L’Orion a la fibre d’un champion !

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Séance de vol du 22/12/2015

…à Sylvaine…

Salut les loulous !

En cette fin de saison de vol, les séances de plané deviennent rares et l’un de mes derniers modèles arrivés au hangar n’a pas pu sortir le bout de son cône malgré une impatience rare du pilote comme de ce premier planeur de performance tout fibre.

Il y a une bonne année que j’avais orienté mes recherches d’un performeur de taille moyenne vers l’Orion mais les ventes permettant son financement n’avaient pas été à la hauteur de mes envies alors j’ai dû revenir à la raison pour reporter son acquisition.

Seulement voilà, à force de vidéos, de forums et de fiches techniques, alors que le résultat des ventes du printemps avait grossi ma réserve de « fonds loisirs », j’ai fini par craquer pour cet ancien projet en juin.

Après, que du classique, un coup de fil à Olivier chez Airtech, on blague un peu avec Sylvaine pour passer commande, histoire de tester mes dernières trouvailles en matière de jeux de mots foireux qu’elle tolère avec une patience courageuse et on attend, fébrile, la livraison.
Pas longtemps puisque 48 heures après avoir raccroché le téléphone, un livreur sonnait au portail pour décharger l’immense paquet blindé de trois épaisseurs de carton, deux épaisseurs de papier bulles et de la mousse sur toutes les arrêtes. J’ai tout de suite reconnu la patte experte de Sylvaine. Si j’osais, je dirais que cette nana là, elle emballe comme personne…mais j’ose pas …ah si, j’lai dit ? Mince quel beauf je fais ! Ça partait d’une bonne intention pourtant…

Et les grandes vacances arrivent, alors le montage devra attendre un peu et je ne prévois pas le flytest avant l’automne.

Pour ne rien arranger, j’ai changé de marque de radio pour passer de Multiplex à Graupner dont le soft est bien plus convivial et intuitif pour l’exploitation des fonctions avancées comme les phases de vol, entre autre.

C’est donc au premier weekend de décembre que j’ai fini par faire le vol d’essai de ce nouvel Orion sans problème particulier mais avec une immense satisfaction aux manches d’un planeur qui s’est révélé excellent en voltige comme en vol thermique. Le mouton à cinq pattes du planeur de performance, en quelque sorte.

En voltige, c’est sa rigidité qui marque le plus sa différence avec une réponse aux ordres quasi instantanée. Et comme il sait voler aussi vite que lentement, ses petits 1kg600 enroulent facilement le thermique de passage.

Le problème avec ce genre de planeur…c’est qu’il m’aura fallu attendre deux semaines pour que la météo me laisse libérer la frustration d’un modéliste qui scrute le ciel humide en attente d’une fenêtre de vol plus ensoleillée !

N’y tenant plus, et espérant un éclaircissement pour la fin d’après-midi, j’ai répondu présent à l’appel de Patrice qui conviait le groupe des planeuristes à une séance de remorquage. Sans faire voler le DG600, j’avais là l’occasion de retrouver les copains pour une après-midi consacrée à l’Orion.

J’ai donc chargé mes trois lipos, baissé les fauteuils de la voiture, embrassé ma petite famille et zou, direction le terrain, sourire niais aux lèvres…

Sur le trajet, j’observe le ciel gris et la tendance des faibles rayons de soleil perçants l’épaisse couche nébuleuse. Avec le peu de vent qu’il y a, peut-être une éclaircie en fin d’après-midi ?…

De toute façon, plus rien ne m’empêchera maintenant de passer une séance de vol tant attendue.
A l’approche du terrain, je vois le parking déjà plein et les planeurs montés sur l’herbe pendant que les copain s’affairent autour des modèles ou à discuter le bout de gras assis sur les chaises de jardin. Elle est pas belle la vie de modéliste ?…siiiiiii !!!

Comme j’ai fait une housse contenant la totalité du planeur démonté et que la mallette radio rassemble batteries, outils et testeur, je peux prendre tout le nécessaire de vol d’un coup. C’est bien pratique quand il faut parcourir le terrain à la recherche d’une table de montage disponible.

