L’Hexa 1.5 pour dompter l’énergie…

Hexa11Séance de vol du 18 février 2017

…à la saison 2017…

Salut les fins pilotes,

Comme annoncé, je vais vous raconter un peu l’expérience faite d’un vrai planeur de Voltige Très Près du Relief (V.T.P.R.).

Après l’essai bien décevant du Vagabond trop flexible qui empêchait toute exploitation de cette nouvelle discipline acrobatique, j’étais à la recherche d’un remplaçant pointu et « en dur ».

C’est le hasard des rencontres qui m’a fait croiser Jérémy, alors que je cherchais un chirurgien post-crash pour mes planeurs.

https://mikaeromodelisme.wordpress.com/2016/12/22/doc-je-a-la-clinique-du-planeur/

JEREM-AERO, en plus de guérir les blessés, développait aussi ses propres modèles avec en vedette, ce petit planeur de voltige extrême qu’est l’Hexa « 1.5 » pour 1m 50 d’envergure.

Hexa3

Ce nouveau moustique est arrivé dans mon parc planeur non seulement comme remplaçant du Vagabond mais aussi et surtout comme planeur passe partout entièrement démontable à l’encombrement minime.

Initialement destiné au vol de pente, j’ai trouvé plus judicieux de le motoriser eu égard à mon terrain d’évolution principal en plaine. Étendant par là même son domaine de vol et sa polyvalence.

Le flytest s’est fait au terrain du club avec les copains autour et l’angoisse de circonstance dans le dos. Les gouvernes sont démesurées, gage d’un potentiel sauvage sur tous les axes. Des ailerons mobilisants un tiers de la corde d’aile épaulés d’un stab pendulaire à grande amplitude et d’une dérive visiblement redoutable aux débattement maximums.

Le petit, est venu avec moi monté dans la voiture et c’est d’autant plus rapidement qu’il est prêt à prendre l’air.

Mon pote Sébastien est au lancé. Dernier check des commandes, face au vent moyen, plein gaz et montée sous grand angle, surfant sur le souffle d’Éole.

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Tout de suite la réaction énergique aux ordres, calme les ardeurs du pilote et je m’applique à limiter les mouvements de commande sur tous les axes. Remise à plat au haut tout en coupant la traction. Quelques coups de trims adaptés et premières évolutions sur tous les axes, dissociés puis combinés.

C’est nerveux, ça semble frétiller d’impatience et 50% d’expo apaisent difficilement le roulis aux grands débattements volontaires.

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Apparemment amadoué, l’Hexa se laisse plonger pour un premier tonneau d’expérimentation. Comme à l’accoutumé, j’envoie progressivement le manche d’aileron en coin préparant l’ordre piqué au passage dos mais voilà que le voltigeur balance deux ou trois figures d’affilées sans que j’ai le temps de réagir en quoi que se soit. « Ooooh, puréééé !!! », « vaaache ! », « c’était chaud là, les gars ! »,…

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La pétoche m’a pris et je ne savais même plus dans quel sens était arrivé le p’tit nerveux. Je venais de tourner une série de tonneaux en lisse à la vitesse d’un déclenché violent. Je n’ai même pas su les compter tant la surprise du défilement m’a figé. A partir de là, j’ai commencé à reconsidérer la détente d’abord affichée et j’ai assez rapidement envisagé un retour au sol dans des conditions plus sereines.

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Approche large car l’Hexa allonge incroyablement de ses petits 500 grammes. L’assiette est quand même délicate à contenir et les mouvements d’aile ne demandent qu’à se libérer. Au prix d’une concentration particulièrement engagée, le frelon a enfin glissé sur le sol sans heurt pour le plus agréable soulagement du pilote. Oufff…..

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La tension peut enfin baisser et mes projets de voltige débridée proche du relief semblent doucement reportés. Du moins jusqu’à réellement dompter l’énergie de ce micro planeur aux ambitions qu’il va falloir contenir encore quelque temps.

Depuis ce jour de flytest, j’ai multiplié les vols de l’Hexa 1.5. Souvent au sortir du travail puisqu’il reste à demeure dans le coffre de la voiture, à la place du Funglider. La consommation ridicule du set de propulsion permet de voltiger une bonne quinzaine de minutes avec un seul accu entre montées énergiques et badins terribles avec ressources acrobatiques. J’attends les beaux jours et les virées au Pic du Vissou pour tester la bête en vol de pente, qui est son terrain de jeu par essence.

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J’ai récemment eu l’occasion d’éprouver la robustesse du rocker lors d’un atterrissage d’urgence suite à décollage (sans jeu de mots) de la platine des servos d’empennage.

L’arrivée en oscillation a entraîné un claquage au sol qu’aucun autre de mes petits planeurs n’aurait encaissé. Du petit mais costaud donc, paré pour son exercice de prédilection avec les atouts d’un champion.

Voilà les copains ce que je peux vous dire sur le vol de ce petit nouveau « made in france » en attendant le déridage du pilote aux beaux jours venus.

Si tout se passe bien, le prochain rapport de vol concernera le flytest d’un nouveau planeur de remorquage que j’ai voulu petit pour autant servir au vol de pente dans les endroits exigus : Le Pilatus B4 de 3m…

Bons vols à tous et à nous la nouvelle saison !

Mika.

😉

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