Le Miniexcel, Mini, mais il fait le maximum !!!

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SÉANCE DE VOL DU 30/10/2014

Salut les amis !

Pour ce rapport de vol, je vais vous raconter un peu le plaisir que j’ai à faire voler le Miniexcel Design plus de SIMPROP.

Le Miniexcel est le petit frère de mon Excel Compétition 3 dont je vous ai déjà parlé dans un précédant article. Souvenez-vous, un planeur rouge et noir de 2m20 d’envergure dont l’empennage papillon est repliable sur lui-même. Je parle d’ailleurs de ce dernier détail dans la rubrique « trucs et astuces ».
Et bien ce « petit » planeur ne déroge pas à la règle puisqu’il bénéficie de la même cinématique de démontage du papillon.

Le « frérot », avec son aile de 1m87 en deux parties et son empennage repliable, est l’outil idéal pour qui veut garder en permanence un planeur dans le coffre de sa voiture pour des petits vols improvisés entre deux rendez-vous de boulot ou pour emmener discrètement en vacances sans éveiller les soupçons de madame qui prévoit de remplir l’espace disponible avec une garde robe renouvelée pour l’occasion.
Un peu comme le rasoir que l’on arrive juste à glisser dans la trousse de toilette, entre crème de jour, rouge à lèvre et démaquillant. « Le Miniexcel, pour nous, les hommes ! »

D’abord typé hotliner et destiné à la vitesse, ce planeur saura se montrer polyvalent pourvu que vous adaptiez le montage à vos attentes.
Partant de ce principe, j’ai pris soins tout au long du montage de favoriser la légèreté pour en faire un outil de gratte comme de voltige. J’ai donc adapté les composants électroniques selon leurs poids, leurs caractéristiques techniques et leur encombrement de façon à obtenir un modèle léger, précis et réactif.
Le centrage peut donc être fait sans plomb additionnel tout en gardant la possibilité de lester le planeur si je devais l’adapter à des conditions météo soutenues.
Il sort ainsi de l’atelier, prêt au vol, à moins de 1kg100. Ce qui reste très honorable pour un planeur de cette envergure aux ailes polystyrène coffrées bois et entoilées.

Ce jeudi soir, c’est à nouveau en quittant le bureau, l’écran d’ordinateur encore dans les mirettes, que je prends le volant de ma voiture de sport rouge, aux fougueux chevaux. Direction le bord de mer alors que le soleil décline déjà et qu’une course s’engage avec l’astre céleste.
Le Miniexcel et ma mallette radio logent en permanence dans le coffre et c’est bien l’atout de ce planeur passe-partout. Une fois retaillée au plus juste, sa boîte d’origine fait 95 cm x 25 x 13. Autant dire que le « Mini » porte bien son nom.

Arrivé sur le parking du terrain, les copains sont nombreux à avoir profité de cette splendide journée d’automne et l’ambiance respire les bonnes tranches de rigolades, la franche camaraderie et les grosses vannes d’occasion, voire hors côte, pour se chambrer.
J’en sourit déjà avant d’ouvrir la porte en cherchant le jeux de mot le plus foireux de ma carrière de comique déchu….je vous épargnerai ma trouvaille sur un espace public mais je peux seulement vous avouer que c’était encore pire que « ça »…

J’enfile ma casquette de San Diego (pour le petit coté « latin lover »), mes lunettes polarisantes (pour me faire croire que j’ai besoin d’être incognito, tellement je suis sollicité de toute part) et je fais le tour des copains, me saisis du Miniexcel et de sa radio pour monter le planeur avant de perdre les dernières minutes de jour.
Ces derniers temps, je vole beaucoup avec ce petit favori et les montages sont de plus en plus rapides.

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Prêt pour l’envol, je vérifie une dernière fois les commandes pendant que j’approche de la piste. Inter à mi-gaz, modèle à plat et je donne un coup sec en avant comme pour tirer une fléchette.

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Le planeur ainsi lancé prend tout de suite une pente de 30° avant d’enclencher les pleins gaz et lui faire doubler sa progression sans faiblir, fort de ses 500 watts. Les jours plus venteux, je me contente de la position mi-gaz qui propulse déjà le planeur sous une forte pente. La montée est très rapide. 5 secondes suffisent à satelliser l’oiseau.

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C’est avec  le « Mini » que je me suis initié à la réelle voltige planeur, sans moteur.
Et grâce à ma récente multiplication des séances de vol, je me suis familiarisé avec les boucles amples, le vol dos, les tonneaux, les renversements et l’enchaînement du tout précédé d’une prise de vitesse en piqué. Je termine par des évolutions basses sous 3m pour finir par un posé au plus près de moi. Au point que je me sens aussi à l’aise avec lui qu’avec mon Easy-Glider.

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Je suis même parvenu à rattraper une vrille engagée à 10 m du sol pour la rétablir à 5 m. La même vrille qui m’avait fait chuter, sans encombre heureusement, deux semaines auparavant. Bon, c’est vrai que je me suis fait plutôt peur mais en silence, vu qu’il y avait Mathieu à coté et que je comptais me la jouer « self contrôle ». Mais le Mathieu a l’oeil de faucon et la scène ne lui a pas échappée. Tant pis, bien tenté quand même…

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Passé l’incident, j’ai un sentiment d’assurance qui s’installe et me détend. Je sens le planeur et je le maîtrise sur tous ses axes. Bien sur, je dois encore travailler l’axe du tonneau, surtout quand j’en enchaîne deux mais je ne suis plus angoissé à l’idée qu’une faute de pilotage me jettera immanquablement au sol. Pour la première fois, j’ai ce sentiment de plénitude qui caractérise « le feeling »…ça c’est pour me la jouer un peu, j’avoue.

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Et comme à chaque fois que je prends de l’assurance avec un modèle, je repousse mes limites, j’essaye, je teste, je risque et fatalement, je plante. Mais pas là, pas encore en tout cas…

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Alors que le soleil se couche et que ces satanés moustiques tigre nous empalent, le terrain se vide de ses pilotes et je finis par être seul en l’air. Il est temps de plier pour retrouver ma douce et mes marmots.
L’atterrissage est une formalité mais je le recommence jusqu’à poser devant moi. IMG_1064

Satisfait de mon final, je ramène le planeur sur la table avec le sourire aux lèvres et la fierté dans le cœur.
Le démontage est encore plus rapide et tout est rangé dans la boîte puis dans le coffre. Un dernier au revoir à ceux qui finissent de discuter et je prends la route du retour avec des images de vol plein la tête.

Depuis, j’ai révisé l’Excel compétition, le grand frère, pour m’essayer à la voltige avec une machine plus pointue encore.
J’ai d’ailleurs retaillé sa boîte pour rendre le planeur aussi facilement transportable que son cadet.

Mais ce sera une autre histoire et un autre rapport de vol…

A plush les potos,

Mikavol.

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