Je passe quand même parmi les présents pour les salutations d’usage avant de sortir l’Orion pour le préparer au vol. Robin, qui m’avait prévenu de sa venue m’emboîtait le pas.

Fred, qui est aussi dans le coin, me propose de lancer le planeur au décollage. Ce que j’accepte bien volontiers par sécurité.

Et nous voilà partis pour le décollage comme les trois mousquetaires du modélisme : Robin avec l’appareil photo, fred avec le planeur et moi qui teste une dernière fois les gouvernes après avoir jeté un oeil sur la manche à air et indiqué l’orientation du lancé.

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Je m’assure que Fred est ok, je bascule l’inter des gaz et la lipo en 40c profite à une ascension sous plus de 45° vraiment rapide. L’Orion est tellement fluide que son pilotage devient très vite une évidence et c’est sans angoisse aucune que je pose le tout fibre à plat sous un plafond gris qui atténue les contrastes presque dangereusement. Et là, après deux ou trois évolutions sur les trois axes, je ne peux m’empêcher de céder aux sirène de la voltige en plongeant pour quelques figures à la ressource. Loopings, tonneaux, renversements, vols dos,…que du classique. Pour le moment, les enchaînements sont timides et je préfère attendre plus de recul sur son pilotage avant de m’essayer à des choses trop risquées.

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Le test du centrage à 97 mm s’est révélé parfait et c’est plus la compensation à piquer de la profondeur à la sortie des butterfly qui pose problème. Il faudra que je compense manuellement à l’atterrissage.

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Passé une grosse demi douzaine de montées pour une dizaine de minutes de vol, j’ai prévenu Robin de mon approche. Le manche des crocos baissé lentement, je fini par voir l’Orion remonter, passé la moitié de la course. C’est là que je devais piquer pour ne pas chuter en décrochage. Une fois remis à plat, je dose doucement le piqueur alors que je termine d’ouvrir mes butterfly. La pente de descente devient régulière et parfaitement contrôlable, la course d’approche est sécurisée et le planeur arrive à 30 cm du sol.

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Mais c’est là que les choses se compliquent car je dois rentrer les volets avant qu’ils ne touchent le sol au risque de casser un servo tout en arrondissant en annulant la compensation à piquer. La combinaison des dosages à effectuer était trop pointue et risquée et le planeur m’a surpris en remontant d’un coup, le saumon droit à effleuré l’herbe et le planeur est retombé à plat, le cône au milieu des bruyères. Pas de choc, le tapis vert a amorti la cascade et seules quelques poussières sont remontées sur l’aile.

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Avec Robin, nous avançons d’un pas angoissé vers le cascadeur pour confirmer les apparences. Nous constatons rassurés que la peur avait largement dépassé le mal et après un ultime test des fonctions, nous ramenons l’Orion sur la table pour nous remettre de nos émotions.

Pour faire retomber la pression, je passe voir les copains histoire de parler de tout et n’importe quoi avant de revenir démonter l’Orion et le ranger dans la voiture, paré à partir, maintenant que l’humidité tombe et que la fraîcheur du soir nous saisi.

Je lance un dernier au revoir général à l’assemblée et quitte le terrain en repensant à ce mixage de la profondeur qui avait faillit me coûter cher pour cette deuxième séance de vol avec l’Orion.

Voilà pour cette séance de vol pleine d’émotion avant le réveillon de Noël.

Prochain rapport de vol à venir, le flytest du Strike² de Fred Modélisme. Un petit lancé-main tout carbone de 1 mètre d’envergure. Mais ça, je le garde pour commencer la nouvelle année…

Bonnes fêtes à tous et bons vols avec vos cadeaux de Noël !!! 😉

Mika.

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3 commentaires pour L’Orion a la fibre d’un champion !

  1. Didier Gilbert dit :

    Bravo Mika !! Une belle machine, j’en bave !! Je te souhaite des belles fêtes ,ainsi qu’à toute la famille.
    Didier.

    • Merci Didier ! j’espère que tu te portes bien pour clôturer cette année 2015. Pourvu que 2016 permette de nous retrouver pour un vol de concert ou autre visite de salon du modélisme.
      Toujours très amicalement,

      Mika.
      😉

  2. Ping : L’Orion pour inaugurer 2016 | mikaeromodelisme

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