Le Pilatus B4 fait son premier rassemblement

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Séance de vol du 23/04/2017

A mon pote Sébastien…

Salut les aéromodéleux !

Aujourd’hui, premier rapport de vol sur le Pilatus B4 de 3 m, récemment arrivé dans le hangar…

Non pas le rapport du flytest, qui a eu lieu il y a déjà quelques semaines mais plutôt une mise en situation lors du premier gros rassemblement qui l’a baptisé.

Et c’était au Plan d’Audran, terrain affilié à l’Amicale Modéliste de la Vallée d’Hérault (AMVH). Je l’avais tout juste découvert une semaine auparavant sur invitation de Jean pour une séance de vol éclair, écourtée par l’orage qui s’est invité (pas mal hein ? « vol éclair »… »orage »…ok, je sors…poussez pas…). L’Orion a tout juste eu le temps d’attraper un thermique qu’il a fallu calmer ses ardeurs en posant d’urgence. Mais je n’allais pas ramener les binouses sans trinquer à ma découverte d’un club aussi amical que son nom l’indiquait.

Le tout est que rendez-vous fut pris pour un rattrapage avec le Pilatus et assister à la journée remorquage organisée le weekend suivant.

Le jour dit, mon pote Sébastien qui avait participé au montage du planeur, est arrivé tôt le matin pour profiter pleinement de ces retrouvailles entre passionnés.

Je n’ai pu rejoindre les copains qu’en début d’après-midi accompagné du Pilatus, impatient d’en découdre avec le grand ciel bleu. A ce moment là, planeur et pilote partagent leurs sensations grisantes dans une harmonieuse osmose (Purééée, faut toujours que j’en fasse trop…).

En tout cas, la route m’a forcément parue trop longue pour arriver sur site avec toujours un sourire niais quand j’entrevois les premiers attelages prendre l’air comme pour m’interpeller sur la position à rejoindre. Le soleil frappe déjà fort pour la saison et les fenêtres ouvertes imprègnent tout de suite les arrivants entre sonorités des gros cubes de remorqueurs, éclats de rires des convives encore attablés et courant d’air chaud…comme un sas de décompression pour mieux transiter entre deux univers.

Un parterre de belles machines comme on en voit seulement lors des rassemblements, des rangées du voiture, remorques et fourgons qui marquent une affluence record et la ligne de tables  interminable qui réuni les passionnés d’humeur festive.

Gérald qui est là, m’indique une place de stationnement et je saute de mon fauteuil pour saluer tout ce petit monde avec beaucoup de têtes connues, rencontrées lors d’autres rassemblements ou croisés sur facebook comme l’adorable « triplette Macônaise », justement de passage en Aveyron pour partager la pente de Didier.

Plus loin, dans le parking, je retrouve les copains du club : Fabien, Patrice, Stéphane,…et cet enfoiré de Sébastien qui essayait de se défiler !

Premiers coups d’œil sur les belles bécanes qui jonchaient le sol dans un balayage stoppé par l’énormité d’un Piper jaune au moteur en étoile bodybuildé à 400 cm3, de toute beauté. Et même si je ne suis pas du tout « avionneux » dans l’âme, impossible de rester indifférent à cette exceptionnel monstre de puissance comme jamais je n’en avais vu ailleurs que dans les magazines.

Mais alors que les remorqueurs préparent leurs premiers attelages, il est temps de monter le Pilatus que j’imagine frémir d’impatience aux effluves de carburants qui inondent la piste de  décollage.

Rapide aller-retour et je monte le « petit » 3 m pour engager la file d’attente. Il a un peu l’allure d’un nain à coté des GPR qui allongent leurs plumes comme autant de démonstration justifiée imposant leur finesse. Un idéal pour le Pilatus qui n’a d’autre apanage que sa déco « originale » pour espérer se faire remarquer des grands manitous.

C’est l’occasion pour moi d’échanger avec les modélistes présents, connus ou non puis-qu’après tout on est tous réunis par la passion et que l’on aime partager  ces moments simples et complices.

Pendant ce temps Séb’ pilote son Epsilon de 3m50. Il teste son nouveau vario et semble exhalté par ses performances. Mais bientôt vient le moment de poser et malgré une approche impéccable, le vent de travers n’épargne pas sa trajectoire près du sol en soulevant le grand planeur pour le retourner comme une feuille. J’en ai mal au cœur pour lui et fonce le rejoindre sur site. Bien heureusement, l’oiseau est chanceux. Rien d’irréparable et il revolera même après quelques points de colle.

Arrive mon tour de remorquage et je retrouve mon volatile pour arrimer le cordon de décollage. Echange de signe avec le pilote tractant pour valider le « paré ». Jean, accompagnera l’aile qui repose au sol. J’entends le régime du remorqueur gronder et le Pilatus démarre en tortillant dangereusement le lacet par ses saumons qui accrochent le sol alternativement.

Heureusement, la surpuissance de l’avion guide suffit à m’arracher de la piste et c’est parti pour une ascension sous forte pente, face au vent de Sud jusqu’à l’altitude de largage.

Les conditions météo ne sont pas très porteuses à ce moment et je ne tarde pas à amorcer mon approche de piste. Le vent toujours de travers éloigne mon planeur et je dois remonter le soufflant qui fait dangereusement descendre l’oiseau tout là bas. Gérald me rejoint pour assister de ses conseils un moment critique. Pas trop angoissé d’abord, il m’a presque mis la pétoche en criant à l’oreille de ne surtout pas paniquer. Mais il m’a guidé dans la temporisation de sortie des aérofreins et le planeur a posé sans encombre malgré un léger rebondissement au touché.

Ouf ! Pas de casse pour ce baptême et j’ai même droit aux applaudissements de l’assemblée. Je cours alors récupérer le Pilatus pour dégager la piste et m’engage déjà dans la file d’attente pour repartir. Les copains m’interpellent pour une photo victorieuse, brandissant le planeur à bout de bras.

J’aurai fait trois ou quatre remorquages cet après-midi là, avant de repartir avec le flot déversé en sortie de parking. Mais mon pauvre Sébastien aura crashé son ASW28 en fin de journée, suite à un problème en remorquage.

….Amen…

Plutôt endeuillé, il a voulu terminer la journée positivement par un dernier plané au Pic du Vissou, en compagnie d’Alexandre et Didier. Comme je ne voulais pas laisser mon pote seul en pareil cas, j’ai suivi le mouvement jusqu’à la tombée de la nuit…

Une journée mémorable dans une ambiance conviviale caractéristique des rassemblement de modélistes.

Prochaine réunion, samedi 6 mai au BAC de Baillargues pour timidement m’essayer à un rassemblement F3K avec le XXlite. Celui de l’an passé était vraiment sympa alors quand Mathieu m’a proposé de remettre le couvert, je n’ai pas longtemps hésité. Encore une super ambiance, de la simplicité, de la solidarité et toujours mes bonnes blagues volontairement (…ou pas…) lourdingues pour faire poiler (…ou pas non plus, en fait quand j’y repense) la troupe. Et même si des pointures de la discipline seront là, ils sont toujours les premiers à vous aider dans l’affinement des réglages, par le partage de conseils avisés, voire même sympas au point de rire à mes jeux de mots et autres « mikaélades »…

Mais c’est une autre histoire que je vous raconterai très bientôt.

A pluche les copains !

Mika.

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