tous les attributs d’un vrai en 3 axes et peut exploiter les phases de vol utilisées couramment dans la discipline. Mais à l’usage, cette Libelle m’a laissé un goût amère de déception. J’ai donc réorienté mes critères de choix en parcourant divers sources d’information pour en arriver à la conclusion que le modèle de réconciliation avec le F3K serait un simple deux axes que l’on pourrait croire « de début ». Que nenni ! le mini modèle qu’est l’Elf se trouvera être incomparablement plus performant et ludique. Je vais donc vous livrer mes sensations au manche des deux poids légers… Commençons par le début, la prise en main par le peg et la manipulation sont carrément incomparable du fait de la différence d’envergure et de poids. L’Elf est plus facile à balader, y compris dans le mouvement de lancé. Là où la Libelle fait bien sentir l’énergie cinétique de ses 275 grammes dans le mouvement circulaire en allongeant le bras de quelques centimètres et en déboitant l’épaule pour arriver à 10 mètres d’altitude, l’Elf de 90 grammes doublera la hauteur de vol en une pichenette, sifflant comme un grand dans sa montée. La grosse traîne quand la naine sprint. Le lièvre et la tortue en quelque sorte. Pareil lors de la remise à plat plus rapide de l’Elf du fait de sa petite (encore) longueur de fuselage. Ce qui donne d’ailleurs l’impression de piloter une aile volante. La Libelle, plus lente sera aussi plus facilement sujette au décrochage en fin de montée. Cette sensibilité sur l’axe de tangage de l’Elf est aussi la principale difficulté de son pilotage qui demandera une maîtrise fine pour optimiser sa ligne de vol. Les ordres sont au millimètre et la concentration demandée digne d’un maître yogi. En comparaison, la Libelle fait figure de camion. En virage, la Libelle est avantagée par la possibilité de combiner ailerons et dérive. Elle peut virer à plat alors que les deux seuls axes de l’Elf limite sa souplesse d’utilisation. Cela est flagrant avec une brise arrière où le moustique devient incontrôlable sur l’axe de lacet. Et comme le lacet induit le roulis dur un deux axes (merci Pierre de cet enseignement), l’Elf chute. Je me suis d’ailleurs fait avoir lors d’une approche à cinquante centimètres du sol pour attraper le petit qui s’est dérobé comme pour fuir ma main ouverte. En vol normal, la Libelle marque sensiblement les différence d’aérologie et pourra engager une spirale plus stable et moins piégeuse (pour celles que j’ai réussit à engager à peu près convenablement). L’Elf rebondit entre trous d’air et ressauts. On dirait une puce excitée sur le dos d’un chien. Difficile de savoir si c’est le courant d’air qui la porte une seconde ou le passage d’une micro ascendance. A se faire balancer de la sorte, il devient encore plus difficile de maintenir une ligne de vol sécurisante. Impossible d’anticiper. Ce sont les mouvements d’air qui pilotent en partie le poids plume. En vol au vent léger, la Libelle est forcément plus tranquillement contrôlable de par son inertie accrue. Mais elle chute plus aussi, montrant une finesse en deçà et une traînée plus importante. L’Elf mériterait des cheveux longs et blonds tant elle surfe courageusement sur le soufflant en faisant oublier sa dégaine de nabot gringalet. Et elle ne descend pas, elle se bat contre les éléments coûte que coûte. C’est la lutte de David contre Goliath. Elle peut voler en stationnaire pourvu que le pilote dicte finement le tangage entre pénétration dans l’air et traînée. Au moment de poser, la légèreté de l’Elf permet de la déposer dans la main comme une fleur sur une princesse même sans phase de vol dédiée. La libelle est avantagée par ses ailerons qui lui permettent d’exploiter les phases de vol du lancé jusqu’au posé en passant par la gratte. Son contrôle et son exploitation seront plus facilement maîtrisable à la manière d’un vrai F3K. En cela elle se rapproche plus du Graal que l’Elf.

En conclusion, pour qui veut s’orienter vers le F3K, l’idéal serait de partir de l’Elf pour continuer par la Libelle (si le montage est attentionné) et terminer sur un Blaster… voire plus si affinités. Voilà ce que j’ai ressenti en analyse de néophyte. Mais j’ai sauté une étape lorsque j’ai voulu tester le lancé main en commençant par la Libelle. Et c’est emprunt de déception que je l’aie mise en vente sur internet pour revenir à la première étape. Histoire de ne pas lâcher prise sur une mauvaise impression. Je vais donc user cet Elf jusqu’à ce qu’elle me montre tout son potentiel avant de penser à plus grand…

A bientôt pour un nouveau comparatif…

Mika.

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3 commentaires pour Libelle vs Elf : lequel pour commencer en lancé-main

  1. Herve dit :

    Merci pour cet article tres interessant a mes yeux. Venant de l’helico RC, je m’interesse au F3K et je m’interroge comment debuter sachant que dans ma region en Suisse les modellistes font du vol de pente exclusivement (je n’ai jamais vu voler un F3K par ici…).
    La Libelle fait partie des modeles que j’ai selectionnes pour progresser (on m’a donne un Mini DLG de HK pour me faire la main !).
    Pensez vous que ce choix pourrait me convenir si je l’emmene de temps a autre a la pente ?

    • Bonjour Hervé,

      Tout d’abord, je te remercie d’avoir lu quelques lignes de mon blog.
      Ensuite, selon l’expérience faite du Libelle, je pense qu’il convient idéalement à la pente par petit temps.
      Pour une utilisation plaine, en revanche, je te conseille sans hésiter l’Elf qui te ravira bien plus même sans ailerons.
      Avec le poids plume inégalé de l’Elf, tu auras la sensation de piloter un oiseau. Ceux-ci ne s’y trompent d’ailleurs pas puisque il m’est souvent arrivé de leur partager un bout de ciel.
      Les matériaux de haute technologie qui composent l’Elf en font un paradoxe de légèreté et de résistance. J’ai volé en plaine dans des vents établis de 25 à 30 km/h.
      A ce jeu, la Libelle n’a aucune finesse et chutera trois fois plus vite.

      Pour te préparer à l’exercice du F3K et sa subtilité dans la recherche d’ascendances en basses altitude, l’Elf saura de signifier un ressaut à hauteur des yeux. Tu apprendras à lire l’aérologie dans ses détails les plus précis et insoupçonnés.
      J’ai revendu le Libelle qui ne m’apportait rien en plaine, supplanté par l’Elf, avant de craquer pour un Blaster 3 qui m’a fait découvrir de nouvelles sensations dans notre hobby. Mais c’est un autre budget…
      Pour les produits HK de F3K, je ne pourrais que te conseiller de favoriser un produit de qualité éprouvé sur d’autres réseaux, quitte à attendre plus de moyens ou à passer par la voie salvatrice de l’occasion.

      J’espère pouvoir t’aider dans ce « débroussaillage » d’informations qui précède une nouvelle acquisition.

      Très amicalement,

      Mika.

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